Ibid, n
de mon arrivée1 » ; car il importait de continuera se cacher, ces maudits Italiens s'obstinant à prendre les choses de travers.
Au reste les placets et suppliques de La Morlîère, pour obtenir avancement, gratifications, rubans et distinctions de tout ordre, continueront d'affluer au ministère de la Guerre, et dans les autres ministères, et ehes les gens en place, et chez les courtisanes en faveur. Un chacun lui est bon et tout lui est prétexte à se pousser. Le 1er avril 1757, il est nommé colonel en titre des volontaires de Flandre (il n'en remplissait que les fonctions), il est promu maréchal de camp le 10 février 1759, lieutenant général le 25 juillet 1762.
La du. Barry devient favorite et La Morlîère a la bonus fortune, « le bonheur dira-t-il », de se trouver à Louveciennes en même temps que la gracieuse courtisane. Il lui écrit :
« Madame,
« Voulez-vous bien protéger dans sa demande le seul lieutenant général des armées du Roi qui ait le bonheur de se trouver à Lucienne» (Louveciennes) ?
ce C'est la place de commandeur de Tordre de Luciennes qu'il sollicite depuis la dernière guerre.
« Faites-moi la grâce, je vous supplie, Madame, d'appuyer de votre protection le mémoire ci-joint à M. le duc d'Aiguillon, auquel je joins les lettres des ministres qui n'ont cessé de me faire espérer cette grâce, sans jamais avoir pu l'obtenir jusqu'à ce jour, par le défaut d'une protection aussi puissante que la vôtre.
1. La Morlièreau ministre de la gaerre, 24 mai 1755, Grandyaox. A. £., ma. 3406, n* 262.