‹ Manipulations chimiques (volume 2)Chapitre 63 sur 74 · SECTION XIII · texte numérisé non relu

SECTION XIII

Operations dans les creusets , fusion , réduc^i^.

IS07. Qn a donad le nom 4« «réussis à 4^ imn 9^ye|*U 4ap$ lesqqeU on soumet 1^ corps à une Wtgn. pçrature élevée. jLeur forme et la m%ti^e ck^p^t i)à fOAt faits varient beaucoup, suivant les opénatiansaosi; quellqf ils dçivent servir. Les creuseta sont ohdmair*! n^ent en terre; ils ont 1 avantage d'être àboil miùFcbé^ et de ré^iaUujr.À une très-haute température.

608. Les creuseis angkus sont facilenent raj^s par la T^ipe ou Taçier^ leur cassure est grenue, ilvnepe^* vent servir qu'à des opérations grossières. Leur forma ••s(. triangulaire puriQinde;.ils sqntà meilleur marché qoe t<wies autre$9 ipais^ils ne peuvent résistev à mia tr^h^^te tefiiipéraiurei^ Us ^ont facilement attaqua* blea par les diderens flux; pour en juger on f&vA cbaufïer dans un de ces creusas un flux color^ , «cassant ensuite le vasç» L'on Toit qu'il a pénétré jusqu'à una çf rti^ine épaisseur dans la substance do ereusèt.

609. ' L^s creus€ts de Hessè. sont bien préférable» auf orense.t^ anglais pour i^ésister à ta chaleur et ik Tactio^ des flux, ils sont ordinairement. grisâtres, plua duia que les premiers, difflcilement rayés par le eoiiioau; leur cassure est plus nette, leur grain plus serré, at ofi'rant par-ci par-là des points noirs.

610. Les creusets dé Comouailles se rapprochent beaucoup pour la bonté de ceux de Hessa, dont ils aa

diffèrent guère que par leur couleur , étant ^rttufom

IwAflMMI

611. Les creusets eh porcelaine de Wedgwood pe»» Tent supporter une température égale à celle des creusets anglais; mais ils résistent moins facilement aux changemens brusques de température (1).

61^* Leif pots bleus , les ^reuseis de plombagine , sont faits ayec un mélange de plombagine gros^ère et d'ar- |iki; ' ils 'si^t ordinaîremëiït très^atids, et ne sont gttte^ ^^DÉploy^ que dans les a^ts. Ils supportent uni$ tcHip^atwe plus élevée que les creusets anglais ^ m som potât îauasi' sujets à se casser par Teffét de là chakor^MKdtt Refroidissement, et résistent mieut à Tae.tiw>ée8 flux , aux température^ moyennes, que la pltt^ part des autres : ces creusets serrent rarement aux opé^ sitions de laboratoire, à cause du fer et du>charboa <|nHls renferment» et qui pourraient avoir de riB'* Jlnendesni^ le» produit».

^ .('US et614. On expose généralement les cretfattCt à VMtiôniiUflwdtate de la chaleur sangles reeouvrir d'aU" ' &m «odttil ; «sais , dans quelqi^^ cas , il <M cont eiuAila d*«iirinettre deux l'un dans l'autre* Pour cala on prépa^ rer^ ub^ pâte a^ecderargile réfraotaire (Sect. XVIII ) et de J'eau » doot cm enduira le toud et les pavois du plot grand 9 en sorte qu^en y introduisant le plus petit, et prassant un pan, il pàrtèra sur Targile par tofus ses poinis , et 1 excédant de erile^ei s'échappera par le hanlr é» rimerralle existant entre les deux creusets% Conmie il lanl agir avec une certaine force pour faire; eittrer le creuset et faire sortir Targile qui est en excès, onpla*

Q) 1.69 creusets e^i porcelaine dure , que Tou fabrique en Fradte, |)orticuIiè^ i-ement ceux de la tabrique de Baveux (Calrados), peuvent remplacer avec •MiptiSf Cfs derniers. A. 8.

eêra left creusets renversés stir tine table, ^ l'on ap* paiera sur le fond du plus grand en le faisant tourner jusqu'à cequé'sen bord se trouve presque en contact: tfvèè èai tshte. Les deux Creusets , ainsi réunis par la couche d'argile , se trouvent n'en faire qu-un ; ilfattdra kft mettre sécher dans un endroit chaud (576) pen«» dant quelques jouri» , avant de s'en servir.

