‹ Manifestations A Distance Dans Le ZonaChapitre 34 sur 55 · PRE SR · texte numérisé non relu

PRE SR

aussi sur le moignon de l'épaule mais le voisinage de l’insertion inférieur du deltoïde n'est pas dépassé.

Sur la poitrine, des groupes nombreux et de dimensions variées se voient sur tôutela partie située au-dessous du troisième espace intercostal, c'est-à-dire jusqu’au milieu de l'intervalle séparant les clavicules du mamelon.

Les symptômes fonctionnels qui accompagnent cette éruption zostérienne sont les suivants: Douleur assez vive par instants, présentant les caractères d’une brûlure à certains moments augmentée par des sensations d’élancement.

Les mouvements du cou sont presque impossibles, les plissements et les tractions de la peau durant les mouvements, (flexion, extension, rotation à droite ou à gauche), augmentent à tel point les souffrances du malade que les muscles de la-région cervicale se contractent énergiquement.

Les troubles de la sensibilité sont ceux qu’on observe dans la plupart des lésions inflammatoires de la peau: tout contact donne lieu à une sensation douloureuse.

Vésicules aberrantes. — Dans la région dorsale et dans la région lombaire, on voit une vingtaine de vésicules disséminées sans aucun ordre apparent. Chaque élément est isolé et séparé par un large espace de peau saine de la lésion la plus voisine. Ces lésions existent des deux côtés en nombre à peu près égal, Ce sont de petites vésicules à sommet un peu aplati sans être pourtant ombiliqué; quelques-unes ont une surface lisse ; d’autres sont un peu flétries et forment une coloration jaunâtre. Autour de chacune de ces vésicules, il est facile de constater une aréole érythémateuse de deux millimètres et demie à trois millimètres de largeur.

Au-dessous et en arrière de l’aisselle gauche, on voit encore une autre vésicule isolée ; au-dessous du sein gauche nous en voyons une autre. Un élément absolument typique se trouve sur la hanche droite, la vésicule a à peu près deux millimètres de diamètre ; elle est pleine d un liquide translucide, elle a une coloration un peu nacrée, elle est entourée d’une aréole assez large ne faisant aucune saillie.

Un peu au-dessus du pubis on aperçoit encore une vésicule et une autre se voit encore située à gauche de la ligne médiane, un élément semblable se retrouve dans le pli de l’aine gauche. Deux vésicules se montrent sur la cuisse droite. L'une sur la

face postérieure vers la partie moyenne, l’autre à peu près de la même hauteur sur la face interne.

Les organes génitaux sont absolument indemnes.

* Le 11 Janvier, — Sur la moitié droite du thorax, les vésicules sont disposées ou isolées par groupes de telle façon qu'elles forment des arcs de cercle concentriques, irréguliers à concavité postérieure et supérieure.

Quelques groupes s'avancent un peu à gauche de la ligne médiane.

De même au cou, la ligne blanche est dépassée de plusieurs centimètres. Les vésicules isolées remontent jusqu’au voisinage de l’os hyoïde. Sur la face on en trouve au niveau de la partie postérieure de la joue, dans la partie qui correspond à la branche montante du maxillaire inférieur.

Le 16 janvier. — Les lésions sont en voie de guérison.

Les vésicules du cou se sont desséchées avec une très.

grande rapidité, sous l'influence d’un pansement protecteur composé de poudre d’amidon recouverte de ouate. On voit encore, disséminées, de nombreuses croûtes sèches.

Pourtant sur la partie postérieure dela nuque on peut voir encore des ulcérations qui persistent, d’ailleurs en bonne voie de‘cicatrisation. Le malade n’éprouve plus dans la région cervicale aucune douleur spontanée. Les troubles dela sensibilité sont les suivants. En piquant avec un compas à pointes assez fines, successivement la moitié droite de la région cervicale et

“Ja moitié gauche de cette région, nous voyons qu'il faut donner aux pointes un écartement bien plus considérable à droite,

pour que le malade ait deux sensations distinctes. La sensibilité-

à la douleur est plus vive du côté droit, où siégeait le zona.

