‹ Manipulations chimiques (volume 2)Chapitre 64 sur 74 · CREUSETS I PINCETTES J ETC · texte numérisé non relu

CREUSETS I PINCETTES J ETC

verlure un peu plus large que le haut du creuset ; on le perce par le fond j puis passant dans le trou une tringle de fer recourbée à son extrémité , on soutient le pot j l'ouverture en bas , à un demi-pouce au-dessus dû creuset , qui se trouve ainsi à Tabri de la pression dix combustible. Il faut prendre garde que la dilatation de la tringle et du pot qu'elle supporte ne devienne assez considérable pour que ce dernier se trouve en contacç avec le creuset. Pour compenser autant que possible cette cause de diminution dans la température du creuset , il est nécessaire d'y maintenir le combustible a une hauteur considérable autour du pot qui le protège, et de faire agir le soufflet un peu plus souvent. Nous avons , à l'aide de ce moyen , conservé beaucoup de creusets qui , autant qu'il est permis de le supposer d'après des expériences antérieures^ n'auraient pas résisté sans cette précaution.

644. Lorsque l'on considère l'opération comme terminée , il faut retirer le soufflet et laisser baisser un peu la température avant de déranger le creuset ; autrement on aurait de la peine à supporter la chaleur , et le creuset se trouve d'ailleurs tellement amolli quW s'exposerait à l'écraser. Le refroidissement complet dans le fourneau n'offre aucun inconvénient , et souvent même présente de nombreux avantages.

645. Quelque soit le fourneau qu'on emploie , il ne faut jamais se servir des pincettes qu'avec beaucoup de précaution pour toucher aux creusets , afin d'éviter de perdre une partie de la substance qu'ils contiennent , ou d'y introduire aucune matière étrangère ; si l'on saisit par le bord un creuset contenant des substances d'une grande pesanteur, il ne faut pas l'enlever trop perpendiculairement I de peur qu'il ne $e brise sous le poids.

SOé UANIPULATIONS CHIMIQUES.

646, Les remarques suivantes qui ont rapport aux opérations que nous venons de décrire ne seront pas âans quelque utilité. S'il s'agit de calciner un mélange pour l'analyser , ou de faire sécher les produits d'une analysé , il suffit de mettre la substance dans un creuset de platine couvert, et de le chauffer au rouge ordinaire , soit à la lampe , soit au fourneau de charbon de bois.

Lorsque la substance doit être pesée , ou qu'on veut vérifier la perte de poids , il faut d'abord tarer le creuset, le peser ensuite avec la substance qu'il contient, puis le chauffer et le peser de nouveau pour s'assurer de la perte : après quoi on enlève la substance, et l'on pèse le creuset pour la dernière fois , afin de voir si la tare est toujours la même. Si c'est une substance qu'il soit nécessaire de faire sécher , par exemple , de la silice , on la fait chauffer avec soin , puis on la pèse avec le creuset ; enlevant ensuite la substance et essuyant bien le creuset, l'on vérifie la diminution du poids. Il vaut mieux employer ce moyen que de verser la substance immédiatement dans le plateau de la balance. Si la substance que l'on veut fondre ou dessécher est sujette à décrépiter, l'on doit commencer par la pulvériser. Cependant dans les expériences peu délicates, on peut se contenter de couvrirle creuset. 647. Lorsque l'on a pour objet de faire agir plusieurs corps les uns sur les autres , il faut , après avoir chargé le creuset , le faire chauffer graduellement , et né se servir de flux que le moins possible ; car bien qu'ils aident puissamment à la réduction des substances métalliques , ils corrodent et affaiblissent les creusets , côinme nous l'avonâ déjà dit (608 ). Lorsque l'on fait dés aiUàges , il faut avoir soin d'agiter les métaux en-

ALïAJLGtSf FLUX, VÈtAtAt^lÙM. SÔ7

; car, dans quetljaês cas, lors même que les substances paraissent miscibles , il y à entre leurs molécules, comme l'a démontré M. Hatchett (1), une ^ande tendance à se séparer. Dans la préparation des alliages et dans la fusion de quelques métaux, il est bon , pour empêcher Toxidation , de couvrir la Surface dn métal avec des morceaux de charbon de bois ; on met alors sur le charbon un couvercle qui puisse empêcher Uaccès de Tair et prévenir la combustion autant que possible.

648. Les flux sont d'un usage souvent indispen- * sable pour faciliter Taction chimique de» composés

métalliques à de très-hautes températures. Ils servent à garantir la substance du contact de l'air , à dissoudre les impuretés qui sans leur secours seraient infusibles , enfin à mettre en contact avec la substance sur laquelle on opère^i des agens actifs tels que le charbon, et d'autres substances capables de les réduire.

649. Le flux blanc est le produit de la déflagration d'un mélange de parties égales de nitre et de créihe de tartre; on Topère dans un grand creuset de terre, chauffé au rouge à sa partie inférieure. Pour éviter toute espèce d'explosion , il faut avoir soin d'introduire le mélange dans le creuset par petites portions et attendre que la combustion de la première soit presque entièrement terminée , avant d'en introduire une seconde. En retirant le flux du creuset , il faut en séparer la portion qui s'est trouvée en contact avec les parois du vase, ear elle contient presque toujours quelques parties terreuses, qui provenant du creuset pourraient occasioner des erreurs dans des opérations délicates. Ce flux doit être conservé dans un vase clos ou dans un flaeon bien

(i) FhUoaopliieil trtftiaMidtM , l8o3.

