‹ Manipulations chimiquesChapitre 18 sur 58 · MANIÈRE DE COURBER LE VETIRE · texte numérisé non relu

MANIÈRE DE COURBER LE VETIRE

prèô de son extrémité qu'on ne puisse la tenir commodément avec les doigts, il faut se servir d'un morceau de bois ou d un autre morceau de tube pour la soutenir et pour exercer sur elle la pression nécessaire pour déterminer la courbure. Lorsque Textremite ellemême doit être recourbée, on ne peut plus se servir, dans ce cas , de bois ni de verre , parce que le piremier, en brûlant, colorerait le tube, et que le secoild, venant à se ramollir, pourrait y adhérer. Il convient alors d'employer une tige métallique; celle-ci ne doit être en contact avec le verre que pendant le temps rigou-: reusement nécessaire pour exercer la pression, car si ftUe y restait plus long-temps elle pourrait en abaisser la température au-dessous du point de ramollissement et en occasioner la rupture. Toutes les fois que l'on se sert d'une tige métallique pour courber du verre elle doit toujours être assez froide pour ne point y adhé-^ rer j et pour cela il faut qu'elle soit d'un diamètre assez considérable pour que la chaleur communiquée subitement par le contact du verre ne soit pas suffisante pour déterminer l'adhérence. On peut mettre le verre au-dessous du point de ramollissement en contact avec un corps métallique très-échauffé sans craindre de le-briser.

• 1068. Les tubes dont la grosseur n'excède pas celle d'un tuyau de plume peuvent, comme nous l'avons déjà fait remarquer, se courber à la flamme d'une lampe à esprit de vin ; l'on peut également les courber au-dessus de la cheminée d'une bonne lampe d'Argand. Pour les gros tubes on se sert d'un feu de charbon de bïri« placé dans un fourneau ou sur une plaque métallique; mais on ne peut jamais leur donner des courbures aussi courtes qu'à la lampe d'émailleur. Nous ne reviendrons 2. 9

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pas ici sur les ayantages que présente la lampe do M. Cooper (672) pour chauffer des tubes sur une grande longuiçur, lorsqu'on yeut leur donner une courbure très-étendue.

1069. L'opération que nous allons maintenant dé* crire n'est pas moins utile que la précédente ; elle a pour but de fermer un tube à Tune de ses extrémités pour m former un de ces vases si utiles dont nous avons dé^ parlé (141 » 848)» Elle & exécute très-aisément ayee ua morceau de tu^ droit, ouvert aux deux extrémités, et assez long pour fournir deux tubes fermés. Suf^o- $GBS dcme que vous ayons à faire deux tubes , clo9 ehacun par une. de leurs extrémités , avec un tube de 6 à. 7 pouces de longueur, d^un demi-poiM^e de diamètre et d'un ijbQuzième à un quatorzième de pouce d'épaisseur*

107 Q. On çpsumence par faire chauffer le tube par le milieu ; mais au lieu de chercher à étendre la chaleur sur une grande surface, il faut au contraire la resserrer dsins un anAeau étroit. (1051), et pour cela écarter le9 mains en tirant sur le verre dsms le sens de sa longueur. Le verre s'allonge , et diminue en même temps de diamètre,^ La manière d'appliquer la chaleur exige ici quelque explication. $i on la portait toujours dans le milieu de ^étranglement en continuant à tirer sur le tube, il se diviserait bieiitôt en deux parties terminées irrégulièrement en forme de pointe. Car à mesure que le verre s'allonge , et que le diamètre aussi bien que l'épaisseur diminuent,, l'action de la flamme augmente, puisqu'elle porte sur une moindre masse; la partie la plus étroite est conséquemment la plus échauffée , et cède d'autant plus facilement à la force que l'on emploie. Si au contraire on changeait le verre de j^ace de manière à ce que la flamme portât sur les portions

MANIÈRE DE BOUCHER LES TUBES. lH

Toisines de rétranglement , leur ramollissement pour-» rait surpasser celui de la partie eontractéis du t\ibe , et en continuant de tirer on arriverait ainsi à transfdrmei^

le tube primitif en un tube beaucoup plus long , mak d'un diamètre beaucoup plus petit.

1071. Il faut prendre un milieu entre ces deuXex-^ frémes. Aussitôt que le verre cèdeà la tension^ que le diamètre diminue , il faut diminuer la force de ma* nière à la proportionner' an 'î*àfnollîssemcnl du verre; et proeédèr graduellement t irËut en mém« temps porter le verre vers l'extrémité de la flaiiime , et même hors de la flamme, afin de pouvoir modérer là chaleur et l'appliquer principalement à une petite surface. Il iié faut pas chercher à donner la làéme fdrme aux deu^ morceaux de tube, il faut au coôtraîfe se seWir de l'un comme d'un outil , et l'employer à perfectionner l'extrémité de l'autre. On dirige* en conséquence la jointe de la flamme sur la portion du verre qui doit fotmeîr le fond du tube, nn peu au-dessus dts'la partie la plus resserrée, mais de manière ce[5endant-à ne pas trop ramollir la partie épaisse de Fétranglement, en éloignant avec précaution l'uiie des maîh^; par cetter

opération la partie étroite/ s'amincit de pluis en plus , devient tbut-à-fait capiflaire, entre en fusion, et finit par se diviser. L'extrémité /a se trouvera fermée et bien

arrondie, si l'on excepte un petit bouton de verre qui restera probablement dans le milieu, tandis que

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l'autre morceau sera allongé un peu irrégulièrement, quoique également fermé à son extrémité. La figure ci-jointe représente les changemens successifs de la forme, et de l'aspect du tube : la partie à laquelle doit s'appliquer la plus grande chaleur est désignée par les lignes ponctuées a, a, a.

1072. Il faut ensuite s'occuper de faire disparaître le bouton de Terre resté à l'extrémité du tube. S'il n'est que d'an petit volume , il faut chauffer l'extrémité dtt tube jusqu'à ce que le verre soit amolli. Appliquant alors la bouche à l'extrémité ouverte, l'on y souffle assez fortement et suivant le degré de ramollissement du verre ; la portion dans laquelle se trouve le bouton, étant plus épaisse que le reste du verre, conserve plus long-temps sa chaleur^ et par conséquent éprouve une dilatation plus considérable. De cette manière , à l'aide d'un peu d'adresse , on peut faire disparaître le bouton, et donner au fond du |ube une forme régulière et arrondie (1 1*4, 129), d'une épaisseur à peu près égale dans toutes ses parties.

1073. Quand 4a première opération n'a pas été bien conduite et qvie le bouton est assez gros pour faire craindre , en opérant comme nous venons de le dire, de laisser à l'extrémité du tube une couche de verre trop épaisse , on le chauffe fortement , et l'on y soude un fragment de verre également chauffé; rapprochant alors l'extrémité de la flamme de la partie arrondie du tube, on l'étiré , et on enlève le bouton ; Ton procède ensuite pour le reste de l'opération de la manière que nous avons déjà indiquée. S'il arrivait que l'extrémité du tube fût irrégulière, difforme, et incapable de servir, il faudrait , après y avoir soudé un autre morceau de verre, chaufferie tube un peu au-dessus de la partie

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