‹ Manipulations chimiques (volume 2)Chapitre 36 sur 74 · THERMOMÈTRE A MERCURE · texte numérisé non relu

THERMOMÈTRE A MERCURE

doit jamaU se servir du thermomètre à Talcohol pour évaluer des températares de 80^ et au-dessus , car^ lion**seulement ils donneraient des indications fausses, tniais encore pourraient éclater par TefTet de la yaporisadon du liquide ; il est employé avec beaucoup de succès pour évaluer les températures très-basses , par la raison qu'il n'a pas été congelé jusqu'ici. Lé tbermomètrie au mercure peut servir , au contraire, pour indiquer les températures de 30 à 36^ au-dessous de O^y jusqu'à 330® au*dessu$. Mais le^ indications fournies à ces températures * extrêmes méritent en général peu de confiance.

i66. Xjn bon thermomètre à mercure, hermétiquement bouché, ne peut pas indiquer une température au-dessus de 300^, car alors il entrerait en ebullition; înais lorsqu'il est ouvert par le haut, et soumis par conséquent à la ptession atmosphérique, il peut s'élever jusqu'à 350^. "Pou? les expériences délicates il est convenable d'avoir un thermomètre d'un petit volume; non-seulement le tube doit être extrêmement étroit, ce qui fournit des degrés plus grands, i3t par conséquent plus facilement appréciables, mais la boule doit elle-même être fort petite. Lorsqu'^un thermomètre indique la température d*iin corps, il se met nécessairement en équilibre avec lui, c'est-à-dire qu'il lui en fournit ou lui en enlève suivant qu'il est pl^on moins chaud. Le corps change donc de température par le contact de l'instrument, et si sa masse est petite relativement à celle du thermomètre , la température observée sera évidemment très-différente de la température' réelle avant rexpérience. L'on évite ou plutôt Ton diminue cette source d'erreur en prenant une boule de thermomètre aussi petite que possible. En outre,

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comme il faut un temps plus considérable à uu thermomètre de grande dimension pour s'échauffer ou pour se refroidir y le temps nécessaire pour qu'il prenne la température du milieu ambiant peut apporter un changement dans celle du corps, objet de Texpériencé. C'est par conséquent un jnotif de plus pour préférer encore les thermomètres à petites boules. L'on trouve un grand, fivantage à se servir de tubes à calibre plat^ car y par cette disposition, le mercure se trouve répandu sur une plus grande surface sans augmenter de volume^ ce qui rend les degrés beaucoup plus sensibles,

267. Lorsque la boule du thermomètre est d'un volume considérable ou que le verre en est minc^, et que la colonne de mercure dans le tube est d'une cer^ taine longueur , la position dans laquelle on tient l'instrument peut avoir de l'influence sur ses indications : supposons , par exemple , qu'un thermomètre ayant une colonne de quinze pouces (anglais) de mercure dans le tube, soit placé dans une position verticale, la boule en bas, et qu'on le retourne ensuite de manière à la porter en haut, si le mercure ne gagne pasj'extrémitë dir tube , ce simple changement de position suffira pour faire varier d'une atmosphère entière la pression qui était exercée sur la surface extérieure de la boule. Ëa effet, dans la première position de l'instrument le mercuj^exerçait dans l'intérieur de la boule une pressioiji égIR à une demi-atmosphère, pression qui s'exerce en seps inverse dans la seconde position » et , qui produit par conséquent la différence d'une atmosphère entière» L'on conçoit que, sans être toujours aussi considérable^ cette différence de pression peu t être souvent assçz fort^ pour affecter le volume de la boule. Il est donc convenable d'essayer l'instrument dans différentes positions

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afin. de pouvoir évaluer les différences qui. pourraient être dues à cette cause.

268. Il est encore d'autres sources d'erreurs qui peuvent dépendre de la longueur du tube du thermomètre, et qui tiennent à ce que dans les observations Ton n'expose pas toujours à l'action de la. chaleur la même quantité de mercure qui a servi de base à la graduation. Si un thermomètre dont le tube est de trois à quatre pieds a été gradué en plongeant la boule et deux ou trois pouces de la tige seulement dans la glace fondante et dans l'eau bouillante , et qu'on s'en serve ensuite dans des situations où la plus grande partie de la tige soit exposée à l'action de la chaleur, il pourra fournir des indications qui présenteront quelquefois deux ou trois degrés d'erreur. Il y avait 9 il y a quelques années, dans la brasserie de M. Whitbread, un thermomètre qui servait à indiquer la température d'une chaudière d' evaporation très -profonde; l'extrémité supérieure s'élevait aurdessus de la chaudière, et le liquide bouillant dans lequel plongeait la boule était à une profondeur de plus de trois* pieds. Cet instrument, ainsi placé, indiquait dans le moût de bière bouillant une température supérieure de plusieurs degrés à celle du même moût puisé dans la chaudiore et placé dans un poêlon : cette différence était produite par la seule dilatation qu'éprouvait le mercure du tube plongé dans la vapeur de la chaudière, la graduation ayant été établie en opérant uniquement sur le mercure de la boule.

269. Il est quelques thermomètres qui portent à leur partie supérieure un renflement en forine de boule, qui est destiné à recevoir et cond^iser les vapeurs : lorsqu'il arrive que le liquide qu'il renferme est porté à

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