Les vésicules aberrantes sont en voie de disparition: quelquesunes sont transformées en croûtelles adhérentes ou se détachent facilement ; dans ce dernier cas, on trouve, au-dessous la cicatrisation terminée. D’autres n’ont laissé, comine trace de leur passage qu'une simple macule violette, un peu desquamante à sa périphérie. D'autres encore ont laissé une légère dépression blanchâtre au centre, violacée à la périphérie. Quelques-unes ne laissent pas de trace sensible. |

Le 18 janvier. — La moitié droite du cou reste encore rouge et desquamée, maislesuleérations sont complètement cicatrisées et c’est à peinesile malade éprouve une légère sensation de gène dans les divers mouvements.

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OgsErvarTioN XVII (Molinie) (1)

Andrieux Louis, 23 ans, employé de commerce vient à la consultation de Saint-Louis le 3 novembre 1894.

Jeudi dernier, en allant à la selle, il a éprouvé (au fondement» une sensation de cuisson assez douloureuse, et en même temps il a senti près de l’anus, quelques petits boutons très douloureux au toucher. Il a fort bien dormi la nuit suivante : mais le vendredi d’autres boutons analogues se sont développés dans la région périnéale au voisinage des précédents; la douleur a augmenté un peu durant cette journée ; la marche est devenue assez pénible pour qu’il se soit vu obligé de suspendre son travail habituel.

Le samedi, d’autres boutons apparaissent sur le côté droit de la verge et du scrotam; les douleurs sont devenues tellement intenses, cuisantes et lancinantes que le malade n’a pu dormir pendant la nuit du samedi au dimanche. Le dimanche les douleurs ont conservé la même intensité mais les lésions locales n'ont pas paru augmenter d’étendue.

Le malade à pu suivre pas à pas le développement des lésions de la verge et voici ce qu’il raconte ; ces lésions ont débuté sous la forme d’un placard rouge, unilatéral, étendu d’une extrémité à l’autre de l’organe. Après 24 heures environ, des vésicules se sont développées par groupés, en même temps que la rougeur diminuait d’étendue pour former des sortes d’aréoles autour de chaque groupement de vésicules et dans lintervalle de celles-ci.

Dès le samedi, ce jeune homme a éprouvé dans l’aine droite une sensation de gêne et en palpant cette région, il a nettement senti là ( des glandes » peu douloureuses spontanément et au repos, mais occasionnant une grande fatigue durant la marche, et douloureuses au toucher.

La maladie ainsi décrite, passons de suite aux vésicules aberrantes. Sur le tronc, nous trouvons à trois travers de doigt audessous de l'ombilie une vésicule parfaitement nette, située immédiatement à droite de la ligne médiane ; cette vésicule est blanchâtre, ronde ; sa surface est aplatie et sa base est entourée d’une petite zone érythémateuse. Elle à un millimètre de diamètre et son aréole mesure un diamètre total de trois millimètres.

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Sur la face antérieure du thorax on voit deux vésicules à droite, l’une plus petite au-dessous du mamelon, l’autre plus grandeet au-dessus ; à gauche, nous en trouvons également deux, assez larges, avec une aréole de dimensions particulièrement agrandies, qui siègent dans la région sous-claviculaire.

Sur la face dorsale du tronc, il n’y a pas de vésicules.

Aux membres supérieurs, nous faisons les constatations suivantes : sur la face antérieure de l'avant bras droit, à trois centimèêtres au-dessous du pli du coude, et près de l’épitrochlée, une vésicule très nette de forme irrégulière, large deun millimèétre, longue de deux millimètres, apparaît. Elle n’est peut-être que le résultat de la confluence de deux vésicules différentes au début. Sur l’avant bras gauche, on voit encore une vésicule, mais difficilement reconnaissable, parce que le malade, en se grattant, l’a déchirée.

Les membres inférieurs nous présentent aussi des lésions de même ordre, car à l’union du 1/3 inférieur avec le 1/3 moyen de la face externe de la jambe droite, il est facile de remarquer une vésicule isolée de un millimètre de diamètre centrée par un poil, entourée d’un mince cercle érythémateux. La vésicule est blanche, nacrée, remplie d’un liquide incolore.

Les muqueuses sont absolument indemnes.

