‹ MandrinChapitre 202 sur 266 · Précis, éd. Simian, p · texte numérisé non relu

Précis, éd. Simian, p

3* La Porte, intendant du Dauphiné, au ministre de la guerre, 1» juin 1755, Grenoble. A. G., ms. 3*06, n» 287.

magistrat s'est engagé, avec le supplice d'un homme pour but, produit une impression sinistre. Bref, Malaval fit tant et si bien que le procès immense fut instruit et terminé et le jugement prononcé en douze jours. Les contemporains, qui n'étaient pas au courant du coup de main de Rochefort en Novalaise, en expriment leur étonnement1.

Aussi bien, en cette circonstance, le gouvernement français était d'autant plus coupable de se prêter aux rancunes sanguinaires des financiers, que le roi de Sardaigne venait de donner une preuve de son bon vouloir et de son esprit de conciliation, en faisant arrêter le fermier du château de Rochefort, Perrety, sous l'inculpation d'intelligence avec Mandrin, à qui il offrait asile 8.

Il arrivait parfois, dans la prison du Présidial, que l'on réunît Mandrin et son ami Saint- Pierre. Mandrin songeait aux conditions dans lesquelles il avait été pris. Il ne doutait pas qu'il ne fût réclamé par le roi de Sardaigne8. Et il pensa qu'il se trouvait un moyen d'aplanir le conflit sur le point d'éclater. On a vu son vif désir de prendre rang dans les armées du roi. Le capitaine Diturbide avait témoigné quelques égards au magnifique bandit qu'il était allé saisir au château de Rochefort.

A son adresse, Mandrin fit écrire par son ami, Saint-Pierre, le billet suivant :

« Monsieur,

« Celle ycy est pour vous prier de vouloir bien vous resouvenir des bontés que vous avez eu pour moy et de vouloir

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