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jours. En quatre jours, les vésicules s’étendirent du tronc ‘au cou, l’éruption était complète le 31 décembre.
Aucune nouvelle éruption ne fut notée après celle-là qui avait été accompagnée de symptômes fébriles, mais sans prodromes. Le quatrième jour, l’éruption s'étendit au visage, il survint du gonflement de la face et des fourmillements douloureux dans l'oreille et au-dessous dexrière l'angle du maxillaire inférieur. Il n'avait eu aucune poussée antérieure d’herpès et n'avait jamais souffert de l'oreille auparavant. Il ne pouvait indiquer de cause d'apparition à cette éruption.
Eu examinant les vésicules sur le cou, vésicules qui sont au nombre d'environ trente-Cinq, on voyait qu'elles s’étendaient du bord inférieur du maxillaire jusqu’à la clavieule, et de la ligne médiane jusqu’au bord postérieur du trapèze. Sur le tronc, l’éruption occupait le quatrième espace intercostal ên avant et, en arrière et suivait le trajet du quatrième nerf intercostal. Sur le visage, elle remontait derrière l'oreille, sur l’apophyse mastoïde, à la région temporale et sur le front. Il y avait aussi quatre vésicules sur la joue sur une ligne correspondant à la branche buccale du nerf facial. Toutes ces éruptions étaient vésiculeuses, contenaient un liquide clair, aqueux, sauf quelques-unes sur la face antérieure du thorax qui commençaient à se dessécher. Comparée à celle du côté sain, la sensibilité du côté malade était diminuée. Le sujet sentait la piqüre d’une pointe d’aiguille comme une pointe émoussée.
Il se plaignait d’une sensation de brûlure, d’engourdissement dans toute l'étendue de la lésion et de fourmillement dans et derrière l'oreille avec, de temps en temps des piqûres douloureuses.
Les éléments éruptifs avaient des dimensions variant du volume d’une tête d’épingle à celui d’un petit pois. Ils étaiént isolés et n'avaient aucune tendance à la confluence. Pendant que le malade racontait son histoire, la mimique anormale de son visage rendait évidente la paralysie faciale droite, mais, fait curieux, il ne s’en douta que lorsque son attention fut attirée de ce côté.
Il avait une paralysie plus ou moins complète du côté droit de la face. Il était incapable de fermer l'œil droit. La moitié droite de la peau du front était lisse et luisante. [l était incapable de froncer ou de relever le sourcil du côté malade. Lorsqu'il souriait ou causait, un côté de son visage restait sans
expression. Il ne pouvait pas siffler, ni souffler ni cracher proprement, et la joue était repoussée par les fortes expirations.
Il y avait une notable diminution de la sensibilité cutanée du thorax, du cou et du visage du côté malade.
Pas d’abaissement du voile du palais ni de déviation de Ja luette.
Le malade se plaignait de fourmillements douloureux dans l'oreille et dans le voisinage, mais il n'y avait pas de troubles de l’ouie.
A l'examen, l'oreille fut trouvée saine, bien que la peau du voisinage de l’orifice externe, fut légèrement gonflée.
Le côté droit du visage était tuméfié et semblait plus grand que le côté gauche.
Le sens ‘du goût était altéré, tout semblait insipide.
Les aliments s’accumulaient entre les dents et la joue droite, et il était obligé de les retirer avec ses doigts.
Comme il ne s'était pas aperçu de sa paralysie, il n'avait pu donner la date du début ; mais ses aliments, disait-il, s’accumulaient derrière sa joue depuis trois jours, et comme l’éruption générale remonte à huit jours. celle de la face à quatre jours, il est probable que la paralysie a débuté le jour qui à suivi l’apparition de l’éruption au visage.
6 janvier, 10° jour. Tous les éléments éruptifs du thorax, quelques-uns de la face et du cou se sont desséchés.
12 janvier. Les croûtes sont toutes tombées, la paralysie faciale s'améliore. Le malade ferme l’œil à peu près bien, mais il ne peut pas encore siffler. Il peut produire un certain degré d'élévation des sourcils. |
Le 19, le patient est beaucoup mieux, il peut siffler et les aliments ne s'accumulent plus derrière sa joue droite. Il peut fermer les yeux mais la contraction volontairement énergique de l’orbiculaire ne peut arriver à plisser la peau des paupières.
Il a encore des fourmillements d'oreille ; mais aucune douleur lancinante. |
Le 21. Le patient est entièrement guéri et il ne reste aucun signe de-sa paralysie antérieure. Il peut fermer avec force les deux yeux et mouvoir facilement tous les muscles du visage. Pas de douleur d'oreille. Taches pigmentées à la place des vésicules. Légère anesthésie de la zône pigmentaire, mais pas aussi marquée qu'auparavant.