‹ Manipulations chimiques (volume 2)Chapitre 45 sur 74 · SUPPORTS · texte numérisé non relu

SUPPORTS

la capsulé de manière à ne laisser que peu ou point de 6able entre elle et le fond du bain , puis on relève lé sable contre Içs parois extérieures ; Ton peut ain^i donner à la capsule tine chaleur proportionnée à Tefiet qu'pn veut produire. Mais on ne doit pas ordinairement relever le sable plus haut que ne s'élève la dissolution elle-rméme ; car la partie du vase qui est au-dessus du liquide pouvant s^cchaufTer très-fortement , sipar Teffet de rébùllition le liquide s'élevait jusqu'à cette hauteur, le changement brusque de température qui en résulterait pourrait faire rompre le vî^se, ou donner lieu à beaucoup de vapeur qui , soulèverait le liquide pardessus les bords.

, 3o7. On facilite réchauffement d'un liquide dans

un ballon en recouvrant celui-ci . lorsqu'il est placé sur le. sable , avec un cone tronqué , comme on le voit dans la

3Â8y 3â9. Lorsqu'on ne chauffe qu'avec un petit feu d^ charbon, ou la flamme d'un lampe, il faut soutenir la fiole j^ au moyeti d'un trépied à anneau

semblable à celui que représente la figure, ou d'un suppprt à cornue. Avec le trépied, la ûole se trouvant à une hauteur fixe, la lampe, ou le fouriieau dpivent nécessairer ment être élevés à la distance convenable , et rdn y. parvient au moyen des tasseaux cylindriques en bois, déjà décrits (16). Les supports à cornue sont vendus par lesiabrican& d'instrumens ; ces appareils se composent d'une tige verticale en laiton fixée. sur un pied très-lourd; le Jçng de cet\e tige gUasç wnç douille pori^pt une queuçj

184 KAN IPULÀTIOMB^ CHIMIQUES •

qui 80 termine par un anneau, et qui pevrt se âser Si une hauteur quelconque au moyen d'une vis de pression : <m doit avoir des anneaux de différentes grandeurs , suivant la capacité des vases qu'ils doivent supporter. II est facile, avec un appareil semblable', de tenit* k fiole ou le ballon à une distance convenable de la lampe ou du fourneau. Le pied de ces supporta est ordinairement en fonte y d'une forme circulaire, et garni

de plomb intérieurement. Mais il est préférable de le faire d'un morceau de planche forte de douze pouces enr viron de long sur six dé large,' et à'un pouce d'épaisseur. La tige verticale doit être placée à l'une de ses* extrémités, à un pouce et demi à peu près du bord. Oa placera sut* cett^ planche la lampe ou le fourneau, et au-dessus l'anneau mobile; decettemanière,quel que soit le poids qu'il ait à supporter, cet appareil ne pourra être renversé.

360. Une faut jamais poser un fourneau immédiatement sur du bois ; on devra toujours placer dessous une brique, pour garantir le bois de Taction du feu. 361 et 362. Lorsque la chaleur d'une lampe n'est pas suffisante, et que quelques circonstances rendent cependant ce moyen de chauffage préférable à tout autre, le ç6ne en fer -blanc (357) peut être alors appliqué utilement. Il détermine autour dey la partie ^supérieure de la fiole une atmosphère d'àîr Vrè|$-ehatid, et permet d'élever la température à un degré auquel on ne pourrait atteindre sans cela. Afin d'empêcher le contact de là partie supérieure du cône avec fa fiole , ce qui pourrait en occasioner quelquefois la

TUYAUX PaUH h% FA9SÀGS ^^$ VAPEURS; t^S

-rupmre, on doit garnir lô haut du eAw avec du pfipi^ épais , du carton , ou un anneau en liège. La surface «lérieure devra être entretenue bien propre et brillante.

363. La nature acide des vapeurs qui a'élèvent de quelques dissolutions rend quelquefois nécessaire de les empêcher de se répandre dans le laboratoire , et de lea porter 4iu-dehors : c'est alors qu'il faut faire usage du tuyaudéorit (7 )pour porter les vapeurs dan» la cheminée.

364. Un tuyau mobile est un accessoire fort utile au fourneau-table ci-devant décrit (152), Il se compose d'un cône porté par trois pieds; sondiamètre inférieur est égal àcelui du bain de sable (lâ3)$ le tuyau qui le surmonte est recourbé trois foi» à angles droits, pour venir déboucher devant la porte du foyer, comme dans la figure. Ce tuyau peut s'ajuster en deux ou trois pièces ; les difierentes parties peuvent en être faites coi

cuivre > cependant il serait peut<étr6 préférable dd faire Tentonnoir et le tuyaa aupériîeur en grès. Lorsqu'on placera ce tuyau sur le bain d^ sable, &i l'on a êoia de kisser entr'ouvertè la porte du foyer, il s'établira nn tirage suffisant pour entraîner dans la cheminée toute la vapeur qui se produira.

365. L'intérieur du tuyau doit être entretenu bien propre, afin quei la poussière qui s'y serait réunie ne tombe pas dans les dissolutions; mais pour plua de sAreté on devra recouvrir l'ouverture du ballon avec une petite doche renversée.

