Lettre de M. Gros, citée ci-dessus
3. Joly, capitaine dans Montmorin, au comte de Tavanes, 21 déc. 1754. Archives du Puy-de-Dôme.
4. Lettre datée de Clermont, 27 déc. 1754. Archives de l'Hérault, C 1979.
5. Le subdélégué d'issoire à l'intendant d'Auvergne, 24 déc. 1754. Archives
6. Lettre du subdélégué d'Ambert, 8 janv. 1755. Archives du Puy-de- Dôme.
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D'après une grawue cov.U'myuraino.
manteau écarlate1. Les brigands obligèrent un riche industriel de la ville, M. Dupuy de la Grand'Rive, fabricant de papier, à leur fournir de l'avoine pour leurs chevaux. Précipitamment, ils firent manger cette avoine à leurs montures après l'avoir répandue sur leurs manteaux de gros drap bleu doublé de rouge, qu'ils déployèrent à terre*. Puis, sans rien réclamer d'autre, sur les trois heures de l'après-midi8, ils prirent la route d'Ariane, à l'exception de Mandrin luimême, qui resta à Marsac avec deux camarades, sans doute pour s'enquérir de la marche des chasseurs de Fischer qui le poursuivaient ventre à terre4. A Marsac encore on fut frappé de la tristesse de Mandrin, faisant contraste avec la gatté qu'il avait montrée au cours de sa précédente expédition*. De jour en jour il sentait plus distinctement que la réalisation de ses desseins lui échappait. Elle était au-dessus de ses forces; au-delà des forces humaines, dira Bjœrnstjerne Bjœrnson.
La bande, qui avait continué sa route, traversa Ariane, sur les quatre heures du soir, au galop, d'un trait.
Un poissonnier d'Ariane envoie ses observations au subdélégué d'Issoire. Il compta exactement 42 hommes et 46 chevaux. Les contrebandiers étaient vêtus misérablement à l'exception de trois chefs qui marchaient en tête. Plusieurs des hommes avaient le bras en écharpe, enveloppés dans des linges sanglants. Hommes et chevaux paraissaient las. Plusieurs des chevaux étaient blessés. Les chefs pressaient con-