Storia deWanno
2. Charles-Emmanuel III an Sénat de Savoie, 17 mai 1755. éd. J.-J. Vernier, Mandrin et les MandrinUtes, p. 35-36.
3. La Porte, intendant du Dauphiné, au ministre delà guerre, t« juin 1755, A. G., ms. 3406, n* 287.
me les continuer. J'esperre que Monsieur ne m'a point a bandonner et qui voudra bien me procurer les puissance de M. le colonnel de La Mourelière, et luy représenté que sy voulé bien me faire plaisir, que, chez luy, en moy, il pouroit ce flatet d'avoir un soldats. »
Et il signait :
« Tout à vous.
« L. Mandrin1. »
Diturbide-Larre transmit cette lettre au colonel de La Morlière en l'agrémentant de plaisanteries sur le prisonnier de Valence, « ce général manqué1 ». La Morlière transmit la lettre de Mandrin au comte d'Argenson, avec d'autres plaisanteries, et d'Argenson la mit au panier. Les fonctions de ce dernier à la tète de l'armée française étaient remplies par Mme de Pompadour. Durant la guerre de Sept ans, on la verra fixer les emplacements à occuper par les troupes avec des mouches sur du papier rose. Au maréchal de Lôwendal, qui était mourant, les nouvellistes faisaient dire, sur son lit d'agonie, qu'il fallait accorder la vie au jeune chef des contrebandiers, comme à l'unique capitaine capable de le remplacer au moment où menaçait d'éclater la lutte contre la Prusse et l'Angleterre*. « Les vieux généraux ont quitté, écrit le marquis d'Argenson ; les jeunes se poudrent; ce sont des femmes auxquelles il ne manque que des cornettes; » — le chemin de Rosbach.
Les seules visites dont Mandrin se montrât impatient