‹ Manipulations chimiquesChapitre 17 sur 58 · SECTION XIX · texte numérisé non relu

SECTION XIX

Mamin dt courber^ de souffler $1 d^ couper U psrre*

%Qi2. Nouft avQOft déjà cité un grand nombre d« circonstances, où la connaissance des procédés propres à ramollir , courber et souffler le verre à la larop# d'émailleuri peut être d'une grande utiUté(117| 430| &S2y etc.). Cette pratique, une fois acquise , est peut* être de toutes les opérations manuelles celle qui met le chimiste le plus à même de se passer du voisinage des grande villes, et du secours des fabricans d*instruinens» par la facilité qu'elle lui donne de substituer à volonté des portions d'appareil à d'autres.

1042* L'appareil qui rend le plus de service pour ce genre de travail e^t le chalumeau de table déjà dé* çrit(221)y pourvu que Von observe avec une attention particulière les précautions que nous avons indiquées. Nous allons d'abord déçrii:e les difierentes manières de travailler le verre avec cet instrument ^ nous dirons ensuite comment on parvient à le remplacer autant que possible au moyen de la lampe ordinaire à esprit de vin , et du chalumeau à bouche. Le travail du chimiste se borne en général à agir sur du verre en baguette ou en tube*

i 044 et 1 045 . Supposons l'opérateur assis devant sa table (221) y sa lampe préparée et allumée , le soufflet

oris €ù actum par le pied ^ et la flamme ckdre^p^ia tue

et continue. Nous alloiis parleir d'abprd èésrolpéftliaiûf les pluB simples qui paissent se presenter^ tnaîs <!{h'il

&ut savoir exéculer avec &oititd'et^oiiipfiiCttdéi(9QMM d'essayer d'aller pluà loiii.' Lbraqu^on falt>ch«a£kl^^Ull tube par le milieu , îl4aut le^ftentr pair ies deux ettl^ mites, de manière i^eles a3raiit4Mra3iétant aippuyésilii^ k devant de la.tablelte, la padnne de la i|iai»'«i>il tournée, e» dessus. On place alors la pArti&4^eiMofr veut chauiler, non pas directement dafts l'intërliiip dv

la flamme, mais dansiecoaraat -d'eirohaud qui auii la même dii^^ôn,; afin d'éviter qu'une ehaleiir tnsp brusque ne le briae; Ton ;fiiit^ tourner le tube SOf ^6»^ même en le portant à droite et à gauche, de manîèlpa it présenter successivement à l'action de la cbâle^r téus les pointa qui doivent être chauffésviAlEi bout de^fonali «pies secondes, lorsque le verre est assez éehauAi, on^ le rapproche de la pointe de la flamme , et on Ty ihcreU duit tout-à*fait : on contikuie à le tourner et à le pre* mener dans la flamme jusqu'à v€ que le tube ( no«M-^ie supposona d'environ un demi*pouce de diamtèdfe et un. diaième de pouoe d'iépaisseur), occupant aior^'le milieu de la partie presque: transpatente , soit ehâuffé au rouge brillant ou au jaune , dans la largeur dHm demi-pouce > de iDanièt*e à être parfaitement moudani* cette partie ; on laisse ensuite la ehaleor^ diminuer gradueUemeW, ^ .

1046. Le verre mince, pouvant s'échauffer plus rafrf». dement que le verre épai$, exige moins de précaution. 11 suffit ordinairement de commencer par le ehanfier légèrement; quelquefois même on peut le mettre diree*» tement dans la flamme. 11 y a des tubes si petits et si minces , que l'application la plus brusque dé la flamme

Miitara^tilc»' brittr^ t^ qoi ne manque jmoaii cl'am*^ ver avec I0& tobea gros et ëpais.