S09 MAIUPULATÏÔIIS CHIttlQUES.

bouché* Il consisteprcsque entièrement en carbonate de potasse ; l'acide nitrique du nitre et Tacide tartarique combustible du tartre ayant tous deux été détruits dans l'opération , qui n'a réellement i>our but que d'obtenir du carbonate de potasse des deux sels indiqués. Ce flux désagrège la plupart des matières .terreuse^ ou piçrreuses , dissout la silice , sépare l'acide et le soufre des métaux , aide à l'oxigénation de quelques*uns , et dissout le plus grand nombre des oxides métalliques. Quand on emploie le charbon concurremment ayec le flux f il en décompose quelques portions , et donne du potassium i qui se combine quelquefois avec les mé** taux qu'il recouvre ; c'est ainsi qu'on peut allier l'antimoine ^ le bismuth y et quelques autres corps métalliques , avec le potassium (1).

650. Le flux noir s'obtient d'un mélange d'une partie de nitre et de deux parties de tartre brut , mis en déflagration comme le précédent dans un creuset j en ayant soin de ne pas élever la température au-dessus du point nécessaire pour opérer une faible combustion* Selon la quantité de tartre que l'on aura employée , ce flux contiendra phis ou moins de charbon , résultant de la décomposition de l'acide tartrique ; c'est en cela seul qu'il diffère du flux blanc ; le charbon y en absorbant l'pxigène , aide souvent à la réduction des oxides métalliques. Ce flux fournit du potassiun^ de même que le précédent.

651. Le tartre brut ou la crème de tartre décomposée par la chaleur donne un carbonate de potasse charbonneux , que l'on emploie souvent avec avantage comme flux , à cause de la facilité avec laquelle on peut le mêler avec la subsUnce pulvérisée , lorsqu'il est ear

(i)SérulUs, Journal d« pbysiqaa, Xfii, 193,170; xçu, Il5.

FLUX, IVITRBy BORAX, &TC. SÔ9

core à l'état de tartre. La coihbinaisoa intime qui existe entre le charbon et la potasse qui forment ce flux produit un dégagement considérable de potassium, ce qui, dans un grand nombre de cas, est la cause principale de la réduction.

652. Le nitre ayant la propriété de communiquer de Toxigène à certains métaux , on remploie fréquemment pour les convertir en oxides. On n'en sépare point la potasse , parce qu'elle agit comme fondant sur les oxides produis par Foxigène de Tacide nitrique , ce qui dispense de l'emploi d'un autre flux. Lorsqu'il s'agit de substances se combinant facilement avec l'oxigène , il faut ajouter le nitre par petites portions et avec précaution, afija dé ne point occasioner d'explosion violente.

653 et 654. Le borax étant un sel fort cher(l), on ne l'emploie que rarement comme flux, seulement poi$r purifier ou faire fondre les métaux les plus précieux , tels que l'or, le rhodium , etc. Il dissout en général promptement les oxides métalliques , et cependant il n'agit pas aussi rapidement sur les creusets^ de «terre que la potasse ou les flux alkalins contenant du earbonate de potasse. Il n'a , pour ainsi dire , aucune action sur les creusets d'argent , d'or ou de platine. • 655. Le flint-glass commun est, dans biea des cas, un excellent flux , et n'a que très-peu d'action sur les creuse ts" de terre. Mais il conti^ot beaucoup d'oxide de plomb , qui se réduit , s'il y a présence de (Carbon ou de qvLcIque substance combustible , et même par le seul accès de la fumée. Divers métaux, tels que le fer, le zinc , etc. , et plusieurs minerais , réduisent aussi le plomb en partie, ce qui altère la pureté du cuk>t métallique qui se forme au fond da creuset.

CO Ce sel est aclnellement à très^ba^ prix dans 1^ commerce. A. B.

ti0 MàMJpVLà^novÉ dmaqoBL

: 0$^ Lé riBTve'vtTt de bouteille s'emploie âyec sius ii^s eomme flux dans les tenîpératiires âcTëes, mais il .Q$t msofipty^te de seréduirepartieUement da&soertainft lOas; on a même observé des traces de silicîam et^'alu^ . mium dans du fer, apnès Tavoir cbaaiffé avec ce flux. . .6$. 7-» XaBtôt on mélange les Alx pulvérisés avec la subatance.qué Ton veut réduire , tant6t on ies^ introdok par petites portions dans le creoset i^rès y avoir mÎB la substance. 11 faut daioisir entre ces deux méthodes^ d'après la nature de la substance du flux, et de l'aotîpn chimique qu'ils peuvent exercer Tun sur Tautre. Lorsqu'on soumet le creuset à Taction de la ciialeur , il faut avoir soin que le feu soit modéré et l'action chitmtque peu violen4,e , afin d'évifetr qjie l'ébciilition ^ qui a toujours lien en conséquence du dégagement des ^f» et des vaipeui^s humides , ne projette hors du creuset ntne porôpB du flux «t même une griuade partie ^p ija «ubslance. Si\ pour éviter cet inconvénient , tout le jQQlattge n'a- pas été mis à>Ia fois dans le creuset, o|i ji^0ute de 'nouvelles «portidna, à mesure que Tefferves- Mnee dintmue. Lorsque ié^creuset est rempli, et que l'agitation intérieure a. cessé, on élève la teqppératnre jusqu'à entière fuâon du métal. Mais si l'action coa- .ûie^ue^. il &ut chauffer modérément jusqu'à ce que l'effenresceonee du flux^^e toit apaisée t car c'est-^n général i'inâioe. auquel on 'reconnaît que la réaction chimique je^ttfîÉMÉiée..

