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Sur le§ finances, p

par ces retards, ses affaires eussent été profondément troublées.

Des fermiers généraux et de leurs commis, il était défendu de médire. Un conseiller au Parlement de Rouen, Brévedent de Saleurs, fut condamné à 100 livres envers le roi et 300 livres de dommages-intérêts envers la Ferme, pour avoir traité de « persécuteurs » quelques gâpians qui opéraient une saisie de vins. Les écrivains, qui les critiquaient, étaient incarcérés par lettre de cachet.

Les mesures mêmes, perquisitions, saisies et poursuites, que les commis des Fermes étaient appelés à prendre, avaient revêtu les formes les plus vexatoires. Les commis arrêtaient les femmes à la sortie des églises, dans les rues et les promenades, et leur arrachaient leurs vêtements du corps, sous prétexte qu'ils étaient faits d'étoffes prohibées '.

M. de Bernage écrivait le 1er décembre 1714 au Contrôleur général : « Les gardes des tabacs brisent les pipes entre les dents des fumeurs, ou font, à coups de poings, rejeter le tabac à mâcher que d'autres individus ont dans la bouche, sous prétexte qu'ils reconnaissent que le tabac est de contrebande. »

Les commis étaient autorisés à faire les visites les plus minutieuses dans toutes les maisons ou propriétés, à l'improviste, sans prétexte. Ils venaient frapper à l'huis dans le milieu de la nuit, faisaient lever les gens, fouillaient dans les tiroirs, éven traient matelas et paillasses. Encore n'épuisaient-ils pas leurs droits. <c Les fermiers généraux ont obtenu des lois, dit Malesherbes, qui exciteraient une guerre intestine dans le royaume, si on voulait les faire exécuter littéralement1. »

1. Placard conservé dans les Archives de S.-fltenitt-cte-S.-Geoir*. — Edm. et Jules de Goncourt, la Femme au XVIII* iiècle, éd. in-4«, p. 257.

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