Arrêt condamnant Manot, Archivée de la Drame, B
4. Sur l'expédition de Manot du mois d'avril 1755, lettre de M. Moisson, subdélégué général à Grenoble, à l'intendant de Lyon, 23 avr. 1755, A. G., ma. 3406, pièce 143.
5. D'Espagnac à La Morlière. 11 mai 1755, Bourg. A. G., ms. 3406, n* 215.
6. Lettre (25 mars 1755, Dijon) de Saulx-Tavanes. A. G.,ms. 3406, n* 54.
Genève pour la confirmer l. Ou bien, on affirmait que Mandrin allait pénétrer en France par la Provence, afin de gagner l'Espagne où des camarades l'attendaient1. Mais les officiers du roi, sur la frontière française, se tenaient sur leurs gardes8.
Les gouverneurs militaires des provinces du Sud-Est, le comte de Saulx-Tavanes en Bourgogne et Bresse, le comte de Marcieu en Dauphiné et le duc de Villars en Provence, redoublaient d'activité pour faire face à l'incursion nouvelle qu'ils n'envisageaient pas sans inquiétude. Au dernier moment prévalut l'opinion que les Mandrins allaient se jeter en Provence4. Mais le baron d'Espagnac estime que leur projet est de pénétrer en France par petites troupes et par de nombreux côtés à la fois, de manière à échapper aux poursuites, en se donnant rendez-vous dans l'intérieur du royaume V
Pour leur barrer la route, le baron d'Espagnac et les officiers placés sous ses ordres étaient au guet. Les commandants de Belley, de Saint -Rambert, de Tournus, de Mâcon et de Charolles avaient ordre de leur prêter main forte en cas de besoin. Le duc de Villars, gouverneur de Provence, avait, de son côté, fait avancer vers Barcelonnette et Entrevaux, un détachement de la garnison de Toulon. Il avait échelonné des troupes tout le long du Var.
Les brigades des employés de la Ferme avaient été doublées et mises sous le commandement « d'officiers d'une
1. Lettre de Montperoux à Rouillé, 19 mars 1755, A. A. B. ms. Genève 66.
2. Lettre de M. de Clam ou x au ministre de la guerre, 4 avr. 1755, Cluny. A. G., ms. 3406, n» 77.
3. Lettre de Saulx-Tavanes, 23 mars 1755, Dijon. A. G.,ms. 3406, n* 54.