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PRÉFACE IX

mensonges grossiers, dont l'auteur s'efforce de présenter Mandrin systématiquement sous le jour le plus odieux.

On remarquera que Gaspard Levet de Malaval, président de la Commission de Valence, qui jugea Mandrin en mai 1755, fut peu après — cette année même — nommé secrétaire du roi près la Chambre des Comptes de Dole, où Terrier de Cléron était président : d'où, pour celui-ci, une abondante source d'informations.

Mais si YAbbrégé tient aujourd'hui la première place parmi les écrits du xvme siècle relatifs à Mandrin, c'est qu'un autre livre, publié à Avignon, en 1763, a complètement disparu.

En voici le titre :

« Projet pour la suppression des douanes dans l'intérieur du royaume, avec des anecdotes curieuses et intéressantes. A Avignon, aux dépens de l'auteur, 1763, in-12de 132 pages. »

Un exemplaire de ce livre était conservé naguère à la Bibliothèque nationale sous la cote Lf, 89/9. Nous pouvons en donner la table des chapitres :

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