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de tout antécédent morbide. [l’est d'une tempérament nerveux et présente tous les attributs d’une bonne constitution.
Au mois d'avril de l'année dernière, après bon nombre de journées passées à cheval par le froid et le vent, M. L..., est subitement atteint de douleurs névralgiques semblant partir du globe oculaire droit et s’irradiant dans le front et la tempe du même côté. J
En même temps, lemalade remarque, suivant son expression, qu'un petit bouton lui est poussé entre les deux sourcils, sur
. da partie droite de la racine du nez. Ce bouton est le siège de
vives démangeaisons.
Pendant trois jours, les douleurs sont assez supportables, mais dans la nuit du quatrième jour, elles s’exaspèrent, s’accompagnent de gonflement de la paupière supérieure et restent extrèmement violentes pendant 48 heures que le malade passe dans une chambre complètement obscure. Enfin, la cerise se calme, mais quel n’est pas l’effroi du malade en constatant qu'il ne voit presque rien de l'œil droit.
C’est alors qu'il me fait demander et voici les conditions dans lesquelles je le trouve.
Courbature, anorexie, fièvre légère, céphalalgie.
Au-dessous du sourcil droit, sur le trajet du nerf sus-orbitaire, on remarque un gonflement et une rougeur de la peau sur une étendue de trois à quatre centimètres. Sur la partie droite de la racine du nez et ne dépassant la ligne médiane, on voit une grande plaque très rouge ulcérée au centre et recouverte de croûtes;une autre tâche rouge, voisine de la précédente et de date plus récente, car elle est encore recouverte de quelques vésicules existe, un peu au-dessus du tendon de iorbiculaire droit. La paupière supérieure présente un gonflement ædémateux assez prononcé.
Toutes ces parties sont anesthésiées ce que l’on constate en piquant les téguments avec une épingle. Toutefois, la compression du nerf sus-orbitaire provoque une douleur sourde.
La conjonctive est légèrement injectée, sans chemosis, sans trace de-vésicule.
Le larmoiement est assez considérable.
La cornée est saine. L’iris est normal. Toutefois, la pupille est un peu plus dilatée que celle de l'autre côté.
A l’ophtalmoscope, tous les milieux réfringents ont leur
AAA transparence physiologique, mais on trouve les signes d’une névrite optique fortement accentuée.
Ainsi la pupille est tuméfiée et complètement masquée par les exsudats, de sorte qu’elle ne se reconnait plus que par le point d’'émergence des gros vaisseaux. Ceux-ci sont sinueux, tortueux, surtout les veines qui paraissent interrompues par places et divisées en tronçons. ;
Un affaiblissement considérable de la vision accompagne les symptômes.
De l’œil atteint, le malade ne peut compter les doigts à un pied de distance et distingue à peine la lumière d’une lampe placée à un mètre.
L'œil gauche reste sain, complètement indemne, iodure de potassium, friction hydrargyrique locale, révulsion.
Une amélioration sensible se manifeste et la vision revient peu à peu. Quatre mois après le début on trouve : Se
La papille présente alors tous les caractères d’une atrophie consécutive. [Il y avait encore parfois des douleurs névralgiques sur le front et la tempe du côté droit.
Les douleurs ne disparaissent définitivement que deux mois après.
Aujourd’hui, l’ocuité visuelle est restée et le malade porte sur le front et près de la racine du nez trois cicatrices indélébiles dont l’une mesure près d’un centimètre et demi de diamètre.
Enfin, l’observation de Sulzer nous intéresse plus encore que les trois précédentes puisque les deux nerfs optiques furent atteints dans un zona unilatéral].
Elle rentre aussi davantage dans la manière de faire habituelle du zona qui ne présente pas habituellement des lésions aussi durables et est le plus souvent une affection bénigne.
OBsERvVATION XI (SuLzER) (1) Nécrite optique double dans zona unilatéral Madame X..., âgée de 63 ans, me consulte le 29 juin 1896 pour une affection aiguë de son organe visuel. La malade est ané- (1) Suzzer. Thèse Paris 1898.
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mique et arthritique comme tous ses frères et.sœurs, elle prés sente une hÿpermétropie très forte et je l'ai examinée à plusieurs reprises durant ces dernières années.
