Pour travailler il faut manger
Certainen.ent, et en proportion de son travail. Mais n'est-il pas vrai qu’on mange autant, plus même le dimanche que la semaine? Alors ce n’est donc j as la raison et le besoïn qui sont nos guides.
11.—La viande nourrit la viande, et il faut beaucoup de viande au traval!ieur,
Notre bon et fidèle ami le cheval a 1,200 livres de viande à nourrir. Il lui faut une grande réparation musculaire par l'albumine pour l'usure de l'énorme travail qu'on lui demande. (Cependant il trouve cette albumine dans la seule avoine. Lui donnet-on de la viande, des œufs, du lait, de la crème, des gâteaux, des saucisses?
Cependant il pèse dix fois plus et travaille dix fois plus que l’homme.
Pour sortir de la catégorie de nos frères inférieurs et se reporter sur nos semblables, il ne faut pas oublier que les Chinois, qui ne mangent pas de viandes sont de rudes laboureurs; que les grands Italiens du Nord, aussi végétariens, sont les meilleurs terrassiers du monde; que les Japonais, qui ne connaissent ni la viande m l'alcool, ont multiplié les prodiges de vigueur physique dans leur dernière guerre et battu les gros Russes ivrognes et carnassiers.
Rappelons une grande vérité: c'est que le véritable alin.ent du travail n'est pas la viande. S'il en faut pour réparer l'usure des muscles, le grand dispensateur de chaleur et d'énergie, c’est l’amidon des faxineux. Si l’on n’en tire pas tout le parti pussible, c’est qu'on les mange mal, comme nous verrons ci-après.