■fi^âS. Les métaux étant presque toujours à l'état d'oxide, :leur réduetion exige souvent l'emploi du crèoset. Le carbone, sous une forme quelconque» eat l'.aigeiijt auquel on a le plus généralement recours : c'^st pour cette raison que le tartre et le flux noir sont si précieux conune flux. Souvent on ajoute du charbon à

FLUX I CttAftBQN M BOIS, tXC. 1^'

Toxide qu'on veut réduire y en quantité beaucoup plus grande qu'il ne se trouve dans le flux ; quelquefois meme

on n'emploie pas de flux du tout , parce qu'il pourrait devenir nuisible à cause de son affinité avec les oxides , et qu'il >6'opposerait ainsi à leur réduction. Un creuset de charbon de bois ^ ou seulement garni de charbon de bois, suffit quelquefois pour réduire certains oxides, celui dé fer, par exemple (1) ; la dcsoxigénation des sulfates et leur conversion en sulfures peut s'opérer de la même manière (2). Lorsque les oxides spnt infusible^ ipt c<^ pendant ne peuvent être réduits àl'aide de/Cett^Q.espëcf» de céi]aentationi on peut pulvériser le charbon de bois» le mêler avec Toxide, et introduire ce mélange fjaqs le creuset. C'est alors qu'il faut se servir de préférence de^ creusets garnis intérieurement d'une couche mince d^ charbon de bois ( connus sous le i^om dp creusets )>rasqués ).

Il existe quelques substancies qui ^ dan^ cei^tains ca9» sont encore préférables au charbon con^fne.agens d» réduction , soit p.arce qu'elles se mélangent plus p^r- \faitement avec les oxides pulvépsésj soit p^rce qu'elles isont liquides ou le deviennent par l'aètion de la chaleur; étant d'ailleurs susceptibles d!étre absorbée^, elles se répandant dans toute la usasse que l'on veut réduire 9 et, en se décomposant, laissent du charbon partout où elles ont pénétré; mais il faut qu'elles: puissent supporter une très-hau|.e température sans ^e^ vaporiser ^ et quelles laissent beaucoup de carbouQ après leur décomposition. Tels soçit ^'amidon , la gomipe, le sucre, la cire, le spermaceti, l'huile, la graisse f le goudron et la poix.

(i) BerUiier, Aanales de chimie, xxtii, 24. —> (2) Journal des minai, tu^ ^Kê

SECTiON XIV.

Opérations à Vaide des tubes à fourneau.

660. Dans les opérations qui font Tobjet dé ce cha^ pitre , une grande élévation de température n'est pas moins nécessaire que pour les précédentes, mais comme les substances s'y présentent à Tétat de gaz ou de Ta« peuri il a fallu adopter des appareils d'un autre genre pour les renfermer et les soumettre à Taction de la chaleur*

* On se sert ordinairement de tubes au moyen descpiels on puisse exposer les gaz ou les vapeurs à une haute température, les faire passer sur un corps solide ou liquide préalablement chauffés. Sous ces deux rap« ports les méthodes que nous allons décrire sont d'une application non moins fréquente qu'avantageuse.

661. Il faut avoir dans un laboratoire des tubes pour chaque genre d'opérations. Ceux de verre résistent fort bien à une haute température; ib sont, il est vrai, sujets à se fendre au feu; mais on remédie en partie à cet inconvénient en ayant le soin de les luter avant de s'en servir, de la même manière que les cornues de grès (455, 996). Outre les précautions que nous avons recommandées en parlant des cornues , il ^t bon, après avoir étendu le lut sur le tube, de l'envelopper d*un longue bande de toile claire'(1005) , qui maintiendra le lut pendant la dessiccation et l'em* pébhera de se fendre. Nous avons déjà parlé de la

TUBES DB PtOMBAGINE , DB FER , DE PLATINE. SIS

porosité des vases de terre (453, 455) : lorsque Fopération exige que Ton se serve de tubes semblables , il faut autant que possible remédier à cet inconvénient en lavant le tube avec du borax , etc. , comme nous Va- Tons indiqué(455) ; mais quand la perte d'une partie du gaz est de peu d'importance , par exemple lorsqu'on le fait passer dans le tube pour opérer sur la substance qui y est renfermée y sans égard à sa quantité, alors la porosité est un léger inconvénient. Les tubes de Wedgewood sont d'une terre fort pure, mais ils sont sujets à se feddre. Les tubes faits avec la terre qui sert à la fabrication des creusets anglais ordinaires ne sont pas aussi sujets à ce défaut , mais sont plus poreux. Enfin les tubes de mine de plomb ou d'un mélange d'argile et de plombagine sont les moins sujets à se fendre , mais quelquefois ils communiquent du fer et sont d'ailleurs très-poreux. On courbe souvent ces diverses espèces de tubes par le milieu en leur donnant la forme d'un U étroit , ce qui permet de les introduire facilement dans l'ouverture des fourneaux ordinaires.

Lorsque les tubes ne seront pas courbés , il convient de les préserver au moyen d'un demi-cylindre de ferblanc sur lequel on les place, et quelquefois même de les faire passer au travers d'un cylindre de tôle roulée grossièrement en forme d'étui.

