Jugement souverain du 24 mai
loppement ultérieur de son entreprise dont la prospérité allait croissant, quand il vit poindre, au tournant du chemin, un carrosse attelé de deux chevaux robustes et dispos. Sa propre monture était fatiguée et il était pressé de regagner la frontière :
Dans la voiture une dame et son cavalier.
Mandrin, le chapeau bas :
« Vous avez là des chevaux dont je m'accommoderais assez.
— Ils sont à vous », dit le gentilhomme, qui avait compris dès l'abord qu'il n'avait pas d'autre discours à tenir.
Peu après, Mandrin renvoya, par un valet, les chevaux i l'adresse indiquée en y joignant une pièce de caragah et des rubans de soie moirée qui contribuèrent au rétablissement de la dame; car celle-ci s'était mise au lit avec une fièvre assez forte, en suite de l'émotion que le bandit lui avait donnée1.