{ 104T; Pour ckaufier rexirémité d*un tube , il faut y apporlekr.mcGore plus de soin; car le verre est bien plus sujet à^ae .fendre aur les bords qu'au milieu. La meilleure manière est de ciMnmencer par faire chauffer le tube à environ Un ponce de rextrémilé 1 et d'amener eeUeici graduellement dans la flamme, en ayant soin que la partie qui précède soit toujours à une tempéra* lettre plus élevée que Textrémité elle-même; Ton procède ainsi jusqu'à ce que le verre s amollisse, ce qur ajrrive au-dessous de la chaleur rouge visible pendant le jour } Von peut alors continuer sans dauger d'applîqucir la chaleur. < : )

1048. U faut étiler de noircir ou de colorer le verre pmdant l'opération. C'est un accident qui peut avoir Ueu par deux causes : 1® par l'introduction d'une portion de charbon dans, la masse du verre ; 2^ par la réduction de l'oxide de plomb qu'il ccmtient (1). Lorsque le verre, au-dessous de la chaleur rouge, est placé dans la partie brillante de la flamme , il s'y dépose ordinairement une eou<^he de charbon , qui souvent ne disparait que lors* que la chaleur s'est élevée au-dessus du rouge , parce que le charbon s'incorpore avec le Terre fondu; quelquefois même cette couche de charbon augmente progressivement. Placée ainsi en contact avec l'oxide de plomb que ccmtient le verre , ce dernier est décomposé par le carbone , et le plomb réduit forme une autre espèce de tache qui se confond avec la première. Lorsque cet accident arrive , on fait disparaître la tache en approchant le verre du sommet de la flamme , afin que

(i) Toutes les espèces de verre ne renferment pas de Vo&iUe de plomb; Cell» qui en coatlesi prbnd pnrf iculièremt'nt le nom de cristal.

MANlillE DE GjPaàVFFER^ LE VERJRE. ^ 121

l'oxigèûe de l'air puisse agir dessus y et si la colof'a iion n'a lieu qu'à la surface, elle diminue et disparaît bien* tât; nuiis cette opération offre souvent des iuconvéniens, car pendant que le charbon se consume, et que le plomb s'oxide, le Terre, qui est nécessairement dans . un état de fusion, se ramasse, s'épaissit , et le tube se déforme.-

1049. Lorsque le verre , après avoir été porté à la chaleur nécessaire sans se tacher, est mis dans la partie fuligineuse de la flamme, une portion de Tolide se ré-dttit souvent,- et forme une tache* 11 faut y remédier aussitôt , et la faire disparaître comme nous l'avons dit ; mais il vaut encore mieux éviter qu'elle ne se produise.

lOâO. La flamme ne doit être ni vacillante ni irrégulière, et surtout ne pas varier à chaque tour ou mouvement du verre; il faut au contraire qu'elle s'étende en couolie uniforme tout autour du, tube dans une certaine étendue : plus l'opérateur pourra , entournant et en promenant le tube, maintenir une température égale sur un grand espace, mieux- il réussira; c'est pourquoi il est souvent à propos d'incliner le tube dans la direction de la flamme, et de ne pas le tenir perpendiculairement à cette direction.

1051. 11 faut ensuite chercher à varier la tempéra^ ture, et à s'en renîdre maître.

1052. En s'cssay an t ainsi , on parviendra à connaître ' la température propre à chaque partie de la fkmme. On verra que la partie pâle» immédiatement avant la pointe brillante , est celle qui fournit le plus de chaleur et qui peut chauflcr la plus grande étendue de tube. La force va en diminuant vers Vexlrémité , quoiqu'elle s6it encore assez considérable pour pouvoir chauffer un gros tube. Le courant d'air qui se dégage de la flamme ^

ta MÂNiFVtftioHS dinnQOtt;

tt qu'on peat considérer comme en étant k prolcmfiition f doit être également apprécié. Il a assez d'intensité pour mïiintenir le verre à une chaleur rouge visible à la distance de deux ou trois pouces de la pointe de la flamme ; il sert surtout pour éviter aux tubes une tr^n<« sition trop brusque de température , soit lorsqu'on les introduit dans la flamme , soit lorsqu'on les en retire./

