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LE PRIX DU SANG

dance de cœur avec laquelle j'ai eu l'honneur de vous parler, vous trouvassiez à propos que je vous supplie de me proposer au Roi, pour la première place qui viendrait à vaquer parmi les Cordons rouges.

« Je vous avoue, Monseigneur, que, rempli d'honneur, je ne respire qu'au moment d'y parvenir. Satisfaites, je vous le demande comme la plus grande grâce, Monseigneur, cette ambition. La recevant des mains de mon bienfaiteur, qui m'a fait espérer de veiller à ma fortune, elle ferait le bonheur de mes jours, me donnerait de nouvelles forces pour bien servir le Roi, et je proteste de les employer à vous marquer ma reconnaissance et vous convaincre, à chaque instant de mes jours, du très profond respect avec lequel j'ai l'honneur d'être, Monseigneur, etc.

Signé : « La Morlière1. »

A cette supplique, La Morlière joignait un mémoire, sur la suppression de la contrebande en Dauphiné, en priant le ministre de la guerre de le communiquer à son collègue des Finances. Il n'y s'agissait de rien moins que de tirer à bout portant sur tous les contrebandiers, voire sur les simples porte-cols qui transportaient à dos d'homme, sans armes ni défense, leurs carottes de tabac et leurs rouleaux de moussel

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Craignant que cette supplique pour le cordon rouge ne produisit pas par elle-même assez d'effet, La Morlière, quelques jours après qu'elle fut partie, et sans attendre la réponse, écrivit de nouveau au ministre, pour lui demander de l'autoriser à venir à Paris, secrètement, et à se présenter devant lui, la nuit, « vous assurant que personne ne sera instruit

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