DESSICCATION / ETOYE DE M. COOPER
procédé qu'on s'assura de la parfaite dessiccation des extraits, que l'on reconnaît la propriété hygrométriqtie des poudres ' que Ton supposé avoir absorbé ThuiàiditédeVair.
574. Lorsque la substance à évaporer est en petite quantité', l'opération se fait très-bien dans jdc5 capsules (1234), sur de petits plateaux de verre , et même dans dés fragmens de flacons de Florence; Ton peut se servir alors d'une lampe à esprit de vin (176), oiî du bain de sable (15ô) , ou de la plaque cchaufTée du fouriieau-table(153).
575. Les dessiccations, evaporations lentes, et autres opérations semblables, se font beaucoup mieux dans une étuve que de toute autre manière. Une étuve n'est pas simplement une chambre de chaleur, elle doit encore être disposée de manière à ce qu'il y ait un couraîit d'air. Une des étuves les plus parfaites gue je connaisse est celle de A|. Copper; elle consiste en un espsice fermé ménagé auprès d'un fourneau qui lui fournit tin peu de chaleur; mais 1^ dessiccation résulte particulier rement du courant d'air chaud qui la traverse.' Ce courant d'air, échauffé dans son passage pai* ime plaque de fer qui forme le fond dii fourneau, est introduit dans letuve à sa partie supérieure; une ouverture pratiquée dans le bas , le plus loin po^ible de celle par laquelle il est entré, lui sert d'issue pour déboucher dans le tuyau du fourneau. Il est donc , comme on le voit, obligé de descendre, et de se ré-pandre dansl'étuve avant de parvenir à l'ouverture par laquelle il doit sortir. Au moyen d'un registre dn peut à volonté établir ou arrêter le passage de l'air ; l'entrée de l'étuve est exactement fermée au moyen d'une porte retenue par ijh bouton.
Ppe ëtuve peut être construite en briquai ^ metal^ ou ipéme en bois^ et se place ordinairement aussi prè4 que pqssible du fourneau, Elle peut encore être placéç avec avantage entre les murs du fourneau«>table9 au^ dessous du tuy^iu de tirage , où tout e$t disposé pour réchauffer facilement. Il est bon de fixer dans l'intérieur quelques grands clous qui puissent au besoin supporter une planche ou une feuille de fer-blaitç destinée ^ servir de tablette.
Dans une étuve wisi disposée on parvient à dessé^ cher parfaitement y et sans avoir à craindre aucun in^ convenient, les précipités, les filtres, et toutes les substances humides. La chaleur fait passer Teau à l'état de vapeur, que le courant d'air enlève à mesure qu'elle se forme. L'étuve est très-utile pour |es filtratipns k chaud (51.5); il faut seulement avpir soin de régler conyenahlement Is^ chaleur de l'air qu'on j introduit.
ô76« T}ne boite percée à deux de ses, extrémités, de manière à donner passage aux vapeur3 échauffées qui s'^èvent d'un petit fourneau (346), peut qvielquefoi^ servir momentanément d'étuve; mais como^e ces va* peurs entraînent toujours de la poussière , il faut couvrir b substance à évaporer ou à dessécher avec du papier brouillard. On peut encore produire le mén^ç çffiQt au moyen d'une lampe d'Argan et d'une boite de cartoi^, dans laquelle, au moyen d'un tube en entonnoir de deux pouces de long, on fait eptr^r l'air echaqiTe par la lampe ; on pratique une issue pour sa sortie» soit sur un des côtés , soit au fond de la boite* L|i grandeur de la boite doit être proportionnée à rin-> tensité 4e la chaleur dégagée par la lampe, de manière que la température soit assez élevée pour qiie V^Vk fof^
méè par la cpipbustipn de ri]^uilf| pç s'y ^padi^i^jf; pf|(|; et quoique cette eau eu vapeur rende l'air niioip^ proprp k^ç charg;er d'humidité ^ il en enlèvera tpujoiirs asses pour être emplqyé irès-avanta|;eusement.