1053. Outre cet examen de la flamme dans la direction de sa longueur , il faut encore reconnaître ses di« verses propriétés dans le sens transversal , et comparer la dilTérence que produit la position du tube relativement à rintensité de la chaleur. Le succès et la prompti* tude des opérations dépendront de la connaissance qu'on aura acquise de la position dans laquelle il faut placer les tubes, et de la manière dont on doit appliquer les diverses parties de Ta flamme , selon leurs propriétés. ' 1054. Outre la différence de chaleur dépendant de la partie de la flamme dans laquelle on place le verre, la grosseur et l'épaisseur du tube exercent encore une grande influence. La flamme doit être forte , bien nourrie, de manière h pouvoir chattffer entièrement , isur une longueur d'un pouce, un tube de verre de deux tiers de pouce de diamètre, et d'un huitième de pouce et plgs d'épaisseur. Lorsque le verre est mince, et d'un plus petit diamètre , il faut avoir soin de ne pas le mettre dans la parti e la plus forte de la flamme, car il pourrait s'amollir au point de n'être plus maniable. La pratique seule" pourra donner une connaissance parfaite de tous ces détails; car le volume et l'épais-* seur du tube^ l'état de la flamme elle-même et sa force dads les diverses parties , varient presque à l'infini.

1055. Le ramollissement du verre dépend de la température à laquelle il est soumis. U commence à s'a-

MAsiàu P& çHAinrvxR lb ^kriib. 123

ja^iollir et à se courber au-dessous de la chadeur rouge .visible, et lorsqu'il est en petits fragmens on Tamène facilement à Tétat demi^fluide. On peut juger de la consistance du Terre autant par le tact que par la vue; la facilité plus ou moins grande avec laquelle il se plie 4ans les mains, et avec laquelle il cède plus ou moinf promptement lorsqu'on exerce sur lui une pression , annoncent mieux que. l'aspect seul le moment où i\ faut le travailler. Le verre étant une substance transparente y n'indique pas à la vue d'une manière aussi précise que pourraient le faire les corps opaques la température k laquelle il est porté , la chaleur rouge ne devea ant visible sur le verre que lorsqu'il est à une température beaucoup supérieure à celle qui serait nér cessaire pour faire rougir le charbon ou une substance métallique. C'est pourquoi, si le verre s'est taché, comme nous l'avons dit plus hs^ut (1048)^ les taches paraîtront rouges long-temps avant le reste. Cependant le verre ^ (ortemetit chauffé , rougit visiblement , et les apparences qu'il offre, bien que peu frappantes , peuvent aider beaucoup à en indiquer l'état* Lorsque le verre est d'une épaisseur modérée , il prend à la chaleur , en conséquence de Toxide de plomb qu'il contient , une teinte jaune verdâtre; cette teinte se manifeste avant la chaleur rouge, et concourt avec les autre circon* Stances à faire connaître son état. Il faut chercher à se familiariser avec ces divers indices.

1056. Si, lorsque le tube est chauffé , l'opérateur cherche à le courber, l'étirer ou le refouler sur luimême ; si , bouchant l'une des extrémités avec le doigt, il souffle par l'autre extrémité dans l'intention de le dilater, il verra qu'il faut une chaleur déplus en plus ékvée pour produire ces différons effets*

124 MANIPULATIONS CHIMIQUKS.

1057. Il fkut de pluslchercber à acquérir cette fermeté et cette légèreté de main, si nécessaire pour empêcher que le verre amolli ne prenne une mauvaise forme. Lorsque le verre est devenu malléable par la chaleur, il est assez difficile de le tourner d'une manière égale, et en même temps assez légèrement pour que la partie amollie puisse conserver sa forme cylindrique. De même lorsque Ton fait chauffer un tube à un pouce de son extrémité à peu près, et que Ton ne peut soutenir cette extrémité, elle tend ordinairement à se courber et à se déformer; on évite cet inconvénient en tournant continuellement le tube de manière à relever sans cesse la partie du verre ramolli qui tend à descendre.

1058. Quand on chauffe l'extrémité d'un tube, il faut en général le tenir dans une position oblique , et que la pointe chau£Pée soit à la partie supérieure , et toujours en vue, ce qui donne beaucoup de facilité pour la boucher, y sceller un fil de platine, etc.