662. Les tubes de fer sont d'un fréquent usage , et un canon de fusil de grandeur convenable est généralement ce qu'il y a de mieux en ce genre. Si l'on a besoin de tubes plus gros ou plus petits , il faut qu*ils soient forgés exprès. Quand les tubes de fer sont destinés à subir une longue opération ou une température au-dessus de lacbaleur rouge, il faut les garantir dé Vaction immédiate du feu, soit en les hitant (661),

314 M^IPULATIONS CaiVIQUES.

soit f n Les passant dans un tube de plpmb^gi)^* On emploie ordinairement des tubes de fep pour la dér composition de l'eau , de la potasse par le charbon pu par le fer, ou pour la d^ompositioiji dès gaz qui ont peu jou point d'action sur ce métal y comme l'ammoniaque , l'hydrogène carboné y et les substances orga* niques telles que l'huile , etc.

663. On ne peut guère se passer dans un laboratoire d'un tube de platine , tant à cause de la haute température qu'il peut suppi^rter que du petit nombre de substances sur lesquelles il agit ; il y a d'ailleurs plusieurs mélanges qui ne peuvent être chaufiGés dans aucune autre espèce de tubes. Le chlore ^ le soufre çt les métaux sont presque les seuls corps qi4.1'â.ttaquent; mais l'oxigène et Les gfiz acides n'ont aucu^e. actioa §ur lui» Les meilleurs sont l^es tubes tirés à la filière et sans .soudure Bwr le côté 9 mais ils coûtent fort cher. Ceux qui sont formés d'une feuille de platine roulée et soudée avec de Vor , ne supportent pas une température aussi élevée que les premiers , et il est malheureusement impossible de les joindre solidement sans employer de soudure. On se sert souvent avec avaii«tage di^ tube de platwe en guise de cornue en employant un bouchon de même mét^l qui s'adapte à volonté à une des extrémités du tube.

664. Un tube de cuivre percé au foret peu^t quelquefois servir à remplacer le tube de platine, lorsque la température ne doit pas être fort élevée ,.et qu'il s'agit d'une substance qui n'a aucune action sur le cj^ivre.

665. Les tubes de verre sont peut-être ceux dpn|; l'utilité est la plu^ générale , ils procurent la facilité de suivre l'opération dans l'intérieur, du tube jusqu'à la chaleur rouge. La /plupart des espèces de yerre ré-

^ist^t à raelion dti plu» grand Homl^ç ^eiagpnachif xniques^ aveic lesquels i}s peuvienl: se tro^vc^r oil .contact pour ce genre d'opérations. Les meilleurs tube$ sont Q(PiU^ en verre vert; ils demandent à être chauffé^ jBkjefi beauaoup de soin , mais ils r^sistçnt à Tactioii 4^ 1^ chaloir ^t deç igens chimiques beaucoup Ifï^^% <<}U«' ceuK de çrîatal. jCe^ deniers «onJt pompom é/x grande. rpai?ti$ d'alkali et d'pxide de plomb , $ub^ ;s(;ances qui sont attaquables par bien des cprps dans b plupart des expériences. Us s'amoUissent d'ailleurs 9 $# dilatent facilement ejt «e déforment à la chaleur rouge , nciaia ces incoayéniens se trouvent balancés, en. partie pajc la facility av.ec laquelle on peut se les procurer partout y et par Tavantage. qu'ils ont de pouvoir s'eti-r rer et ae façonner à lampe lorsqu'il sont d'une petite dimension 9 tandis que les tubes de verre vert aiml trèsnrares. On peut lujter les t^bea'de verre coixyûM ceux de terre pour en augmenter la force » mais il es^ quelquefois si ayan^tageux de pouvoir observer l'action intmeure, qu'un support formé d'une moitié de cylinr dre de fer^blanc ou de terre «st presque toujours ce qu'il y a de mieux.

€66. Les moyens de faire communiquier les tubes i lorsqu'ils sont soumis à l'action de la chaleur^ avec lef divers appareils. searvant à introduire ou. à recevoÂr lea gaz y varient suivant fa nature du tube. Ses extrémité^ doivent dépasseV le fourneau de manière à resier à une température modérée où même être refroidies selon le besoin 9 ce qui ne se fait avec sûreté que sur lés tubes de métal , et dans ce cas même il faut agir avec précaution* Avec les tubes métalliques , il est fadle d'étaUir des moyetis de communication en fixant aux deux extréinités ^ Â l'aide d'une soudure quelconque ^

ilé IfANiftLÂTIOIlS CHlMlQtTCS.'

des ajutages à vis du à frottement ; Ton arrête alors la transmission dé la chaleur à Taide de rondelles de carton (7 7 8) , car le cuir huilé, qui semblerait pouvoir remplir le même but, se décompose et se détruit facilement. Il convient pour beaucoup d'opérations de fixer aux extrémités des canons de fusil des robinets terniinés en douille , auxquels on aciapte des tubes de bois portant une vis à leurs extrémités. Ge mode d'ajutage est d'autant plus avantageux qu'il empêche la triailsmission de la chaleur.

' 667* Avec les tubes de terre ou de verre dont les extrémités ne sont pas trop échauffées, on peut se servir d'un bouchon percé , d'un tube de caoutchou (416) ou de l'un des moyens déjà indiqués, ou qui le seront dans les paragraphes suivans sur la manipulation des gaz et sur les luts et cimens. Si les extrémités sont dhaudes , il faut avoir recours à l'un des expédiens décrits dans le paràgi^phe précédent.

