On opère quelquefois la pulyériijation d'une
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snl^atancé en la broyant tnr on porphyre aveu une tûo»' lette ; maU quoique ce procédé pnisra être bon dans les arts, sortoat lorsqu'on péiit humecter lés corps de manière à en faire une pate^ il est tellement inferienr au morbier pour les usagés d'un laboratoire ^ qu'il n'est pas nécessaire d^'en donner ici la description.
&17« U n'arrWe 'que- rarement ^ peut-être jamais^ qu'on parvienne à diviser une substance, en particules d'une égale graveur y et presque toujours la différence qui .fexiste entre elles est éttdente. Quoique cela ne pré* sctate le plus ordinairement aucun ineontéuîent ^ il est souyent nécessaire de séparer les particules suivant leur grosseur. L'opération ordinaire du tamisage est si EL ^mple et si einanue , qu'il est inutile de la décrire avec détail ; il suffira de dire qu'il faut avoir dans un labora** toife deux ou trois tamis, que l'on nettoiera après cha-^ que opéi^ation, soit avec utie brosse , ou mieux encore eu lès lavant sotts un filet d'esiu.
318. Le tami^ offre etfcore un excellent moyen dé mélanger les potiklres^ lorsque les particules en sont asvez fines pour passer au travers. Après avoir mêlé k la main, ou avec une spatule ^ les deux ou trois poudres à mélanger^ on les tamise ensemble à cteux ou troid reprises différentes.
3 19. On peut opérer la séparation de particules de différ€ttites grosseurs au moyeq de lavages : cette opé^ ration s^effectue en vertu de la propriété que possèdent les particules les plus légères, et les plus ténues de rester en suspension, dans un liquide beaucoup plus. long«« temps que les particules grossières; mais elle ne peut* s'appliquer qu'aux corps qui sont insolubles dans Teau , ce liquide étant celui qu'on emploie le plus fréquemment à eet usage. On peut .se servir pour cela
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dliiuot-tie^ même danâ lei^uél cA a pulvérisé h substance; Supposons qu'on ait à réduire une pierre en poudre, dont totales les partiéulé^ soient d'une égalé grosseur; après l'ayolr pulvérisée dans un mortier, à là manière ordinaire , et quand ou jugera qufelle est déjà en partie à uu asseii gi^nd degré d^ tlnuilé , ôîi y versera de l'eau dé fiiçcto à le rempEf aut deuJL tiers y on agitera la poudre , bti la laissera reposer pendant quelques minutes , pour donner aux' parlieules les plus grosses le temps de se déposer, on décantera le liquide surnageant ^tfànâ une capsulé , ayant soiu de ihe pa§ verser lë précipité qui est au fond du mortier. On pilera de nouveau le dépôt , [ ota y versera de nouvelle eau, et VoU opérera comme' la première fois; on Continuera aitisi jusqU^à Ce que toute la substance ait été convenablement pulvérisée. .[
320. Si la pulvérisation ne doit pas élré poussée^ plus loin , on laissera le mélange en repos^ juâqù^à ce que le liquide devienne clair, et que la matière itbrmé une couche au fond du vase. On décantera alors le Iî« quide , et Ton fera sécher le dépôt. Si pendant la dessiccation la substance se réunissait en masse, on p'oùr^ rait la diviser aisément dans le mortier. " '
321. Si Ton trouvait que la poUdfe he tùt pas' assez uniforme dans sa grosseur, après une première opéra» . tion , on en ferait une seconde , ce qui serait surtout nécessaire si Ton n'avait à chaque lavage laissé reposer l'eau qu'un temps très-court. Dans ce dernier cas , en remettant la matière dans le mortier, et en renouvelant les lavages , on' séparera une grande partie de la portion grossière , et après l'avoir pulvérisée de nouveau , on * agitera le tout' ensemble , et l'on aura soin de laisser reposer là matière plus long*temps que la première fois.
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822. Les particules en suspension seront d'autwt plus ténues qu'on aura laissé déposer plus long-temps le liquide , ce qui fournit un moyen facile de se procurer des poudres de toutes les grosseurs désirables.
323. Il est une autre manière de faire le lavage > qui consiste à pulvériser à sec la substance dans un petit mortier; on place ensuite celui-ci au< milieu d'une capsule plate. Ton verse alors un filet d'eau dans le mortier, eh triturant^continuellemcnt; l'eau, apr.ès avoir rempli : le mortier, tombera dan^ le vase inférieur , entraînant avec elle les particules les^ plus ténues; comme cçmouvement de l'eau est continu, Ton pourra faire passer la totalité de la substance du mortier dans le bassin* Lia finessç de la poudre dépendra de la profondeur du mortier, et de la vitesse imprimée à l'eau. Lorsqu'on voudra obtenir une poudreplus fine, on recommencera l'opération comme précédemment*.
324. On peut opérer, par des procédés semblables, la séparation des matières insolubles d'une pesanteur spécifique différente. C'est ainsi qu'en pulvérisant et lavant un minerai contenant de l'argent à l'état métallique, on parvient à en séparer presque toutes les matières terreuses qui. l'accompagnent. En traitant les minerais de platine de la même manière, on sépare riridium, l'osmium, et plusieurs autres substances qui font aussi partie de la mine de platine.
325. Il arrive rarement qu'on emploie pour ces lavages d'autres liquidés que de l'eau ; cep^idant dans quelques cas particuliers, lorsqu'on opère sur de petites quantités de matière , on pourrait se servir d'buile; et. comme, en vertu de sa viscosité, l'huile retarde beaucoup la précipitation de la matière i l'on obtiendrait des ppudres beaucoup plus fipes. Pour se dé-