‹ Manipulations chimiques (volume 2)Chapitre 53 sur 74 · DISTILLATION , TUBE DE SURETE DE WELTER · texte numérisé non relu

DISTILLATION , TUBE DE SURETE DE WELTER

cornue qui contient le mélange est adaptée à un ballon tubulé a f qui porte un tube recourbé plongeant dans un flacon de Woulf b. Le meilleur moyen d'ajuster hermétiquement la cornue et le ballon serait d'user à rémeri le col de chacun deux, et de les faire entrer Tun dans Fautre à frottement; mais comme on peut rarement appliquer ce moyen on se sert de bouchons de liège percés, et on recouvre ensuite les joints avec un lut de farine de lin , du mastic de vitrier , ou du plâtre de Paris.

441 et 442. Le récipient tubulé a doit être parfaitement sec, et le flacon b doit contenir assez d'eau pour que l'extrémité du tube puisse plonger dans ce liquide. Ainsi Ton recueillera dans le ballon un produit qui ne sera mélangé d'aucune substance étrangère^ et les por* tions qui auraient échappé à la condensation seront' condensées par l'eau, et s'il s'échappe quelques matières gazeuses elles pourront, à l'aide d'un second tube, être recueillies comme nous le dirons.

• 443. il est encore quelques précautions à prendre dans quelques cas particuliers comme celui qui nous occupe. L'on voit que lorsque -la condensation des

vapeurs contenues dans la cornue et le récipient viendra à s'opérer, le liquide renfermé dans le flacon b sera refoulé dans le récipient a, et se mélangera avec son contenu, inconvénient que l'on doit chercher à éviter. L'on y parvient au moyen du tube de siïireté de Welter figuré en marge. On le fixe dans la tubulure de la corpve, et l'on y introduit du mercure jusqu'à ce qu'il occupe environ le quart de la boule. Le mercure interceptera par con-

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séqvtçnt la communication entre Tair et la cornue , et s'élèvera dans la branche latérale asc^idante à une hauteur dépendante de la pression qui sera exercée dans rintérieur. Lorsque la condensaiion se pro* duit dans Tintérieur de l'appareil , Tair extérieur tend à rentrer en refoulant Veau dans le tube 4t de la figure précédente , et le mercure dans la boule d:'û rentrera effectivement par celui de ces deux tubes dans lequel la pression sera la moins forte. Il est donc néce^ saire que la hauteur du tube c, a partir du niveau da liquide, soit au moins quinze fois aussi considérable que la hauteur du mercure , depuis la partie inférieure de la courbe <m e jusqu'à son niveau dans la boule , lorsqu'il y est presque entièrement passé* Alors l'air pourra rentrer de préférence en soulevant la colonne de mercure.

AU. Il n'est pas inutile d'observer que quelques bulles d'air rentrant dans l'appareil s'oppc^ent plus sûren\ent à la condensation ultérieure des vapeurs » que ne pourrait le faire toute l'eau du récipient rentrant par le tube c^ par la raison que les faillies d'air se trouvent de suite en contact avec la partie la plus échauffée de l'appareil , se dilatent beaucoup, et tendent à rétablir réquiliiu*e avec la pression extérieure, tandis que l'eau, au contraire, taid à opérer la condensation de la vapeur f non-seulement par le re&oidissement qu'elle occasione dans les vaisseaux, mais encore parla propriété qu'elle a de dissoudre les vapeurs avec lesquelles elle peut se trouver en contact. C'est ainsi qu'il arrive souvent que l'introduction d'une seule goutte d'eau suffit pour déterminer une condensation luibite des vapeurs, et labsorptioa da liquide dans

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DISTILU.TIPN9 $ui;p4>Rxs9 €omf{j£s. 2$i

44Ô et 446. On emploie qu«^lqijiefoîs un l^be qui

remplit Toffice d^ tube de ^eté q« «oijis Yemom dm

décrire, et peut servir à alimenter «ne eornii^ pcaidant

la distillation. C'pst ^ûnplem^t un tyjji^ à double cour^

bure, comme on le voit dans lafi^we, qu'on adapta à la tubulure de la cornue. Lo][«qu'on y T^seraderaei4^.9 il ;s'élèv£r.a d'abord dans ks detis pn^ mières br$»icbes à la bauteuF î^ Im courbure supérieures, «t «'i^tiHSidllIm ensuiie dm^ h cor4»uef La ^(m9e m , doit être a^se^s ilevée pour contenir une colonne 4ç liquide capable de résistera la pression intérijeure; elle ne peut pas être moindre de deux fois la longueur de la partie intermédiaire. L'extrémité en doit être évasée en entonnoir; le tube lui-même doit être assez large pour que l'air nu »oit pms entraîné avec le liquide.

447« Quoique la plupart des supports que nousa^<»i« déjà fait connaître puissent servir pour rçr cevoir des cornues de is^se^ on peut, à lew défaut^ faire usag^ d'un trépied exeeesive»

anen^ eouunode , que l' o^ jse pracure faoi* lement ega attachant enseiinble trois n^or^^ eeaux de bois disposes* comme -o^ le v^ dans la fi|^urç« 448, 449 , 4âQ, 451 , 4<52 et 453. Dans les di^Ola* lions qui demandent u^e tçnipérature aapat^e d'oqea« sioner le ramollissemesut du veri;c , l'on doit empioj^ier des cornues de terre ou de £&r ; ou bien encoi% on peut protéger les eornues de verre en les lutant extérieure^ ment (section XVIII )• Les cornues de verre b^té sont en général préférables à celles de teiTe , en ce que cea

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dernières sont souvent poreuses y et trèà-sujettes à se briser à de hautes températures, soit pendant qu'on les chauffe, soit en refroidissant. Elles sont aussi préférables aux cornues de métal , qui sont beaucoup plus altérables.

4A4. Lorsque la cornue lutée est disposée pour la distillation , on la place dans le fourneau en ayant soin que le fond pose sur un support , afin que lorsque le Terre sera ramolli par la chaleur, le poids de la partie inférieure ne la fasse pas déformer. L'on peut employer pour support un petit creuset rempli de sable ,

placé sur les barraux de la grille, ou deux barres de fer posées transversalement dans le fourneau. On se sert même quelquefois de petits supports en fer fondu ou forgé de la forme représentée dans la figure.

456. Les cornues en terre doivent être chauffées et refroidies avec précaution. L'on doit éviter de s'en servir une seconde fois^ à cause delà difficulté de s'assurer si elles sont propres intérieurement , et si elles ne contiennent point de fissures capables de livrer passage à l'air. On peut dans ce cas les rendre quelquefois imperméables à l'air en les imprégnant d'une légère dissolution de borax, ou mieux encore, d'un mélange d'une partie de borax et deux de verre , le tout bien pulvérisé et délayé avec une petite quantité d'eau. Ces matières entrant en fusion forment à la surface une espèce de vernis qui s'oppose au passage de l'air.

456 j 45T et 458. Il est aussi souvent convenable de luter les cornues de terre , comme celles de verre; et lorsqu'on y a préalablement ' appliqué le mélange de borax et de verre dont nous venons

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