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Pour reconnaître si les divisions de l'échellt

Sont égales y on l'applique contre une seconde échielle; par exemple, une règle divisée en pouces. On commence par observer combien il faut de degrés de Téclielle thermométrique pour faire une des divisions de la l*èglc; et en faisant glisser le thermomètre dans toute sa longueui*> on s'assure que le même nombre de degrés correspond toujours à la même division de la règle. Il est évident qu'il ne ,sufBt pas pour avoir un bon thermomètre que les points de 32 et 212° soient exactement pris , et que les degrés soient précisément i égaux en longueur; car l'on conçoit que si le diamètre

du tube est inégal, il arriverait nécessairement qu'une graduation très-exacte donnerait des degrés inégaux I sur l'échelle.

259. Si les points de 32 et 212° n'étaient point compris dans l'échelle de l'instrument que l'on veut vérifier, il faudrait alors le comparer avec un thermomètre étalon; et lorsqu'on a vérifié trois ou quatre degrés, s'assurer ensuite de l'exactitude de la division en la manière indiquée èi-dessus (258).

2(50. Si c'est un thermomètre à esprit dé vin que Ton veut vérifier, il n'est plus possible de séparer un petit cylindre de fluide pour s'assurer de l'égalité des divisions. Il n'est pas possible non plus de déterminer exactement le point de 212°. 11 faut alors reconnaître avec soin celui de 32°, et trois ou quatre autres de la manière indiquée', 257 et 258.

261. Lorsque l'échelle dépasse 212°, et qu'elle descend au-dessous de 32 , on vérifie les degrés supérieurs ou inférieurs, seulement en constatant leur égalité de volume avec les autres (256). '

262 • Dans toutes les expériences qui ont pour but àe comparer entre eux des thermomètres , il faut aroir

COMPAnÀl30N. DlûS THERIIOSlÈ%'a^S. lâ^

grand soin de leur. laisser le temps de prendre la tein*; përature du bain dans lequel ils sont plongés ; et si Von n'a la précaution de les chginger de place fréquem-. ment, et de les promener dans le liquide > on s'expose à trouver des différences considérables. Le temps nécessaire pour que des thermomètres prennent la température du milieu dans lequel ils se trpuvent plongés, dépend de la grosseur de la boule, de l'épaisseur du, verre» et du liquide qu'ils renferment; si Ton com* pare à la hâte deux instrumens de ce genre, il peut, arrlyer que non -seulement ils ne soient pas. tous les deux à la même tempéra^ture, mais encore que ni l'ui^ ni l'autre n'ait la température du bain. L'on s'exposerait ainsi à rejeter comme mauYais d'excellens instrumens. .

363. C'est encore pour cette raison que lorsque Ton compare deux thermomètres en les mettant dans un liquide ,^chauffé , et observant s'ils descendent en même temps à mesure que la température baisse, oii^ s'expose à être induit en erreur, si les thermomètres sont d'un volume très-différent, si le bain est petit, et si le temps mis à parcourir un certain nombre de degrés est peu considérable. L'on trouverait , quelquefois de cette manière des différences qui réellement n'existent pas. Il est facile d'apprécier l'étendue de cette cause d'erreur en prenant deux thermomètres qui aient une marche absolument semblable, plaçant la boule de l'un dans un tube mince contenant une petite quantité de mercure, les plongeant ensuite tous les deux dans l'eau chaude, mais, de telle manière que l'un reçoive directement l'impression de la chaleur, et que l'autre ne la reçoive que par l'intermédiaire du merct^rç; l'on pourra juger de la grande différence qu'ils présenteront dap^^ leur^

158 MANIPlTLATlOira CRIUlQtJES.

indications^ soit que la, température s'élève ou qu'elle s^abaisse, difiEérence qui est due uniquement à la quantité de mercure ajoutée, et àTépaisseur du tube qui le renferme , et qui est bien propre à faire concevoir Tinfluence que ces deux causes peuvent avoir dans les observations tfaermométriques.

' 264. 11 existe encore quelques autres causes qui peuvent influer sur la permanence des indications d'un thermomètre; mais ces causes sont très-délicates à apprécier, et dans le plus grand nombre de circonstances ne méritent pas qu'on y ait égard. L'^on a prétendu quie la pression constante de l'atmosphère sur la boule du thermomètre en diminuait le volume, et élevait par xîonséquent le mercure à un degré supérieur de réchelle; on a prétendu également qu'un thermomètre, après ^voir été considérablement échauffe ou refroidi, ne donnait plus immédiatement après la même indication lorsqu'il revenait à sa température primitive, que dans le premier cas il restait plus bas, et plus haut dans le second , à cause de la lenteur avec laquelle le verre revient à son volume primitif; mais ces considérations ne sont pas de nature à occuper ceux qui commencent l'étude de la science , ils doivent se jdontenter de savoir vérifier si l'instrument dont ils se servent est exaci. Toutefois, s'il arrivait que de pareils changemens pussent être constatés, il ne faudrait pas omettre de le &ire , parce qu'ails pourraient Servir à faire connaître et à expliquer la cause de ces phénomènes.

265. n ne sera pas nécessaire de décrire ici tous les thermomètres qui ont été imaginés , et les divers usages auxquels on les applique. L'alcohol et le mercure sont les deux seuls liquides employés aujourd'hui. L'on ne

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