6(9 et'6t6v li.es creusets en charbon sont très*cèiil^ modes pou^ cfi^âiocfs ^û^rations dé rédu^oiï» Kla«< piMh coBteiUe dé les feire en pratiquant danà'tiilr morceau de charbon bien brûlé une cavité assez graild^ pouv ccmiiamr la ttibstance que l'on vent traiter, et de la recouvrir a^neo un petit couvercle égfàleitaent de ekivbon. Le morceau de charbon est ^ens^âite placé dans uft éreuset de terre ordinaire , dkmt 6n lute pai«ftéteniiBat le couvercle» '

617. Le charbon d'aulne ne se fettdhttit^paB toi%-' qn'.on l'expose à la chaleur, on devra'IVPl donner la préfercmee pour fieiire les bouchons otl couvercles ; amis il fiittt le soomotti^. préalablemem à^ une forte ekalenr^jCcftitte du retrait qu'il éprouve 9 etqaiparstfl proportiomel à h température qu'il a supportée.

6i8« On ise contente qttek|uefois de 'garnir de ekar-* Inm Finfeértaur du creuset. Ce charbon^devra être d'à* bofdrédkiit'eii poudre ^ On délaiera cette poudre avec de l'eau , dans laquelle on anra mis un peu de gomme , de manic&re à en fermer une pâte dont on enduira l'intéritiir diii creuset , en laissant à cette couche un quart depoucrou un demi-pouce d^épaisseur. L'on donnera à l'iiitérieur la forme convenable avec un moule, tel qu'un morceau de bois ; après avoir fortement tassé la I^te avec cet instrument , on le retirera avecsoiu; Il n'y aura .plus enimite qu'à laisser $éçher le creuset (&7-Â)i

. § 19« Le« creusets en ipéial , dont Templpi f^% U pin» commode I ^cm% ceux de platine; iU doivent étir^ |^-« compagnes de leur couvercle de même métaU

620. Nous avonci déjà parlé des capsule^ dç plaiioft çt de leurs usager* .

-621 et 622. {^es creusets d'argon^ avec leur cour* vercle remplacent se>uvent ceux.d^ f^aUMV ^ l<^vr prix mçin^ éleyé permet de leur donner une plus gpiuidç; çaps^pîté; mais la fusion de l'argenl ayani liea ^ la c))aleur rqugp^ il &ut les chauffer avec prfieaue^

6;23^ Lorsqu'on se sert de cneusets en platine on nq peut Ijirûl^r que du charbon de bois; non-seuleuient 1^^ vapeurs sulfureuses que laissent 4égageé le coke et hi trouille agissctnt sur euz^ nais le fer et lea autres substances forment des scories qui . s'attacke&t aux cf^ttset» et les détériorent.

, 624t^ Les creusets s'altèrent après un certain nombryi d'opérations ; il se iorme des soufflures dans vitusL dç platine f ce qui les. afiaiblit « et donna naissance à des eavités clans llesquelles se logeât des euhstanees. qui se mêlent aiifeç celles des opéra tiqns subséqu«»tes. Leur surlac^ deviei|t peu à peu rugueuse ^^ et le métal luimême-plusmi .moins friable. Ces changemens seprot duise^t à la longue pour le platine le plus pur^ peutnèlré pgr Y^Skt dea vapeurs que fbiirnit le combustible^ et peMtr^trfi 9M&i par Taction insensible , mais répétée , 4es substances qu'on y chauffe. Ces akératieuspnt lieu plus rap^49Q^ent pour les creusets d'i^rgent; ce métal prend unQ apparence cristalline t et devient très-fragile.