668. Quand on veut faire passer des vapeurs dans l'intérieur d'un tube échauffé , il faut les obtenir au moyen d'une petite chaudière ou d'une cornue communiquant à l'une des extrémités du tube. Dans ce cas, le tuyau de jonction doit être de nature à supporter la chaleur nécessaire pour la formation de la irapeur, et doit être enveloppé de cuir ou de papier (430) 9 afin de prévenir autant que possible la condensation de la vapeur. ' ' 669 , 670 et 671. L'on peut chauffe^* les petits tubes de verre fort courts à la lampe à esprit de vin , et cedx d'une dimension un peu plus considérables à la lampe à huite (189)^. On fait alors passer le tube par les trous qui sont pratiqués dans la cheminée , précisément audessus du sommet de la flamme ^iou bien oôiles recourbe

CHikUFFAGE I>£3 TUBES, LAMPE D^ Mt COOPER. 317

a^nsiU, de manière à les faire descendre dans la cheminée jusqu'à ce que la partie inférieure du tube soit exactement au-dessus de la flamme. Les lampes à huile à doubles mèches concentriques (190) et la grande lampe à esprit de vin {182, 183)sei:yent ordinairement à ce genre d'opérations.

672. La meilleure de toutes les lampes pour élever les tubes à une haute température est celle inventée par M. Cooper, et qui est représentée dans la figure ci-jointe. Elle consiste en un plateau de 10 all pouces de long, élevé sur quatre pieds, et ayant sur toute sa longueur une ouverture d'un 0,8 ou 0,9 de pouce de largeur. A chaque extrémité est un support en fil de fer pouvant s'ajuster à toutes les hauteurs voulues , et recourbé par le haut de manière à retenir les tubes dans une position horizontale.

Deux lampes placées en regard sur le plateau , de chaque côté de l'ouverture , portent chacune dix becs formant des parallélogrammes inclinés en sens opposés, qui se rapprochent au-dessus de l'ouverture , comme on peut le voir dans la figure. Les becs ayant 0,8 de

818 VANIt>ULi^tl6lfS CHIIIIQUES.

pouce de hauteur sur un demi-ponce de large j sohQt distant les uns des autres d'environ 6 lignes, et le plateau est disposé de manière , à permettre de rapprocher ou de séparer les deux lampes selon le besoin. Entre led becs s'élèvent de petites cloisoùs verticales : chaque lampe a son t^uyau alimentaire particulier, enfin les becs sont munis de couvercles pour empêcher révaporation de Talcohol. L'appareil est en fer-blanc et en fil de fer.

673. Pour garnir les lampes , on prend des mèches de lampe d'Argand que l'on coupe en deux sur la longueur, en ne leur conservant que la largeur nécessaire pour pouvoir entrer dans les becs. On introduit d'abord l'extrémité cirée jusqu'à ce qu'elle touche le fond de la lampe, puis l'on coupe avec des ciseaux l'excédant du coton. Couvrant alors les becs de leur couvercle, on remplit la lampe d'alcohol aux deux tiers ou aux trois quarts par le tuyau alimentaire.

674. Avec ce fourneau-lampe , on peut , dans quelques minutes, chauifer au rouge plein un tube de platine d'un demi-pouce de diamètre. Il suffit <le le placer sur les deux supports en fil de fer, ajustés de manière à le soutenir à environ un pouce au-dessus du double rang de mèches ^ puis d'allumer la lampe en disposant les mèches pour que la flamme entoure le tube à. une distance d'à peu près un demi-pouce. Les deux ranefs de mèches doivent être assez éloignés l'un de l'autre pour que l'air venant de dessous le plateau puisse circuler librement et exciter la combus* tion. En raison de l'inclinaison des becs et de leur dbposition en sens contraire, les flammes se réuniront au-dessus de l'ouverture , et formeront, avant d'ar-

LÀHPE DE M. COOPEB. 3l9

river au tube , une ligne large et' continne d*ùné chaleur fort intense. II est évident qu'en n^àllumant qu'une partie des becs, et laissant les autres munis de leurs couvercles , on peut porter en un moment une certaine portibn de tube à une température fort élevée.

675. Si l'on veut chauffer successivement les différentes parties d'un tube, il faut découvrir tous les becs / en allumer autant qu'il sera nécessaire y et em« pécher que la flamme ne se communique aux autres , en plaçant en travers des lampes, au-dessous du tube, une lame de fer-blanc d'environ, trois quarts de pouce de hauteur , qui sera soutenue par les becs et par les petites cloisons verticales dont nous avons parlé. Cette séparation temporaire se transportera plus loin à mesure qu'on voudra allumer un plus grand nombre de becs , et si les premiers allumés deviennent inutiles , oh se servira d'une séparation semblable, et Ton; pourra les éteindre en soufQant dessus. ( f^oyez la figure 672. )

676. Dans quelques lampes construites par M. Cooper , chaque bec a son réservoir particulier d'alcohol , de sorte qu'au lieu d'une longue lampe comme celle que nous venons de décrire , ce n'est plus à proprement parler qu'une réunion de petites lampes parfaitement indépendantes entre elles. Lorsqu^on ne veut chauffer qu'une certaine portion d'un tube , on n'allume que quelques-unes de ces lampes , et comme elles se déplacent aisémeilt , il est facile , sans allumer les autres, de chauffer successivement toutes les parties du tube.

