‹ MandrinChapitre 242 sur 266 · kèbrégé, p · texte numérisé non relu

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pour se marier à l'un des Coconnier1 ». De ce jour, plus d'une fois, Marianne dut se trouver parmi les margandiers ; on la signale avec eux à Carouge, en février 1759, d'où est née sans doute la légende qui transforme la jeune femme en un chef de bande et la montre « armée jusqu'aux dents ». Dans la suite, Marianne se maria — en secondes noces — ouvertement et publiquement, à Saint-Etienne-de-Saint- Geoirs. Le contrat de son mariage avec Benoit Dardarin, tisseur de toile à Miribel, en date du 2 juillet 1763, fut dressé par Me François Buisson. Le mariage fut célébré le 18 juillet 1763, par l'abbé Biessy, à Saint-Etienne-de- Saint-Geoirs, ce qui n'eût pas été possible si elle avait eu coutume de faire de la contrebande à main armée. Elle vécut encore tranquillement de longues années, tantôt ea France, tantôt en Savoie, puisqu'elle ne mourut que le 8 mai 1807, à Saint-Christophe (Savoie) , à l'âge de soixante-quatorze ans. Elle fut inhumée le lendemain, 9 mai, dans le cimetière des Echelles (Savoie) *•

L'incapacité des successeurs de Louis Mandrin à continuer son œuvre, et d'autre part la garde que les régiments de Louis XV ne cessèrent de monter Le long de la frontière, en rendant par là les nouvelles incursions de plu» en plus difficiles, ne tardèrent pas à faire des margandiers, répandus en Savoie et en Suisse, une foule de vagabonds, fatalement entraînés aux pires excès8. Sous la. direction de Claude Mandrin, ils commettent des ravages dans le canton de Berne4

1. Lettre de M. de Saraceny, 10 juil. 1755, les Échelles. Arch. de la Savoie.

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