6J25, On a quelquefois besoin d'un creuset en fet pour des experiences de combustion; on doit préCét»f la £ante au fer fondu, quoiqu'elle soit plus fiisiÛa*

$^p^f^7. A: %afc*d 4* 0r9ft3bti:ȍwHiqucai qui

o^^erv^ que To^ o^ 4ojt janBais t:[hàu^|' df» iw^âiii^ ^ll^^i. pu 4fS'^(P9lpQ^ w^uUikiuM» qUp Von ^ ri^{mtipp.;^(l^ j|^é4i«MP§ y dsm^ cko ei^usels d'argent; d'o|s f^ de gl^i^ii^i (VMr U 1^ t&ullerait de» allîftges , le creu? |0t fievait dé^ttît^ e( le contenu perdu. Plusieurs chlôB Tpr^ qui nO'fcyQt poiftl réduîls par la chaleur ; e% n'exef i$ f§^t a4|oinif»ra^oA sur l0 verre , attaquent le platiHft ^î qn 1^ çk^iïei^ 4^s un^i^rettsc^ de ce métal. Tel eft% I4 çhlpfiir^ de. pJQ^ib, qui est réimt en {sartie : )« plomb métallique s'unit au platine j et endommaye lo^ ^r^Uff t» V^aÛi^ de plomb eC plusieurs autres composés eont«nap( ç^ rt^itaU; tel que le flint-glass, se conpor* lifiDt' de la mâme manière Oh ne doit tlone chaufîer ^Slia dp pareils creusets que des sufaetaoces insolubles^ «oit ei^ mas^, soit en poudre » ou avec des liquides qui 9*aient pas 4'«Ç^Pil -sw eux. Cfti est souvent obligé i( pwr \e^ s^^^s.f de les.emplôyer poucchâuSecdM f^ljkalis > à Tafitiolï 4e3qitels aucun «utre rnse ne r09 siste aussi bien. Les alkalis causiiques, à 'une^hai^ lempéiï^tiir^y attaquenfe oepa^danl le platine et Tar* gènt ; cette action est assez lente ^ mais- elle est nindvt plt^ prompte par le contact de Vaic, et parattdue à kl (orixiation d un peu de peroxide alkalin , qu traxismil einsuite roxigènè au métal* C^s creusets ne sont pQÎn| attaqués par les carbonates alkalus; mais on ne peut pas jiorter ceux-ci au point de fusion dans un creuset d'argent , à cause de la haute température qui est net cessaire.^Si Ton mélo du chadi>on avec le carbonate aUcf lin, le platine est attaqué peut-être par suite de la d'un- peu de potassium;

' tô6el629. On'doit choÎMr dé prëférefice dés seta 6B terre p6ur éounàettrci les'n^lAux à tlné hÈMë ytMpètBWtt ; mtkin ils sont isujets k q^elquies kxcbnvé*' Aiens qâ'cm ne doit pas perdre de tue. Ils eèdcM j^ftrfois quelques substances ^wl eàrpê qu'ils côritien-* uem; «insi en diauffant du phtiâe ay^ dei charbèiif dans un creuset de terre , si la teiApérature est poréto ail point de faire fûfùdrp ce di^ief> oà bblièhdrà uU «iyagë de phtine et àe silidâm : dît fer oU *dè te ëhadfiih Ibr tement de la même maniéré dontiev^nt à un diia^e de fer «t dé silie^m » et p^iit-éi^éd'^hriat^

nhmi • ' . *-.

> €90» «SI , 6S2 et 633« Le iMirneiiu^àMè dbntllMs^ iT0M'parU(iâ2) pMrra senir à kshAuM» 'lioîAé éâpèecr de xsreuset qui auira moins xle six poudes dé- haut; et quatre ponoes d*ouverture: Le coke sèfa f éotkuÉe notit fu^rotts dit> le oombustiMe que l'on déVrâ prCféi^ pour cet usage; et Voii pourr» obténii^ îftié très^fiMtè chekimt'st^l'on a soin de fermer eiadCëilieill^ là'pérlév et toute» les ouvertures inutiles , et dé ne* laisser libre qdie celle du cendrier.

• 6H. Lorsqu'on se sert du foinmeau pdt*tàtif tel , k gritle dok^ètre placée h une hauneor coUTeilable, «î teHu qu'il y ak au moins deux pouei» d'imer^e tt«re le ibiftmeatt et le creuset, lorsque cèlUMi a dMi |)#oer^4e*4iflanètre, et plus grande si le diasaitre du èpreuset étmt plua considéralile , ce qui laisse la fiictKté d'y mettre une quantité suffîsante de eombusiible. Si IVin Teut obcedir une forte température ^ il faut même mettre un pooue ou deux de cbmbusliUe au-desaw du erenselyaUnmer le 'fourneau au muyea de quelques ■ charbons incandescéns > que Ton fdace- déns la partie

. vW.