1059. Lorsque le verre a reçu la forme voulue , OQ le laisse refroidir^ avec précaution. Il ne faut jamais r6ter brusquement de la flamme et le poser sur un corps froid , car Ton serait infailliblement exposé à le voir se briser. Lorsque le verre est mince , le refroidissement n'exige pas beaucoup d'attention ; ilsuffit de ramener le tube à l'extrémité ou au*delà de la flamme , et après Y y avoir laissé tomber au-dessous de la chaleur rouge, le poser sur un verre ou un fragment de tube, de manière à ce que la partie chauffée se trouve en l'air. Mais avec un tube gros et épais, il faut apporter plus de soin , c'est pourquoi on l'amène graduellement de l'endroit le plus chaud aux parties les plus froides de la flamme, afin que la température

hanîère d'arrondir l'e](tr£hit£ d'un tube plein. ISA baisse peu à peu; on le laisse. ensuite pendant quelques minutes dans le courant d'air chaud qui règne au-delà de la flamme , d'où on le retire enfin avec les mêmes précautions. Nous avons déjà cité un exemple de ]a nécessité d'acclimater les tubes pour les faire passer /d'une température à une autre (895). Lorsqu'on a mis le verre à refroidir, il est bon de le couvrir d'un ou de deux doubles de papier ou d'étoffe , afin que l'abaissement de la température se fasse d'une manière encore plus insensible. Toutes ces précautions sont encore plus indispensables lorsque le verre n'est pas d'une épaisseur uniforme comme , par exemple , à l'endroit de la soudure de deux tubes ^ à Textrémité d'un tube scellé hermétiquement , ainsi que lorsqu'il s'agit de redresser une pièce déformée ou de sceller un fil métallique dans le verre » etc.

1060. Pour faire mieux connaître la manière de mettre en pratique ces divers préceptes , nous allons décrire quelques opérations d'une utilité journalière. Une des plus simples est celle qui a pour objet de disposer l'extrémité d'une baguette de verre de manière à pouvoir s'en servir po^r remuer les mélanges (348). Il faut d'abord couper la baguette de longueur convenable , et a cet effet on commence par tracer avec une lime triangulaire une marque profonde tout autour de la baguette ; la saisissant ensuita avec les mains de chaque côté de la marque , on applique sa force comme si l'on voulait rompre un bâton en deux , avec cette différence que l'on écarte un peu les mains de manière à tirer légèrement sur le verre. S'il ne se sépare pas sur-le-champ , il faut appliquer de nouveau la lime pour rendre la marque plus profonde. C^( de cc^tç manière que l'oa 3*y pren4 wssi pour

126 MANIPULATIOlfS én]IIQ!3SS.

couper les tnbes (115^ 848), en apportant d'antant plas d'attention que le diamètre du tube est plus con* sidérable.

1061. Lo1:*sque la séparation sera opérée y l'extrémité de la baguette présentera une surface plane à bords aigus ; mais il suflira de la faire chauffer en observant les règles prescrites (1046). Pour voir le verre se ramollir et prendre une forme arrondie , on retirera ensuite la baguette avec précaution, et on la laissera refroidir. Si l'on veut la terminer en cône (51), on prendra, lorsque le bout de la baguette sera amolli par la chaleur, un autre morceau de verre ; on le fera chauffer, puis adhérer par la pression à l'extrémité ramollie. On appliquera ensuite la chaleur la plus intense à environ une ligne de cette extrémité, et, tirant le fragment de tube, on allongera l'extrémité de la baguette, qui se trouvera ainsi terminée par une pointe déliée. On enlèvera le filet de verre en y appliquant la pointe de la flamme , et l'on chauffera l'extrémité de la baguette ju8« qu'à ce qu'elle soit suffisamment épaissie et arrondie, puis on laissera refroidir le verre de la manière que nous avons indiquée.