868. Lorsque les vapeurs se produîroï|t spontanément, où n'exigeront pour cela qu'une faible chaleur, on pourra se càntenter de placer la fiole sur un valet

de lisière (69), dans uiie position inclinée , son ouverture dirigée vers le cendrier, dans lequel le tirage les entraînera. Lorsqu'on possède dans un laboratoire une de ces cheminées dôtat il a été question (S •— 151 ) , on les emploie avec avantage pour diriger au-dehors les vapeurs.

367. Outre les soins à donner aux , dissolutions en général, et que nous venons d'indiquer , il y a une foule de précautions à prendre , lorsqu'on veut opérer avec précision ; ainsi , quand la quantité de matière sur laquelle on opère a été pesée, il est important de n'en rien perdre-en l'introduisant dans la fiole , ou tel autre vase. dont on se sert. Il faut pour cela employer un petit entonnoir, dans lequel on passera ensuite de Teau distillée pour entraîner les portions de matière qqi auraient pu y l'ester adhérentes.

, 368. S'il se produit une effervescence dans la fiole, comme lorsque le carbonate de chaux agit sur un acide, par exemple 9 et qu'il se produit des bulles de gaz qui , en crevant à la surface, projettent des gouttes de liquide quelquefois à plusieurs pouces de hauteur , il faut , pour éviter de perdre de la dissolution , tenir la fiole inclinée.sous un angle d'environ 45<^, afin que les gouttes, au lieu de sortir par l'orifice, aillent frapper contre les parois de la fiole où elles , seront retenues. D'autres fois , le courant du gaz , surtout lorsqu'il est considérable, peut entraîner malgré l'inclinaison de la 'fiole une assez . grande quantité de liquide ; on ne doit dans ce cas. ajouter l'acide ou chauffer qu'avec beaucoup de précaution , afin d'éviter les erreurs possibles. Par la même raison, les opérations susceptibles de donner lieu à une grande effervescence devront être jfait^ 4ans des ballons d'une assçz grande capacité

HANlàRE DE VERSER. ],97.

pour que le courant du gmne soit pas trqp rapide ^ et que les particules aient Fespace et le temps nécessaires pour retomber.

869. Quelques précautions que Ton prenne .pp^r/ verser un liquide d'un vase dans un autre, il' est très-difficile , presque impossible d'empêcher , lorsqu'on relève le vase, qu'une petite quantité ne coi^le

à l'extérieur, ce qui occasione nécessairement une perte.

L'on obvie à cet inconvénient en faisant couler le liquide le long d'une baguette de verre, comme on le voit dans la figure. Cette baguette peut ensuite être lavée facilement , ainsi que la capsule , avec de l'eau distillée.

370. Une baguette de verre employée comme nous venons de le dire peut aussi servir à introduire un liquide dans une bouteille à goulot étroit ; elle a même quelque/bis un avantage sur l'entonnoir, en ce qu'il n'y a qu'une bien moindre surface de mouillée.

371. Lorsqu'on ne veut pas enlever la totalité du liquide contenu dans une vase, mais que l'on veut seulement en avoir quelques goutte^., l'on se sert avec avantage d'une baguette que Ton plonge dans le liquide, et que l'on fait égoutter ensui|;e sur un plateau de verre ou une petite capsule. L'on enlève ainsi des quantités variables suivant qu'on plonge plqs ou

108' MANllttJlAttO!râ CfilVIQtnES.

moiiia la baguette, et Tfi peut, en la tenant dana une position presque horizontale , soustraire une quantité assez notable du liquide sur lequel on agit. Toutes ees petites observations sont utiles pour des expériences délicates^, et lorsqu'on n'a à sa disposition que de petites quantités de substances.

372 et 37 â. Un instrument très-utile dans un làbo* ratoire , et dont la description trouve naturellement iei la place, est\9i bouteille à laver. Elle sert à pi*ocarer

successivement de petites quantités d'eau. On doit en avoir au moins deux dans un laboratoire; l'une ^ pouvant fi^Urnir des gouttes asse^ grossed, ou n^éme un filet d'eau; l'antre, n'en laissant échapper qu'une quantité très'^petite. La plus grande doit être une bouteille de demi«pinte environ ; son ouverture est fermée par un fort bouchon , légèrement concave en dessous, comme onie voit dans la figure , et que traverse un tube de verre de deux pouces et demi à peu près de longueur, et d'un huitième de pouce de diamètre intérieur. Ce tube ne doit pas dépasser le bouchon à l'intérieur. 11 est effilé à la lampe, et légèrement recourbé à sa partie èupérieure. Le bouchon portera une petite rainure conique allant en diminuant à partir de Fe&térieur, et destinée à la rentrée de Vair. Cette entaille dœt se trouver dû côté opposé à la courbure du tube. Lorsque là bouteille est pleine d'eau distillée, et qu'on l'incline^ elle fournit un filet d'eau plus ou moins considérable, suivant la position qu'on lai donne, et peut ainsi servir â laver des tubes, des entonnoirs, etc. On peut aug»menter la rapidité de la chute en donnant quelques secousses à la bouteille.