Huit jours après, nous revoyons le malade, le zona est presque guéri, il ne reste plus que quelques croûtes et des macules cicatricieiles. L’adénopathie inguinale n’existe pour ainsi dire plus.

OBsERvVATION XVIII (MoLiniE)

Froment G..., âgé de 43 ans, sculpteur, vient à la consultation de Saint-Louis le 11 octobre 1894.

Ce malade présente des troubles cérébraux caractérisés par une certaine gêne de la parole qui est lente et scandée, par la mémoire plus qu'ingrate ; et de plus, il parait présenter un certain degré de manie des grandeurs. Les pupilles rétréeies sont un peu inégales. |

Le début de la présente affection remonte à 4 ou 5 jours environ.

Le malade présente l’éruption suivante: à l’union du tiers inférieur avec le tiers moyen de la moitié droite du thorax on voit un large zona étendu en une bande horizontale et qui forme

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au corps une demi ceinture partant du voisinage de la ligne des apophyses épineuses pour aboutir aux environs de l’appendice xyphoïde du sternum. Cette bande ne suit nullement l’espace intercostal ; elle croise même plusieurs espaces dans son trajet. En effet, elle nait en arrière, un peu à gauche de la ligne médiane au niveau des apophyses des huitième et neuvième vertèbres dorsales et de là se porte en avant et un peu en bas en contournant la paroi thoracique : elle forme avec l'horizontale un angle d’une dizaine de degrés et vient se terminer en avant au voisinage de l'appendice xyphoïde. Ainsi, dans sa partie postérieure, elle correspond aux septième et huitième espaces intercostaux ; au niveau du mamelon aux cinquième et sixième.

L'éruption est formée de placards de dimensions extrèmement variables, les grands sontconfluents, les petits disséminés à la périphérie des premiers sont, lesuns isolés, distincts, quelques autres pourtant sont confluents. Sur un fond rouge vif constitué par des placards érythémateux, qui font une très légère saillie, à peine appréciable et sans limites nettes, se dessinent les vésicules caractéristiques. Elles sont très nombreuses, les unes extrêmement petites, à peine visibles à l'œil nu, d’autres ont la grosseur d’un grain de millet; les plus volumineuses, celle d’un grain de chenevis. Leur centre est aplati ou déprimé. On en voit un certain nombre qui par leur confluence forment des soulèvements épidermiques assez étendus puisqu'ils atteignent un centimètre et demi à deux centimètres de diamètre.

Quelques-uns de ces larges soulèvements épidermiques ont une coloration violacée, brunâtre, ce qui est dû à ce que leur contenu est hémorrhagique.

Vésicules aberrantes. — Dans le creux de l’aisselle droite, une vésicule large comme un grain de chenevis, blanche, nacrée, à surface lisse un peu aplatie est entourée d’une aréole érythémateuse dont le diamètre est de six millimètres.

Sur la moitié gauche de la face dorsale du tronc, vers sa partie supérieure nous constatons une vingtaine de vésicules très petites, isolées, en voie de développement ; et de plus, sur le côté droit quelques macules rouges à peine saillantes.

Tout près de la fesse droite et un peu au-dessus d'elle, une vésicule complètement développée est très voisine d’une autre non moins nette qui.est survenue dans la région sacrée.

en.

Sur la face antérieure du thorax, nous trouvons trois ou quatre vésicules à gauche de la ligne médiane.

L'examen du thorax ne nous montre chez ce malade aucun indice de tuberculose pulmonaire, et malgré les troubles cérébraux, il paraît jouir d'un assez bon état général. Aucune altération fonctionnelle n’est à noter du côté de la moelle.

Les troubles sensitifs qui accompagnent l’éruption, consistent uniquement en douleurs spontanées, modérées, mais que toute pression, ou même tout contact exagèrent considérablement.

Le 15, un certain nombre de vésicules intercostales sont transformées en croutes sèches, brun noirâtre. Par points, l'éruption est à peu près guérie. Un peu au-dessous de la partie moyenne de la crète iliaque droite, nous trouvons une nouvelle vésicule ; elle n'existait pas lors de notre premier examen. Dans un point à peu près symétrique, à gauche, nous trouvons une vésicule semblable. Outre ces vésicules nouvellement apparues, nous retrouvons facilement les traces de celles qui existaient antérieurement.