677. Lorsque le tube que l'on veut chauffer est d'une longueur considérable , on peut , sans ihconvé*'

330 UANIPULATIONS CBI111QI3B8.

nient y placer à la suite les uns des autres plusieurs fourneaux-lampes , et obtenir ainsi une ligne de chaleur aussi prolongée qu'on peut le désirer ; mais si le tube ne doit être chauffé que par portions successives , une seule lampe peut suffire , il ne faut qu'avancer graduellement le tube sur les supports.

678. Avec les petita tubes de métal et les tubes de verre de moyenne ^grosseur , il suffit ordinairement d'un seul rang de mèches , mais alors il faut avancer la lampe un peu plus vers le milieu du plateau , afin que la flamme s'élève précisément au-dessous du tube.

Lorsqu'il n'est pas nécessaire de voir dans l'intérieur du tube que l'on chauffe , il est bon de le protéger au moyen d'une enveloppe de cuivre. Cette enveloppe soutient le verre lorsqu'il s'amollit par l'extrême chaleur » l'empêche de se boursoufler par la pression des gaz y entretient une chaleur uniforme à l'intérieur du tube y et sur toute la surface* Echauffant d'ailleurs graduellement les parties non encore exposées à la flamme , elle les prépare à son action , de sorte que l'on évite tout changement subit de température , et le tube court beaucoup moins de risques de se briser. La feuille de cuivre qui forme l'enveloppe doit avoir d'un pouce à un pouce et demi de large , et être assez mince pour que trente fois son épaisseur ne présente pas plus d'un dixième de ponce. On commence par en faire un petit rouleau que Ton fait chauffer au rouge brun pour ôter au cuivre la raideur que lui donne le laminoir ; lorsqu'il est refroidi on le déploie , puis on l'applique en spirales sur le tube que l'on veut chauffer , coupant ensuite l'excédent du cuivre , on l'arrête sur le tube au moyen d'un tour ou deux de fil métallique très-fin*

SUPPORTS. ' 32 i

679. Avec ou sans en^oppe^ les tubes de Torre «loiyent être supportés par le milieu si l'on ne veut pas s'exposer à les voir se courber. On se sert ordinaire* ment y pour cela^ de supports mobiles formes avec un fil de fer fixé verticalement sur une base en plomb , et portant un anneau ou un croissant à son extrémité supérieure. On fait passer la tige de fer dans l'ouveiw ture du plateau y de manière. à pouvoir la diriger )e long du tube à l'endroit où son appai peut être nécessaire. Ces supports peuvent encore servir lorsqu'on veut chauffer des tubes très -courts bouchés à une estrémité, et même des tubes de forme irrégulière.

680. Lorsqu'on veut faire passer des gaz ou des vapeurs à travers des tubes , à une haute température > afin d'en effectuer la décompositioi) ^ il est avantageux d'augmenter la surface du contact | et de diviser le courant intérieur. On se sert à cet effet de fragment de cristal de roche ou de pierre à fusil y plus ou moins gros suivant le diamètre du tube , et suivant le dépât que doit produire la décompossition. Après avpir fait entrer par l'une des extrémités du tube un bout de fil métallique tortillé, on introduit par l'autre qu^(|uesuns des fragmens les plus gros, qui portent sur le fil métallique, et reçoivent à leur tour lesmprceaux de moindre grosseur. Pour fixer fe tout dans le tube on le recouvre avec d'autres fragmens grossiers » et un nouveau bouchon de fil métallique. Il faut a^oir s6in qi^e ce dernier ne puisse exercer aucune action chimique nuisible à l'expérience; aussi le place-t-on orditeirement en dehors de la partie du tube qui doit être soumise à l'action de la chaleur. Le fil de platine est sans contredit le meilleur que l'on puisse employer à cet usage.

|22 HAIVIPULAVfé^à" èftiHIQUES.

" 1MH : h l5St ijâefqueô sûbstaiièes qiiî p'éii vent avoir imc inflûeneé ftittgûlièré^ sur la déeompasitronVet itième te eombitiaison deâ corps gazent et des vapeuro, qtioi-^ qu'ettetf ii*ïrfft*ent'aticQîie tendance apparente h se éombîner âfvec l^rs composés ou leurs élémens ; c'est ainsi que des tubes de différentes stibstances agissent diversement sur les gaz avec lesqiiKîls on les met en contact. Bi , par exemple, on ftiil passer du gaz ammonîfeicjue dans un tube dé fer chauffé au rouge , il se décomposera faciiement en gaz a^^ote et hydrogène; mais si , comme t*a détnontré M. Gay-Lussac j on le fait passer à travers un tube de Terre , il résiste à une température égale, et nménye beaucoup plus élevée ». sans éprouver- aucun cbatlgement sensible : on peut profiter dé l'effet ainsi {irodûit par différentes substances sànis qu'il' soit nédeâsaire d'employer des tubes qui en soient formés; il suffit, pour cela , d'introduire ces substances dans des tube» de verre, de la tnaiiière àé\^ indiquée poiir le cristal do roehcé Ainsi, avec tin tube de verre rempli de tournure de fer, on obtiendra la décomposition de rammduiaque'Qussi bien que si le tube lui'^méme eftt été d«fbr. r