tmoix m» MtfOLTAH». 109

. 874. Le choix das disaolvaas oonTenables pour cer« taiiH» MibftCanees est de la plus grande importance» et doit cependant élre abandonné en grande partie à la' sagacité de l'o|iéi^ateur. S'il s^agit de reconnaître les* propriétés d'une substance en agissant sur ses dis^; solutions y il faudra d's^rd la traiter par l'eau ; si ce liquide est sans action » on essaiera successivement l'alcohol^ les ethers sulfurîque et acétique, les hui* les^ etc. OtL doit toujours employer de préférence les' diseolvans susceptibles de se vaporiser et incapables d'altérer les propriétés chimiques de' la substance à dissoudre* L'eau est de tousles dissoWans celui qui po»» sède ces propriétés au plus haut degré.

S75. Dans un grand nombre de circonstances où Ton ne peut employer ni l'eau nil'alcohol séparément, il est a vantageus. de les employer mélangés. Ainsi , pour sé« parer un mélange de muriate de soude et de sulfate de chaux , il vaut mieux employer un liquide formé d'une partie d'alcohol et de deux ou trois parties d'eau qui ne dissoudra que le muriate, que de faire usage d'eau pure qui dissoudrait à la fois le muriate der soude et unepdr* tion de sulfate de chaux.

976. Lorsque aprèf avoir préparé une dissolution aqâeuse d'une matière végétale que l'on aura reconnue contenir différentes substances don( quelques-unes seu« lement sont solubles dans ralcohol(et il est peu -de dissolutions végétales qui ne soient dans ce cas ) , il fondra les séparer les unes des autres ; la première chose à faire sera de concentrer la dissolution par 1 evaporation ^ sans la pousser toutefois jusqu'à siccité, ou jusqu'au point où la matière organique pourrait être décompo^ sée; l'on traitera ensuite par l'alcohol le produit de cette evaporation. Si l'on prolongeait trop long-tempa Yé

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yaporation y Von aurait une masse sur laquelle l'alèokol n'agirait qu'imparfaitement à moins qu'on n'y employât beaucoup de temps, parce que les matières solubles seraient garanties de son action par celles qui ne le sont pas. Il vaut mieux arrêter Tévaporation lorsque le li* quide est sinipeux , et y yerser uiie petite quantité d'aloohol : il se produira il est yrai un précipité ; mais, en agitant , l'eau qui se trouve en excès -redissoudra lei précipité, et le tout redeviendra liquide. En ajoutant de l'alcohol à plusieurs reprises , et agitant à chaque fois y il se formera peu à peu un précipité qui ira^en augmentant avec la proportion d'alcohol. On effectuera par ce moyen la séparation de toutes les matières inso* lubies dans l'alcohol , et les autres resteront en dissolution. La quantité d'alcohol à ajouter doit surpasser de beaucoup l'eau qui resterait encore après l'évaporation , sans quoi son pouvoir dissolvantse trouverait affaibli, et la séparation des substances insolubles de celles qui sont solubles , ne serait point complète* De «là la nécessité de pousser l'évaporation aussi loin que possible^ tout en conservant au résidu assez de liquidité pO|Ur que l'alcohol puisse y être mélangé facilement. Quand la masse d'alcohol ajouté formera trois ou quatre fois le volume total , on sera certain que la séparation est complète.

377. Quelques acides se comportent quelquefois comme de simples dissolvans , et ne paraissent point occasioner d'altération dans les substances sur lesquelles ils agissent. C'est ainsi que l'acide acétique dissout le caoutchouc; que les acides acétique, nitrique, muriatique f et quelques autres , dissolvei^t les phosphates et les borates; enfin que l'acide muriatique dissout le sulfate de plomb et un peu de muriate d'argent.

DISSOLUTIONS) ACIftES , ALKALIS. 201

378. Lorsqu'on fait usage des acides ou de tels autres agens chimiques énergiqliès solubles daiis Veau, soit comme simples dissolvans, soit pour obtenir des combinaisons, il faut se déterminer dans leur choix par les avantages particuliers que petit presenter chacun d'ieux. Ainsi, lorsqu'on emploiera Tacide nit,rique, comme dissolvant, Ton^ devra se rappeler qu'il ne forme que .des sels solubles, qu'il cède facilelment Toxigène à tous les' métaux , et facilite par conséquent leur difssblution , enfin qu'il peut se séparer de $es combinaisons à une température élevée. L'on devra également avoir présentes à l'esprit toutes les autres propriétés de l'acide nitrique, et de tous ceux que l'on pourra employer comme di^solvans.

379. De tous les dissolvans alkalins dont on peut avoir. besoin, le plus commode est sans doute l'ammo» niaque 9 à cause de sa grande volatilité, qui se retrouve également dans tous les sels qu'il peut former, à l'exception du phosphate, du borate, et de ceux qui contiennent des acides métalliques. On n'aur^ recours aux alkalis fixes que dans les cas où l'ammoniaque ne pourra être employé avec succès.

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