faut être sur ses gardes relativement aux
variations qu'apporte dans la solubilité de certains corps la présence de matières étrangères; ainsi de
petites quantités de certaines substances que l'on regarde généralement comme insolubles, pourront être dissoutes à la faveur d'une autre substance ou d'une dpuble décomposition. L'on aura lieu également d'observer que telle substance qui se dissout très-promptement dans certains véhicules, ne s'y dissoudra, dans quelques circonstances, qu'avec difficulté lorsqu'elle sera mélangée avec 'une autre,
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bien qua cette dernière ae paraisse ex€rc^ autline action but die. C'est ainsi qu'en; faisant bouillir du phosphate de baryte dans une dissolution de muriate de potasse» l'on en dissout une quantité plus considérable que si Ton çût employé de l'eau pure. D'un autre càt^i si l'on précipite ensemble de Taluminé et de l'oxide-do fer. Ton éprouvera de la diii[i<iulté à redissoudre dans la potasse la première de ces deu& substances^ bien que seule^ elle soit très -^fecilement soluble dans cet aUpili.
381.. Les alkalis terreux sont- sensiblement solubles dans les*, dissolutions de sucre ^ et même, quoiqu'à un moindre degré y dans les dissolutions de matières végé*' taies et dans les extraits; en sorte qu'ils existent parfois en dissolution dans des circonstances toot^à-fait inattendues ^ ce qui pourrait induire ^i erreur un chimiste peu expérimenté/ tant sur les propriétés que sur les caractères de^ autres substances avec lesquelles ils sont mêlés» Le platine, qui n'est pas soluble dans' l'acide nitrique, même à Tétat spongieux et de division extrême,^ acquiert cette propriété lorsqu'il -est alliée A petites portions à des métauit qui y sont solubles , en sorte qu'il se présente quelquefois dans des dissolutions où on ne l'aurait pas supposé. L'acido tartrique et les tartrates jouissent à un très-haut degré de la propriété de rendre solubles, dans d'autres acides, divers oxides métalliques qui ne le sont pas natu*reltement. Cette propriété se manifeste surtout lorsqu'on ajoute à la dissolution des substances capables d'opérer la séparation de ces oxides dans les circonstances ordinaires. Les oxides de bismuth, d'anttmoine, d'étain et de titane deviennent très-solubles dans les acides lorsqu'on y ajoute de l'acide tartrique;
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de même si Toii iyoute une -certaine ((aautite de œt: acide à des dissolutions de sels à base de fer, êfi titane, de manganèse 9 de ciriûm, de cobalt , de nickel, de plomb , d'antimoine , d'alumine ^ de magnésie , et d'y tria y Tammoniaiopie, et quelquefois même la po* iasse ou la soude, n'en peuvent plus précipiter lea bases. On peut dans certains cas tirer avantage de cette propriété ; mais elle o£Pre aussi parfois des inçonvéniens, en rendant nulle l'action des réactifs ordinaires.
382. Les sels métalliques fournissent des dissolutions aqueuses qui y en conséquence des diffiérentes propor* tions d'oxigène arec lesquelles la plupart des métaux peuvent se combiner, subissent des altérations en rai*^ son du degré d'oxigénation que prend le métal dans la dissolution. Ces changemens peuvent être utiles dans quelques circonstances. Si l'on veut oxidér un métal, soit pour le rendre sqluble ou pour tout autre objet, les agens dont on se servira seront particulier* rement les acides nitrique et ni tro-muria tique, le cklore et le chlorate de potasse, et c^uelquefois même les alkalis. Aucun métal n'est soluble dans l'eau ou dans un acide , s'il n'est combiné avec l'oxigène; c-est en vertu de cette loi que les addés sulfurique , phosphorique, et peut-être muriatique, lorsqu'ils dissolvent un métal , déterminent fréquemment la décomposition de l'eau , dont l'oxigène se fixe sur le métal. L'acide nitrique est souvent décomposé , le métal avec lequel on le met en contact s'oxigénant aux dépens d'une partie de l'oxigène qui entre dans sa compositioUé Les sels de protoxide passent souvent à Tétat de sels de peroxide en ajoutant à leur dissolution de l'acide nitrique , ou de l'acide nitro-muriatique, ou du chlorCé En chauffant un sulfate, un muriate, ou un nitrate de
20i MANIPULATIONS CHllflQUISS.
protoxide de fer avec tin pea d'acide nitrique, ou nitro-m^riatique, on. obtiendra des sels de peroxide : la chaleur seule effectuera. cette transformation pour le nitrate. Le proto-nitrate d'étain se comporte comme celui de fer. Dans toutes ces /transformations il ne faut employer aucun acide qui puisâe nuire aux opérations subséquentes/ ou ne soie susceptible de se volatiliser par la chaleur. On peut s'assurer de rinâuence des alkalis pour favoriser Toxigétiation > en mettant un peu d' oxide de chrome ou d'un sel de ce métal , dans une 'dissolution alkaline , celle-ci étant en grand excès. 3i l'on fait évaporer à siccité dans une capsule de platine , et çhaufTer le mélange avec le contact de Tair, Toxide de chrome en absorbera Toxigène, et se transformera en acide f^hromique par Tinfluence de Talkali avec lequel il tend à se combiner.
' 383» Les agens désoxidans sont particulièrement les substances végétales, telles que Talcohol, l'éther, le siicre^ la gomme , etc. Parmi les sels métalliques , eeux de peroxide de manganèse peuvent passer »à rétat de sels de protoxide , en les faisant bouillir avec de Talcohol ou de Téther, et devenir incolores ; le platine et le palladium en dissolution sont ramenés par Talcohol bouillant à Télat métallique. Les peroxides de plomb et de manganèse , mêlés avec Tun des corps désoxidans ci-dessus et un acide, sont ramenés à l'état de protoxides, et se dissolvent lorsqu'ils peuvent former avQC l'acide un sel soluble. Les chromâtes avec excès d'acide, chauffes avec l'un. de ces mêmes cQrps, perdent leur oxigène , et se transforment en partie en oxide de chrome , qui s'unit avec l'excès d'acide pour former un sel.