‹ MandrinChapitre 61 sur 266 · Lettre du châtelain Buisson, 31 mars 1753, loc. cit · texte numérisé non relu

Lettre du châtelain Buisson, 31 mars 1753, loc. cit

des acteurs du combat du 30 mars. Le 22 mai, l'intendant de la province condamna Pierre, le fugitif, à servir durant dix années dans les milices à la décharge de Pierre Roux, et son père Claude, qui avait favorisé son évasion, en 500 livres d'amende, dont cent livres applicables à la maréchaussée de Saint-Marcellin en indemnité des courses qu'elle s'était vu obligée de faire pour l'arrestation des fugitifs.

Quant à Louis Mandrin, Pierre Fleuret dit Court-toujours, Antoine Sauze dit Coquillon, et Benoît Brissaud, les vainqueurs du 29 mars, ils furent jugés par le Parlement de Grenoble le 21 juillet 1753, Mandrin et Courttoujours par contumace, Coquillon et Brissaud contradictoirement. On était parvenu à saisir ces deux derniers et ils avaient été écroués à la Conciergerie de Grenoble1. Louis Mandrin fut condamné à être roué vif, comme auteur principal de l'assassinat des frères Roux; Benoît Brissaud fut condamné à être pendu ; quant à Court-toujours et à Coquillon, accusés d'avoir « favorisé ledit assassinat », ils furent condamnés aux galères, Court-toujours, pour sa vie entière et Coquillon pour dix ans a.

Benoît Brissaud fut pendu le jour môme à Grenoble, place du Breuil (aujourd'hui place Grenette). Sa tête fut ensuite tranchée pour être exposée le lendemain, 22 juillet, ;à Saint- Étienne-de-Saint-Geoirs, au mas des Serves, à l'endroit même où Joseph Roux était tombé frappé à mort. Le lieutenant-châtelain Buisson a dressé P« Estât des despenses faites

1. Mandat d'amener contre L. Mandrin et consorts, 30 mars 1753, par G.-Fr. de Moidieu, proc. génér. au Parlement de Grenoble ; lettre du 31 mare 1753 de Fr. Buisson, lieutenant-châtelain a Saint-Etienne-dc-Saint- Geoirs, au proc. génér. de Grenoble ; jugement de P.-J.-Fr. de la Porte intendant de Dauphiné, du 22 mai 1753; certificat donné par Fr. Buisson, lieutenant-châtelain de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, le 29 juillet 1753; toutes pièces conservées aux Archives de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, et publiées par À.-P. Simian, Mandrin, p. 31-41.

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