Son mari et sa fille unique sont morts poitrinaires, mais elle ne présente aucun symptôme de tuberculose. Parmi ses antécédents personnels, il convient de noter des accès de fièvre paludéenne ; cette maladie s’est manifestée pour la première fois pendant un séjour à Rome il y a quarante ans, et elle a récidivé il y à 10 ans durant un voyage en Algérie. Depuis le retour en Europe, les accès sont allés en s’affaiblissant, mais la malade a ressenti ces derniers temps encore des malaises qu'elle attribue au paludisme.
Les urines ne contieunent ni sucre ni albumine. La malade n'a jamais souffert des yeux.
- Depuis trois semaines, le côté droit de la tête est le siège de douleurs névralgiques ; au commencement, elles se sont fait sentir surtout dans l’œil au niveau de la caroncule, mais bientôt elles ont envahi le pourtour de l'orbite et le côté droit du front.
Le 28 juin, en se réveillant, Mme X..., constate un affaiblissement considérable de l’acuité visuelle. Un brouillard voile complètement la vue de l’œil droit tandis qu’un trouble moins fort s'étend à l’œil gauche. La peau du côté droit du front, se trouve couverte (d'une croûte épaisse » qui s'étend le long du cuir chevelu et qui est le siège de fortes démangeaisons.
Le 29 juin, l’œil droit présente de l'injection périkératique et épisclérale. La tension intra-oculaire est normale ou diminuée.
Le globe est très sensible à la pression au niveau du corps ciliaire, la pupille est très étroite, et ne s’élargit que très peu quand on couvre les yeux. Le changement le plus apparent est un trouble de la cornée qui occupe le secteur supéro-interne de cette membrane et qui empiète un peu sur l’aire pupillaire. En examinant la cornée à l'éclairage oblique et à la lampe, on ‘remarque que la couche épithéliale est intacte ; dans les couches sous épithéliales du tissu propre. un feutrage fin et serré se dessine en gris, tandis que les couches profondes sont le siège d’un trouble diffus.
L'acuité visuelle de l’œil droit n’est que de 2/200 en disproportion manifeste avec le trouble cornéen. L’ophtalmoscope rend compte facilement de cet état de choses. La papille est couleur de braise légèrement opaque, mal délimitée ; ses vais-
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seaux sont larges. sinueux. [1 y a donc une névrite oplique manifeste. Les milieux réfringents, à l’excéption de la cornée, sont transparents.
La pupille, sans être adhérente ne s’élargit que d’une façon lente et incomplète sous l’action de l’atropine.
A l'œil gauche, l’acuité visuelle est de 5/50; la périmétrie explique expression de la malade qui dit que cet œil est couvert d'un voile incomplet : il y a un scotome central irrégulier. À l’ophtalmoscope on y voit les mêmes altérations de la papille qu'à l'œil droit.
Au front, entre le sourcil et le euir chevelu, il y a plusieurs plaques érythémateuses dont le niveau dépasse sensiblement le niveau de la peau environnante, ces plaques présentent quelques vésicules d'herpès à côté de quelques soulèvements de l’épiderme de la grandeur et de la forme du vésicule herpétique, mais rempli d'un contenu solide. Sur la racine du nez, ilya également une plaque pareille. La paupièresupérieure est gonflée, mais libre de vésicules herpétiques. Les ganglions préauriculaires etles ganglions maxillaires sont engorgés. Les points d’émergence du nerf nasal externe et des deux nerfs frontaux sont sensibles à la pression. Les douleurs névralgiques sus-orbitaires s’exaspèrent régulièrement vers la nuit et produisent une insomnie presque complète. Anorexie, courbature.
Le front droit et le côté correspondant du nez présentent un amoindrissement très marqué de la sensibilité au toucher et à la douleur.
7 juillet, acuité à gauche5/50, à droite 5/15. Les phénomènes de la papillite se sont considérablement améliorés, tout en présentant deux rechutes coïncidant avec l’éruption de quelques vésicules et de quelques soulèvements de la peau frontale, précédées et accompagnées de douleurs névralgiques.
27 juillet, œil gauche + 3,0 5/10 à 5/6, œil droit + 3,0 5/20. Le trouble diffus de la cornée est presque complètement résorbé. Mais à la lumière transmise, le secteur supéro-interne de la cornée présente toujours l’aspect d’un feutrage fin plus dense à une petite distance du limbe, qu’à son voisinage immédiat.
Cet aspect ressemble à celui qu'on voit à la seconde période de la kératite interstitielle diffuse, dans la période de la vascularisation. Un examen attentif permet néanmoins de relever des différences. Tandis que les vaisseaux cornéens de la kératite se dichotomisent régulièrement en s’amincissant, les fils