^24 Le pdti1?oîr du platine en éponge est t^ , qii*îl oc(^siônë 1^ combinaison de VoxigëUe et de rbydrogètie, lAféitteà la température ordinaire, et qu'il produit isdmbuâttonet dét^>ûâti6n. Lorsqu'il a été tn^é à 'dçs fiubstanctgs terreuses , pour àfTaiblir son action , on lui restitue' tôm son péuvoir s^i Ton élèVe sa teiiipéra- Horc. Le pltftinle ik rétât d'ëpougé produit également la -eoftibînaisdn de l'oxigène et de l'olidé de carbone à la tem^él^aturë orditiaire ," aînài que ta décomposition ds V^eiilé llitréuit par Fhydrogene, et la combinaison des deux élémens du gaz olèfiant avec l'oxigène , à une

•IjMtlp^Piattre 4t«Hi«66iift de dû(K OntrmTérff dis |»]ift .fCQuplM. dëiails «qree ^nvoir des meiaux dans l^ jUravail de HM. Daloiigp et Thénavâ» iàséré dans les Jktifialea de ciiimiey x&fif , 440.

.683» Loi*squ'on.fiiit passer de l'èao en vapeav dam 4in UiliecoiHenant du fer ^levé à une tempëratare rcmçéj elle se décompose, le métal s'oxide, et le gas bydl!^ gènl3 ae déjgage : dan» ce cas, plus la température est .^Yée plus l'action est rapide. La vapeur ne doit arri> ^er que par petites quantités , parée qu^un courant trop j'fkpide abaisserait la température du tube. Le couraaft #era toujours assez fort lorsque la moitié ou le tiei^ auront dotipmpoâés. Pour les expériences en petit, on se j»ert ordinairement de tournure de fer, après l'avoir Jbaitue d^ns -un mortkr. Elle se tasse £ioi!ement , présente beaucoup de surface , et conserva -au gaz «n pasf age touJQUI's libre.

6^4» On peut décomposer de la m^me maniera tea vapeura d'alcobol et d'éther. 'Dans ee cas, le fer, san^ /ftf^re iiidispensable, aide cependant beaucoup à là dé» composition ; mais il faut employer en entre du ^istël ^e J^oohe ou toute autre snbatance, pour offrir au gaa line plus grande étendue de surface échaulTée. Les résultais varient avec la température; mais la presque totalité de U vapeuv introduite doit être ordinaireitient décom<piti^ée* On obtient cette vapeur an moyen d'une chaur dière ou d'une cornue, à laquelle on peut adapter des t^ubea4e€aotitebouc9 même avec Tétber»

. 4&5» L'^cidenitreux , le gaz oléfiant et quelques autréa gaz , peuvent ae décomposer lorsqu'on les fiiit passer an travers de ^utes convenablement chauffés. Si l'on veut ç'fin tenir aux faits principaux de i'expjériénee, il sufBl d'intrj^dttîrç Ica gaz de l!appan»l qui les dégage, dP une

'%Z4 MmNIFUUkTlDRS CHIKIQtnElS.

Téseie'ottd'im^ac de caoutchouc im{>^tiécr&bte a Fair (7(>9, 770), direotement dans Ic tube,^et se servir de récipieus semblables pout* r^;ueillir le produit de Telpérience à Tautre extrémité; mais s*il est nécessaire de faire des expériences exactes sur ' des quantités déterminées, il ikut; pour éviter toute perte, faire comimuniquer le» tube avec deux ^zomètres à mercure.

686. Il est plusieurs oxides que l'on' peut réduire entièrement ou en partie dans des tubes , à l'aide de certains gaz et d*une haute température. La meilleure manière d'^obtenir, par exemple , le protoxide de maiï* ganèsc, de son peroxide ou d'un oxide précipité d'un sel pur, est de le soumettre à l'action d'un courant d'hydrogène, à une chaleur rouge. Les progrès du changement qui s'opère d'un bout à l'autre du tube se foQt apercevoir d'une manière remarquable. 11 est souvent très-utile de traiter ainsi les os^ides de titane, de tungstène, de chrome, de fer, etc. ; indépendamment de l'hydrogène, on pebt employer encore plusieut*s autres corps capables d'opérer aussi la réduction des métaux. L'ammoniac possède un pouvoir égal à celui dé l'hydrogène ; quelquefois même supérieur à «elùi de ce ^az pur, parce qu'il fournit à la substance l'hydrogène à l'état naissant. Lorsqu'on suppose que les matières carbonées peuvent favoriser l'ef&t qu'on se propose, on peut employer les vapeurs de l'alcohol , de l'étfaer, de la napthaline, du <;amphre , etc.

687. Les tubes peuvent encore ^ avec le secours de la chaleur, servir avec beaucoup de suceès pour effectuer un grand nombre de combinaisons. C'est aiïisi que l'on combine facilement l'oxigène avec la baryte, pour former le peroxide de baryum. La ehateurdo^t , dans ce cas, ôlre portée au roo*ge*brun, et aucune

portion d'qxigend ne «orûra du tuble .avant que la totsK ^

lilé de la, fiAibstance. alkaline soit peroxldce. Ainsi A^

n!e6t pas nëcofisaire que rextrémité dqi.tobe pax] la*»

quelle doit.sortir-Vaxigène soit adaplée à aucan^ppa-t

Feii ; il suffit seulj^ment d'en approcher de ttemps à awtre

une atiùmette:^ enflammée ^ !et locsque la pt^sence'de

Uoii^èn^ pur.se- manifesie, l'Qpératioaie&fc-terinniee^i

: Sj38:^ OA.p«atenoQre.jcombinûr'le>aaii£ce^yectepla*.

tjyao y ;et Ij^.pho^pbore avee laxrhatik , dank desjappareils:

c|0.Q9r^<9IU*e, JUi^. plalins àd etatdjëpongeLt'ouilaiohanit

yi^e., éiiantio^tr^duiis. dans- le .labe, .omJo chauffe

jlisqc^'au . rpi^e. <fiiatomê il doilijètjre légècèmentriii*!

cUnéj frtc&pn^ ç^trémirà suplirieuipe astiefs éloî^péard»

fpuf^n^^a^ PU ,de lai UjpEipf j3 pOur restée ùunèiMtssejtQiD'?

