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MANIÈRE DE SOUFFLER LE VERRE

toute dimension : lorsque le diamètre i térieur est très-petit , comme dans les tubes de baromètre y on peut chauffer rextrémité jusqu'à ce qiie les parois soient entièrem.ent rapprochées ; la niasse ainsi formée étant chauffée bien également , il faut souffler dans le tube jusqu'à ce qu'il se forme une petite boule à son extrémité ; élevant ensuite considérablement la température du verre , on le souffle de manière à terminer la boule dans une seule opération , en ayant soin de le tourner con tiiiuellement comme nous Tàvons dit plus haut. Il est évident, d'après ce que Tori a vu (254, 11 48), que les tubes portant des boules semblables ne pourront être employés pour faire des thermomètres , à causé de Thumldité qui y aura été chassée par les poumons ; mais ils peuvent servir à un grand nombre d'autres expériences, et en s'exerçant à les fabriquer l'on acquiert une grande facilité dans Fart de souffler le verre.

1096. Lorsque la boule doit être dans le milieu d'un tube (531 , 887), la manière d*opérer est, en général, la même que celle que nous venons de décrire. Si Tune des extrémités du tube est fermée, il suffit dé chauffer et d'épaissir la partie où l'on veut former la boule, et de souffler ensuite par Textrémité ouverte. Si le tube au contraire est ouvert par les deux extrémités, Ton en bouche une , soît avec le doigt , soit avec un bouchon de liège , puis Ton procède de là même manière.

1097. Après-quelques expériences de ce genre, l'on apprendra bientôt à faire disparaître les boutons qui se seront formés à l'extrémité des tubes fermés (1072), à rendre l'extrémité d'une rondeur parfaite et d^une épaisseur uniforme , à fabriquer les petites ampoules

dont nous avons parlé (86), soit en les soufflant àTextrémité d'un tube d*un petit diamètre, soit même sans être obligé de les souiller. On prend pour cela un tube d'un diamètre convenable ( 1 070), que Ton rétrécit dans une partie de manière à former un étranglement aussi étroit qu'on le désire( 1071). Il faudra ensuite diriger la flamme un peu au-dessous de Tétranglement, afin que le verre entre en fusion, puis on Tétire et on le ferme. On. obtient ainsi une ampoule d'une capacité proportionnée à la longueur de tube employée ; ou bien , faisant chauffer l'ampoule elle-même , on peut la dilater jusqu'à ce qu'elle ait acquis un diamètre beaucoup plus considérable. On la sépare ensuite du tube principal , soit en la coupant avec la lime (1060) , soit en l'étirant à la lampe.

1098. Les ampoules dont nous avons parlé (67 , 98) se font de la même manière. On prend un morceau de tube , on l'étiré , on en sépare ainsi une portion dont on arrondit ensuite l'extrémité. Faisant alors chauffer à la lampe la portion que Ton a séparée, on l'applique aussitôt contre l'extrémité fermée du tube , de manière à ce que les deux tubes adhèrent asseï pour ne point se détacher pendant le travail du verre , mais puissent se séparer facilement par un léger choc. Lorsque le tube est ainsi disposé , on le fait chauffer à une petite distance de l'extrémité soudée , mais de manière à ce qu'il y ait une longueur suffisante pour former une ampoule, on rétire à l'aide du morceau ajouté, et enfin on le ferme hermétiquement ainsi que nous l'avons expliqué (1089). Quand le verre est refroidi, on frappe légèrement contre la table, pour séparer la pièce ajoutée, et l'ampoule se trouve terminée.

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