‹ MandrinChapitre 201 sur 266 · Histoire, p · texte numérisé non relu

Histoire, p

S. Courrier a Avignon, ann. 1755, p. 175.

S. Abbrëgé, p. 57.

4. Courrier $ Avignon, mai 1755, p. 175 ; [Abbé Régley], Histoire, p. 146.

5. Gazette de Hollande, 17 juin 1755, lettre de Valence, 30 mai.

mort fait une certaine peine, ne faut-il pas savoir la braver? Ne devez-vous pas avoir appris à le faire pendant que je vous commandais? »

On voulut le confronter avec deux de ses anciens valets, La Pierre, qui lui avait servi de haut-le-pied, et le grand Bertier, arrêtés précédemment. Mandrin refusa de leur répondre. Il ne comprenait pas qu'on prtt contre lui les témoignages d'anciens domestiques1.

Durant ses conversations avec son juge, Mandrin lui prouva, en lui citant les dates exactes et les circonstances, qu'à trois reprises différentes il aurait pu le faire assassiner. Quelques camarades l'y poussaient, mais il répugnait à un guet-apens*.

Il reconnut les délits de contrebande armée qui lui étaient imputés; mais il nia avoir eu part aux meurtres commis durant ses expéditions8. Souvent même, il avait cherché à les empêcher, ce qui fut reconnu exact.

Étant donnée la manière dont Mandrin avait été arrêté, et en présence des négociations entamées entre les Cours de France et de Sardaigne, devant la protestation et la réclamation formelle de Charles-Emmanuel III, Levet de Malaval avait le devoir de diriger lentement, sinon de suspendre sa procédure. Mais le contrôleur général des Finances lui avait fait tenir des ordres précis.

Le président de la Chambre de Valence mit bouchées doubles. Mandrin dut subir deux interrogatoires par jour, de quatre heures chacun. Les confrontations et les témoignages les plus essentiels furent écartés, parce qu'on n'avait pas les gens sous la main. Il fallait gagner de vitesse les courriers dépêchés par le roi de Sardaigne. Ce match, où un

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