Le 16, de nouvelles vésicules aberrantes se sont encore développées ; nous en trouvons deux, distantes l’une de l’autre de un centimètre. Elles sont situées sur la face interne du bras droit. Au pli du coude, il en existe une toute récente, et une autre, de même âge sur la face postérieure de l’avant-bras, vers la saillie olécranienne. Sur les téguments qui tapissent la face antérieure du muscle grand pectoral gauche, nous remarquons encore deux vésicules qui n'existaient pas hier.

Le cou et la tête sont complètement indemmes. Toutes ces vésicules sont disposées sans aucun ordre, bien qu'il y ait peutêtre une certaine symétrie dans la disposition de quelques-unes, elle n’affectent aucun rapport évident avec le trajet des filets nerveux.

Le 21, le malade est à peu près guéri de son zona intercostal, il ne reste plus que la rougeur, un peu de desquamation, et d'assez nombreuses cicatrices déprimées, violacées. Les vésicules aberrantes ont pour la plupart entièrement disparu. Quelques-unes pourtant persistent encore sous forme de croûtes.

À aucun moment nous n’avons pu, chez ce malade, constater le moindre engorgement des ganglions axillaires. , Il n’y a plus rien d’important dans cette obsérvation, le malade quitte l’hôpital le 22, en très bonne voie de guérison.

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OsErvATION XIX (HarsLuND) (1)

L'observation de Halslund, rapporte un cas de zona dorsoabdominal, chez une femme de 59 ans, chez laquelle il existait sur toutes les régions de la peau un grand nombre de vésicules d’herpès isolées ; de date un peu plus fraîche que les vésicules de la région principalement atteinte. En même temps, il y eut des vésicules sur la muqueuse du palais etsur la langue.

OBservarTioN XX LEREDDE ET JANSELME (2)

Vésicules aberrantes

Serre Ilenri, 16 ans, mouleur en cuivre.

18 juillet. Depuis 3 jours, cet enfant souffrait de douleurs ragues, à l’occasion des mouvements, dans la région sus-claviculaire gauche, et ense frottant. s'est aperçu de l’existence d’une éruption.

En deshabillant l’enfant, on constate l'existence d’un zona cervical gauche, tout à fait caractéristique, formé de plaques rosées, couronnées de bouquets de vésicules cohérentes. Ce zona occupe la région supérieure de l’omoplate en arrière, les. régions claviculaire et pectorale en avant et sur le bras.

À la face postérieure du tronc, on voit une première plaque située à quatre travers de doigt de la première vertèbre dorsale, à la partie interne de la fosse sus épineuse gauche.

Cette plaque est obliquement allongée vers le moignon de l’épaule. Une deuxième plaque allongée aussi, mais à grand diamètre horizontal, est situé à cheval sur la partie externe de l’épine de l’omoplate. Les vésicules qui recouvrent la première plaque ont un contenu citrin ou blanchâtre, celles de la deuxième sont remplies d’un liquide séro-sanguinolent, et la plaque a un aspect hémorrhagique.

Au-dessous et au dehors de cette plaque, on trouve un groupe de quelques vésicules écartées les unes des autres, fermes, à peine saillantes, d’une couleur franchement rosée.

Sur la moitié gauche du trone, on constate :

1° Un bouquet situé à la partie externe de la clavicule, formé

de vésicules cohérentes, dont quelques-unes hémorrhagiques.

(1) Hazszunn, Nordikst Mediaskt, Arkiv., 1897.

(2) Lerenpg et JANSELME, Bulletin de la Soc. med. des Hôpitaux, 1898.

2° Un très petit bouquet formé de trois ou quatre vésicules très claires à un travers de doigt au-dessus de l'angle trachéo thoracique.

30 Un placard formé ‘de vésicules déterminées sur la face autéro-externe du bras gauche.

On constate encore sur ce bras, à sa face postérieure, deux vésicules isolées, l’une à quatre travers de doigt au-dessus de l'olécrane, l’autre à deux travers de doigt au-dessous, formées de vésicules claires cerclées d’une fine aréole rosée, une vésicule semblable se trouve à la partie moyenne de la face externe du bras.