577. Un excellent moyen 4ç dessécher les fiUrçp contenant des précipités , consiste à l^s ét^ndr^ P^f. j^f leuUle de fer-blanc très-propr|s , eiji interposap t «afy^iA^ le }jçsoia une feuille de papier à filtrer , ^t à placQf ]p tout sur une partie suffisamment chai^de du bain 4f^ sable. On disposera le sable de manière à ce qu'il cpno^munique à la feu^le de fer-blanc une chaleur .PQ^Vftr liable qui ne puisse jamais être assez, intense pQifp noircir le papier: si le fourneau n'est p^s edlumé^ oh pourra chauffer la feuille d^ fer-blanc en la plaçant a^dessus d'une lampe à huile (189).
578. On peut enlever une quantité considérable dl^ liquidp que conserve un précipité obtenu au moyen (l\i filtre en le plaçant sur un corps absorbant. Si l^ liqui4p est de l'eau, on se sert de craie que l'on étfïpd (ççi couche épaisse; si c'est au contraire un acide |,i\u.alkali, ou une dissolution saline, ou remplace la orai^ paf plusieurs feuiUçs de papier brouillard* Lprsqu'op yeut retirer le filtre de l'entonnoir, il faut commçpeer pa^ le détach^er des parois latérales, en l'inclinant coij^ venablemejat, puis le saisir par ies bords, et |ç porter sur le corps absorbant; si le précipité , est . Itrc^p lourd pour qu'on puisse retirer Ip filtre de cette m^ nière, on peut le^faire sortir en inclinant davantage l'entonnoir, et en faisant glisser le filtre au mpy^v^ ^*^P(^ légère secousse. S'il s'agit d'un filtre uni (506) ^^ placera d'abord sur le corps absorbant la partie, simple du filtre , ^et les plis s'ouvrant alo£s fçicil/em^nt^ le papier se trouvera complètement étendu. Lorsqu'on fia
sen (lé craie il faut que le filtre pose sur une feuille d^ papier brouillard.
' 579. L'on peut hâter la dessiccation de quelques précipités en les renversant sur le corps absorbant , de 'manière à ce qu'ils se trouvent recouverts par le filtre , et en mettant sur éelùi-ci plusieurs feuilles de papier brdûiilard , que Ton presse avec les mains : à mesure que ce premier papier s'humecte on le remplace par dii jpapier sec. On ne peut avoir recours à ce moyen que lorsque le précipité a déjà assez de consistance pour ne poitit s'échapper au-delà des bords du filtre par l'effet de la pression. L'on place ensuite le filtre et \e précipité dans Tétuve (575) ou sur la plaque échauffée (577), où ils achèvent de se dessécher.
580. La dessiccation au moyen de feuilles de papier brouillard s'emploie encore fréquemment et avec ^vantage pour les précipités déposés sur Ae petits filtres, lorsqu41s ont déjà quelque consistance , et qu'il s'agit de substances d'une certaine valeur. Après avoir ployé le filtre en deux, on le pressera deux ou trois fois afin de faire adhérer l'une à l'autre les deux moitiés du précipilé.'Relcvant le papier par le bord/on le détachera du précipité sans déranger ce dernier; on ploiera alors le filtre sur lui-même, de manière que ce second pli passe par le milieu du précipité , qui se trouvera ainsi doublé une seconde fois; après l'avoir fait adhérer en
^pressant de nouveau légèrement , on relèvera le papier. Le précipité se trouvera réduit, à chaque pli nouveau, à la moitié de sa surface , et par conséquent au double de Son épaisseur, et bien qu'en petite quantité, on finira par le réunir en une masse compacte.
581. Avant de terminer ce que nous avons à dire sur la dessiccation, nous devons rappeler que, lOrs-