1062« L'opération la plus simple qui puisse se présenter après celle-ci^ est celle qui consiste à donner aux tubes une certaine courbure pour en former des syphons , des tubes cornus et une foule d'autres appareils tubulaires.

1063. Après que le verre a été chauffé également sur une longueur d'un demi-pouce et plus, et lors* qu'il est sensiblement ramolli, il faut le retirer de la flamme , et incliner en sens contraire les deux extrémités , les maintenant toujours dans le même plan de manière à courber le tube ^aduellemftnt ^ en ayant

mahiârb dk goubbbr les tubes. 127

coin qne la partie convexe soit tournée du côté de Tceil; On continue l'opération jusqu'à ce qu'on ait obtenu le degré de courbure nécessaire, et que les deux branches droites forment l'angle désiré ; si pendant l'opération le verre se refroidissait assez pour cesser d'être malléable , il faudrait le chauffer de nouveau.

Le tube doit être chauffé également sur tous les points, afin que toutes les parties cèdent à la fois à la pression que l'on exerce, car le verre de la surface convexe s'allonge et s'amincit tandis que celui qui se trouve h la partie concave s'épaissit par suite de la contraction qu'il éprouve nécessairement. Si le verre est beaucoup plus amolli par la chaleur d'un côté que de l'autre , il se trouve trop faible au coude formé par les deux branches et se déforme; si 1^ partie convexe est la plus ramollie , elle s'étend pendant l'opération beaucoup plus que les autres parties , et quelquefois même s'aplatit : si au contraire le côté concave a été le plus exposé à la chaleur, la partie convexe ne s'allongeant pas assez, la première cède à la pression, rentre en dedans en formant un angle aigu. Enfin si le point le plus amolli se trouve dans la partie latérale, la courbure devient irrégulière. En résumé , s'il y a différence de température il vaut toujours mieux que ce soit la partie convexe qui se trouve la plus échauffée; elle se refroidit d'ailleurs bien plus promptement que le côté concave, à cause de sa moindre épais* fieur, ce qui compense eu quelque sorte l'excès de chaleur qu'elle possédait d'abord.

1064. Lorsque le verre est trop fortement échauffe il se ramollit tellement qu'il est impossible de lui donner une courbure régulière : cela offre cependant quelquefois cet avantagCi que l'on peut donner au tube une cour-

12S MANIPULATIONS tHIMti^UKS.'

bure ex trémemen t courte ; mais à moins de quelque cir» coDStance particulière on doit en général conserver aux tubes une épaisseur uniforme dans toute leur étendue. Ainsi lorsqu'on aura remarqué un aplatissement ou un pli causé par Tinégalité de la température , il faudra laisser refroidir cette portion du tube et échauffer les portions voisines , aGn de redresser le ube soit en dilatant le côté concave, soit en resserrant le côté convexe.

1065. Lorsqu'on a besoin d'une courbure considérable , et que l'angle formé par les deu:x branches doit avoir très-peu d'ouverture , comme cela se pratique pour les syphons , il faut courber le tube sur une grande étendue^ en appliquant la chaleur progressivement sur plusieurs points jusqu'à ce que les deux branches aient atteint le degré d'inclinaison nécessaire. Les tubes épais en verre et d'un petit diamètre se courbent plus facilement sous un angle aigu que ceux qui sont minces et d*uh plus grand diamètre. 11 faut donner à ces derniers une bien plus grande étendue de courbure pour éviter qu'ils ne se déforment.

1066. Lorsque l'on doit chauffer successivement, comme nous venons de le dire ^ plusieurs points d'un tube, il faut toujours commencer par l'une des extrémités de la partie sur laquelle la courbure doit être prise , retirer successivement de la flamme les parties qui auront été chauffées , et les courber pendant que l'on introduit dans la flamme la portion voisine. Le passage du tube au travers de la flamme s'opérera ainsi d'une manière régulière et continue. L'on peut facilement s'exercer à cette pratique en courbant à la flamme d'une lampe à esprit de vin, sans le secours du chalumeau , un tube de la grosseur d'une plume à écrire.

1067. Lors^'il s'agit de courber un tube teUemept

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