]^éraitiu:€.,C;etJb^ part^ doit j^ncQ^Q ê|r.c; v^cfmvhééyetib

4e^su3, ^tmjopij^dluabçn bpud»QiPk;à,l'oiiif)er^irre>sii-<

P^rifii^cuJLof sqiie le mh^ est sqffis^jpani^nt^chaiifGéy >ckk>

Iniffod^uit . par ei^t^Q. e^^trémîté u^^ morcoau . de . aoufre »

4an^ rui^des cas. çf ^dp ph.o§pI)Qi;e:.d(i«SirautFe^.et

Ton ^cfe^mf,^^$sijtot^^^ppa^e^<AM*'îns>lyett4e la (lamm)^

d'upe,,pe|ite kmp^ c^espri^. dQ j^p^jion jfera fondre

l^'9^l|9taiM^i, qwi.coujjîrii, vers Ja-j partie chaude i oil»

^Ue:sQ: çédpira, gi»daeljenif«t:4ii iNapeuâT»,! et quoin

q^e ( ce qui d'ailleui^s. e^ide peu. d'importance) une

pprtWn d<î Çûtte ôubs^îinceiiMiis»e rèiirçigradjBr ^ la ma^

j^UTje, pairtie p* en atteindra; pa^ , myitis . le plaiine ou la

cbauxqui sont dans l'intérieur i^ il serlt.faeîle, alors do

dist^ngi^er ieô progrès de la combinaisoA qui: s'opérera.

Ifpr^qpe<U pr<çruiûre p<î^rtion de la âub3ta«ce serfi «ionii

l|p[i|iée y on, en introduira une ^eoor^ç^ ay9snt;Soin.d!9

fermer et d'ouvrir rapidement Tôuverture de manière

à ne point introduire de courant d'air dans le tube :

on continuera de procéder ainsi jusqu'à ce que la

Sttbstaiiccr lôiietitièrtfnièfit ^^oovtnniiéii t «^«^ (W at phosphurn!^* On conçoit ^«lUl -fftot ripportiir lîeîÂi'*^ M|]p.df ftoiackhsJé nianienient du phosphore, it fftut^ yitttrodiibnt^' par. £r«gmdn« d!an. tkers^ bu d*iih dMiH' ponee de lon^eav dans des tsbes à*WA denit»pouc6< dA. diamètre» Apccsles avoir bien séôhés^ on y intrcHdniifapîdetienilc ]>hosf>hore en »e servant de- p^ies pincettes /dans 1ft' citainte que la 'temp4rat<irédir inbe ne suffise podries enfkummeF^ Pour sécher lephos^^hdré»il jaot.renvelopper dé deo» ou trois plis d'éteflTe otei d» papiers filtnep> .et avoir soin de presser lè^rement, mais non de cptlipritnef violemment chaqtie partie de sa. surface; Ibrsqe'ti est sec vil ne faut point lé tentf à dé^"* eou\^ert sur la main , mais r^nf^rmer dsns Un morceaudedrapou de papier, d'oà on-le relire ensnite avec lei piliceiteë. Cette operation he doit^eiaireqti'à qtiéiqae' distance du fourneau ou de la lainpë ; ^l lé transport du phosphore au tube doit être fait aveé atitatlt de prompt titfudeque d'attention , afin qn*il n'^it pas lè téhips de s'enflammer avant d'être rendu à èa destination.

689. Le titano peut être combiné avec le chlore^en faisant passer ce ga2 sur le métal- dans ^n tube exposé à une forte chaleur ( 1 )% l^s terres alkalinee» se décomposent de là même manière i Texigene al^e»^ se dégage , ei leurs base^ restent combinée» avec It ehlore(2). Enfin » à Taide dé ee6 appareils, on e^ëcut^ un grand' nombre d'autres opérations chimiques é^ la plus haute importance de la nianière !a phis conve» nable pour en suivre tous les progrès. Lorsque la sub* stailco dont on se sert est ii&e ainsi: que lé produit

(i) M. George , Annali of pbUoMtpliy, H. S., ic, iS. t^35^H. Barr,niU.I»aSi. '

mw», I i^mmm^^p* . Ill

de l'opération , on peut employer de pelitâ rëcipiens dA.plâUne.;.Qn iiunoduit pour cela dâJu>Jâ.l<i»J»e^4in« feuille de ce métal, ployée en godet, que Ton retire ensuite au moyen d'un ill métallique courbé à son extrémité. Dans là' {)lupàft'dô cé$ expériences , on peut se servir^ avec avantage des tubes de caoutchouc que nous avosat dfi^uitB^ pb». haut (ilfi)*

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Ill SAlAt^VtAf lONiB CHiMIQOfiS.

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