Il n'existe aucune douleur spontanée où provoquée dans le bras gauche et le côté correspondant du cou.

Au niveau des plaques et des vésicules du zona, on ne constate aucun trouble-de sensibilité, tout au plus un peu d’hypéresthésie sur les bords du placard de la fosse sus épineuse.

Mais en examinant complètement l’enfant, on est surpris de constater l’existerce de vésicules disséminées sur le tronc, tant du côté droit que du côté gauche; parmi ces éléments, les uns ont une couleur rosée et sont peu saillants, les autres font une saillie bien nette et sont remplis d’un liquide clair.

Nous noterons du côté gauche; une vésicule citrine au niveau de l’angle inférieur de l'omoplate.

Une vésicule tendue, saillante, à la partie externe de la région lombaire.

Une troisième, sur la ligne horizontale passant par l’ombilie, à trois travers de doigt de celui-ci.

Du côté droit, une vésicule au niveau du bord externe du grand droit abdominal, à deux travers de doigt au-dessous des fausses-côtes. Une seconde, voisine de l’angle trachéothoracique, symétrique par rapport au petit placard qui existe du côté gauche. Une autre au-dessous et en dehors du mamelon.

Mais les vésicules aberrantes sont surtout nombreuses à la face postérieure du tronc. Un groupe de trois vésicules cohérentes se voit à un travers de doigt de la neuvième vertèbre dorsale, une vésicule est située au-dessus de la fesse droite, deux à la partie postérieure de la fosse sus-épineuse, enfin deux sur la face postérieure du bras droit, l’une au dessus de l'insertion du deltoïde sur l'humérus, l’œuvre au-dessous.[l n'existe pas de troubles de la sensibilité au niveau de ces vésicules.

Nous n’avons pu avoir derenseignements précis sur les antécédents personnels et héréditaires de notre malade. Sa santé était bonne, il n’a eu ni angine, ni phénomènes gastriques: le 14 juillet, il a dansé toute la soirée, sans se griser, dit-il. Depuis, il présente un enrouement persistant.

On constate du strabisme interne à gauche. L'enfant offre un faciès d’adénoïdien, les lèvres sont grosses, le maxillaire est allongé, les dents petites et écartées mais bonnes. Les amygdales ne sont pas volumineuses mais au contraire opalines et atrophiées.

L'enfant ne tousse pas. Les ganglions lymphatiques du cou sont tuméfiés des deux côtés, durs roulant sousle doigt, surtout en arrière et latéralement. Dans les fosses axillaires on constate des masses ganglionnaires qui ont à gauche le volume d’une noix et à droite, celui d'une grosse noisette. Les ganglions ne sont pas douloureux. Il n'existe pas d’adénopathie épitrochléenne. On note une micropolyadénopathie inguinale des deux côtés.

2 juillet. Aucun élément nouveau n’est apparu. Tous ceux qui ont été relevés le 18 se retrouvent, mais à une période d’évolution plus avancée. Les vésicules de la plaque qui se trouve au niveau de l’épine scapulaire sont desséchées, remplacées par des croûtes hémorrhagiques qui dépriment la surface de la peau. L'état général reste excellent, mais l’enrouement persiste.

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OBsERvATION XXI. (LEREDDE ET J ANSELME).

Lebl..., pâtissier, âgé de 69 ans, entre le 18 juillet98 à l'hôpital Saint Louis, pour un zona dorso-pectoral.

Dans la journée du 13 juillet, vive cuisson sur la région latérale droite du thorax ;le malade y reconnut une éruption. Dans la nuit du 13 au 14, sortit une nouvelle poussée, dessinant une large bande sur toute la face interne du membre supérieur droit, jusqu’au voisinage du poignet.

En même temps que l’éruption, le malade ressentit des douleurs fort vives siégeant à la partie postérieure du moignon de l'épaule; le frôlement des draps, le frottement de l’oreiller étaient intolérables. Depuis lors, ces douleurs ont persistéetont été la cause d’insomnies prolongées.

Depuis l’éruption, le malade a eu un léger mouvement fébrile, de l'agitation, et même un peu de délire.

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