LA COMMISSION DE VALENCE
M. Levet, « commissaire du Conseil », qui venait d signer à Valence, en date du 13 mai 1755, l'écrou d Louis Mandrin et de Jean Saint-Pierre, était présideE d'un tribunal spécial institué à la demande des fei miers généraux et payé par eux, la fameuse « commis sion de Valence », nommée aussi « Chambre ardente : tribunal d'exception pour juger les contrebandiers.
Cette commission de Valence, créée le 31 mars 173i étendait son autorité sur plusieurs provinces : ] Dauphiné, le Lyonnais, la Bourgogne, la Provence, ' Languedoc et l'Auvergne. Le motif que le Conseil d roi avait donné pour dépouiller de leur juridiction 1» tribunaux régulièrement constitués. Parlements et Cou des Aides, était précisément que la compétence de ch cun de ces tribunaux ne s'étendait que sur une provin déterminée ; or, disait le Conseil, « il arrivait que I chefs contrebandiers s'associaient dans une entrepri commune et commettaient leurs délits en des provincf différentes ». ^
Cette Commission se réduisait en réahté à un ju» unique,^- qui siégeait souverainement et prononç;!i toutes les peines possibles et imaginables, jusqu'à cj plus horribles supplices, avec les raffinements de cruai^