CEftUftKTSy Disposition Wi FOUANEAU. <SOi

inférieure 9 et y adapter le tuyau de tirage (148). Il fiiuft avoir soin d'éviter que le creuset ne descende jusqu'à la grilla f^t qu'il ne. prenne une position inclinée qui pourrait occaûoner la perte d'une partie des substances qu'il renferme y surtout si elles étaient liquides ou pâteuses.

635* Si une seule charge de combustUik ne suffisait pfts pour projâuîre l'effet que l'on désire , il finidraît f^€f^ la creuset sur un support. Ce support peut être im œoryceftn de briq^e de l'épaisseur d'un pouce et ^yicott» un tourteau d'argile réfractaire, ou on renyi^rsé. Lorstfa'on l'a ainsi placé sur son sup* port j le feu doit être allumé tout au tour , et le fourneau chargé de combustible comme précédemment; ensuite U^tfmk typii^ioin, d'ajouter successivement du charbon pfpr peti^es^farUj^Stt^au fur et à mesure de la Gonsom^ ^iiatipn; de ceinte manière on évite le refroidissement qui «^ur:^it liçu p^^ l'addition subite d'une grande quan-' tité de eombusiible i et l'akHsès de l'air extérieur qui tfwdraitc égi^iiiyçilt à refn^ le creuset^ et quipour^r ri^tai]iN>iir d^ TfiQlion i^ur k substance qu'il renferme, r .63611. C0 vjftrintions brusques de température sont d'ailleurs toujours très^nuisibles aux creusets^ et iee^ fouttipès-^ouven^^^asser* , .

. ^^7.^ Un lournean à soiifflet ou à réverfaèare dans Isi^ djinonwon&xie. pebii qui est décrit 163 ^ fournît la plua^ bAiit9 teçQ^r^ture à laquelle un creuset puisse èUNs ékvé^ pçmrru ;que ce dénier n'ait pas plus de^ trois pouces à; trois pouces et dcani de hauteui;, s^ environ d^Us. pouces de diamètre^ qu'il soit pbœé à deux pouces da^la grille» entoure codqEilètement^ et xççpuyert de charbon» L'on aenjt la nécessité d'avoir cbna ce cas del support» et des eonverdes qui résistentp^rlailenv^nt I

là chaleur. Les itieilieurs sùt^porU set*a{eht datis doiiiè des creusets cylindriques de Héise ou de Cortiouailles , ajaiit deux pouces de hauteur. A défaut dé creusets de celte forme on peut prendre ceux de la formé ordi^ nairë. Après en avoir choisi un d'une grandeur con- Tenable , on le renverse dans le fourneau, de manière qûé le creuset que Toti veut chauffai* soit posé sur le fond du premier ; mais comme le fond en est ordinai*rement étroit et inégal, il faut lùtcr les deux creusets Tuil bur l'autre au moyen d'une trës*pelite quantité d'argîlé, de manière à; ce qu'ils ne forment qu'une tëiilé pièce ; avoir soin lie lés laisser sécher pendant un jour ou deux avant de s'en servir.

6B8. Il est en général plus difficile dé se prtk^uret des couvercles ; car les creusets de Hesse n'en sont pas ordinairement pourvus, et ceux qu'où peut, faire avec d''flùti*es terres n'offrent pas toute la sécurité boilvëlialTle. Cependant il est descircotistances oùla-màtiètè doitétre mise soigneusement à l'abri de l'actioh de Tàib ët'dé celle du combustible. Ce qu'il y aurait de mieux à faire dans ce cas serait de recouvrir le creuset avec un creuset un peu plus grand, et de les lutër l'uii sur l'autre avec de l'argile ; mais si Toh tenait à n'avoir pas un aussi grand volume à chauffer, ce qui est toujours un obstacle lorsqu'on veut obtenir la plus haute tem- ^efature possible j l'on pourrait prendre pour couvercle un creuset plus petit , dont les bords entreraiient dans l'autre j et l'on garnirait enicore Tintervalte avëfc de fargitè. Seulement, dans ce Cas, il arriverait dpè là chaleur, en desséchaht fortement l'argile, y ferait naître des fissurés par lesquelles pourrait s'introduire là cendre mbe en mouvement par le courant d'iUf mMKèàrdttfôuméau.

