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Archives de Vlsère, B 2197, registre

à l'occasion de l'exposition de la teste du nommé Brissaud : « Pour l'achat du piquet: 1 livre; — aux charpentiers qui

ont coupé et porté le piquet surplace : 3 livres ; — pour celui

qui a fait le trou pour ledit piquet : 15 sols. Au total :

4 livres 15 sols1. »

La sentence contre Louis Mandrin était exécutée en effigie,

et l'arrêt affiché au pilier de justice de Saint-Étienne-de-

Saint-Geoirs.

On retiendra le nom du président qui prononça cette sentence : Honoré-Henri de Piolenc, seigneur de Beauvoisin, Thoury et autres Jieux.

1. Archives de Saint-Blienne-de-Saint-Geoirs. — Court-toujours mourut à Toulon le 17 août 1758, parmi les galériens. Archives nationales D*6, vol. in-fol., Marine, registre matricule de la chiourme, n° 7997. — Coquillon dut être libéré en 1763, mais ne reparut plus dans le pays.

Le jour même où Benoît Brissaud avait été supplicié, place du Breuil, à Grenoble, c'est-à-dire le 21 juillet 1753, une autre exécution y avait été faite et avait eu sur l'esprit de Louis Mandrin un terrible contre-coup. Son frère Pierre y avait été pendu comme faux-monnayeur, après avoir été appliqué à la torture. Le moule dont il s'était servi pour couler ses faux écus avait été brisé au pied de la potence1.

Cette sentence était la confirmation, en appel, d'un jugement, prononcé le 14 juin précédent par le vi-bailli de Saint-Marcellin, condamnant à mort Pierre Mandrin, travailleur, habitant de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, accusé de fausse monnaie, et en vingt années de galères Jacques Ferrier, du même lieu, « contumace, accusé d'exposition de fausse monnaie ». La sentence du vi-bailli comprenait un ce plus amplement informé » contre Louis Mandrin, contumace ; ce qui voulait dire qu'on avait cru devoir impliquer Louis Mandrin dans l'instruction engagée contre son frère, mais que, faute de preuve, aucune condamnation n'avait pu être prononcée contre lui1. Les recherches se poursuivirent donc à son égard et nous en avons le résultat dans la sentence rendue en appel

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