CitBUSÉfii, COUTÈftCLɧ^ ÉtC. ftÔ|

iS39. Le nieilteur moyen que l'on ait trouré jusqu'à présent consiste à faire une pâte dure avec dé l'argile téès-réfractaire (1); on Téiend de manière à lui donner un quart de pouce d'épaisseur , puis en prenant ùA tndnceau plus large que l'oureriure que Ton veut fermer, on l'applique sur le creuset dans lequel on là force à entrer^ à laide d'une pression exercée sur elle Avec un couvercle de creuset ordinaire. On lulé blots soigneusement le creuset avec son couvercle , et Ton fait sécher le tout fortement avant de Texposér à Tac^ tion de la ehaleur. L'on voit d'après èette disposition, que bien que le couvercle intérieur en argile éptouvè un reirait considérable, il pourra , eu égard à la forme conique du creuset, ne pas descendre jusque sur là matière qik'il renferme , et que si le couvercle sUpériMl* se ramollit et fond par la chaleur^ il se trouvehi soIh tenu par celui qui est au-dessous.

640. Quand le creuset est garni intérieuremeni: hvife du chatbon de bois , et que , par éonséquent, la tnatièra est recouverte aussi avec cette substance ^ l'on peut sàh^s inconvénient se servir d'un couvercle de creuset ordi^ naire. L'on devra même , toutes les fois que la ihiittèffa ^tiè l'on chtAiffe n'aura rien à craindre du contact du charbon , la recouvrir avec des fragihëns dé eëttè suB« stance pour y placer ensuite le couvercle.

64 t. Après avoir couvert le creuset , l'ttVoïr fixé sur son support, et laissé sécher convenablement, on Ik plaéesur la grille dU fourneau^ et mettant à TehtdUIr quelques charbons ihcandescens^ on les reëoûvre âe charbon de bois jusqu'à la hauteur dé deux ou troi^ pouces , puis on laisse le f^u s'allutaer de lui-inéme ;

^ 304 . MANIPVLATIOIIS CHIMIQU B8.

. lorsque le. creuset est assez échauffé pour n^avoir rien à craindre de l'humidité , Von ajoute du coke de manièrç à l'en couvrir complètement; puis on adapte le tuyau de tirage ( U8 ) •

Quand le coke aura atteint le rouge plein à un pouce ou deux au-dessous de sa surface, on en ajoutera de non* veau jusqu'à ce qu'il s'élève à plus de trois pouces au* dessus du creuset; et replaçant le tuyau de tirage , on laissera continuer la combustion pendant près d'une heure j temps nécessaire pour que le creuset lui-même parvienne au rouge plein • Pendant cet intervalle, le ^ul soin à prendre est d'entretenir le feu de combustible en remettant du coke de temps en temps. Lorsque le creuset est tout-à-fait rouge i on enlèye le tuyau de ti« rage 9 et l'on applique le soufflet, dont on augmente le vent , à mesure que la température s'élève*

642. L'on doit , autant que possible , faire agir le soufflet d'une manière régulière et non intermittente. H ffiut aussi t à l aide d'une tige de fer , réunir de temps en temps le combustible , afin de remplir les espaces .vides qui pourraient se former, et faire circuler également l'air dans toutes les parties du foyer. A l'aide de ces précautions , la température s'élèvera d'une ma- .nière régulière jusqu'au plus haut degré qu'elle puisée atteindre.

.643« Dans les ppératiops qui , com^le la fusion du piétine et du rhodium , exigent une température excessivement élevée , il arrive souvent que le creuset ramolli par l'intensité de la chaleur s'affaisse et retombe sur lui-même, ce qui peut ocçasioner la perte du contenu. Cet effet est quelquefois causé par la pression que le combustible exerce sur le creuset. Dans ce cas , on ^rend cm pot ^jfàîencc anglaw d'une oo-

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