Mettez du sel commun dans une cornue ; ajoutez
peu à peu un poids égal d'acide sulfurique concentré, que vous aurez préalablement étendu d'un poids égal d'eau (440); vous obtiendrez, par la distillation, deVa- .,cide muriatique. Chauffez au bain de sable ou à un petit feu.de charbon ( 147 ); faites usage d'un tube de sAr^té (443) ; recevez les produits dans des vases contenant un peiiii d'eau. Employez du muriate de baryte (470) , comme réactif, afin de vous assurer s'il n'est poipt passé en même temps quelques portions d'acide sulfurique.
j, 91. pistillez de la colle de poisson ou de la corne, ou même des morceaux de cuir, dans une petite cornue de verre lutée (453) ; chauffez dans un fourneau à réverbère (454); recevez les produits par portions successives ; servez-vous de flacons de verre pour condensateurs (4i3); mettez-y d*abord un peu d'eau, afin de dissoudre le gaz ammoniacal qui se formé. Observez attentivement la production de l'eau , de l'ammoniaque, du gaz, du goudron, et de l'huile empyreumatique ; chauffez la cornue jusqu'au rouge (454), de manière à eeque, lorsqu'elle sera refroidie, vous trouviez dedans, en la brisant , le charbon bien formé. Examinez ce nouveau produit, son apparence, son état spongieux, son éclat, sa grande dureté, etc., et la difficulté avec laquelle il s'incinère (131). .
. 92* Prenez du zinc en poudre fine (exp. 67), et mettezJe avec trois fois son poids de marbre en poudre (298) ; chaufiez le mélange dans une cornue de fer (457) ou de terre (455), afin d'obtenir du gaz oxide de carbone (exp^. 209) ; il faudra chauffer jusqu'au rougebrun, soit dans un fourneau ordinaire (458), soit dans un fourneau à réverbère, suivant la grandeur de la cornue (454). Si Ton enflamme le gaz au sortir du bec
DISTILLATION y SUBLIHATIQI». 268
de la cornue , il brûlera avec une belle flamme bleue.
93. Préparez du phosphore, suivant le procédé indiqué dans les ouvrages élémentaires; ou faites du chlorure d'antimoine, parla distillation, dans des cornues de verre (453, 454).
94. Mettez de Téther dans un tube ; fermez-en l'ouverture avec le doigt (723, 87) ; chauffez Téther jusqu'à ce qu'il soit prêt à bouillir (855, 856); éloignezle *du feu; ôtez le doigt pour que Tébullition ait lieu; laissez ensuite la température s'abaisser jusqu'à ce que l'ébuUition cesse ; jetez danà le tube un petit copeau de bois sec (411), et remarquez avec quelle force l'ébuUition recommencera tout à coup.
95. Préparez un mélange réfrigérant de glace et de sel(42 1 ) ; mettez-le dans un verre, et assurez-vous s'il est à la température qu'il doit avoir, c'est-à-dire à — 17*,7 (262); mettez un peu d'eau dans un tube de verre mince (848), avec lequel vous agiterez le mélange (421, 424), L'eau se congèlera, et passera à l'état solide dans deux ou trois minutes.
96. Mettez un peu d'arsenic dans un tube (459 , 848); chauffez-le à la lampe à esprit-de-vin (176); faites volatiliser le métal, de manière à ce qu'il forme à volonté des couches métalliques brillantes, ou des cris* taux confus (869); observez la température à laquelle il a commencé à se volatiliser, et la rapidité avec laquelle il se condense sur les^ parties plus ou moins chauffées ; faites-le se volatiliser et se condenser à volonté à la partie supérieure ou inférieure du tube (870).
97. Introduisez de la naphtaline dans un ballon (459); chauffez-la au bain de sable (153); laissez -la se sublimer doucement, et fermez l'ouverture du vase avec du papier (1 149). Lorsque vous en aurez fait vo«
264 IIA.NIPULA.TIONS CHIMIQUES*
latiliser une quantité suffisante, éloignez avec précaution le vase du feu, jusqu'à ce qu'il soit refroidi; détachez alors les cristaux y et examinez la beauté de leur forme.
98. Faites volatiliser de Tiode de la même manière (459) , tantôt promptement, tantôt lentement; observez la beauté du sublimé obtenu dans ce dernier cas-
99. Mettez une petite portion de calomel dans un flacon de Florence (459); faites-le se sublimer en chauf* faut presqu'au rouge le fond du vase sur le bain de sable (461 y 153). Aussitôt que la volatilisation a eu lieii, laissez refroidir le vase ; coupezJe au moyen d'un anneau de fer (1009) , et examinez le sublimé.
100. Faites volatiliser un peu d'indigo d'aprëç le procédé indiqué (463); vous obtiendrez des cristaux fort petits, mais fort beaux.
101. Prenez le mélange indiqué dans l'expérience 5 7 ; mettezJe dans une cornue, et faites-le sublimer au bain de sable ou à la lampe (359) ; inclinez un peu la cornue, faites -en passer le col à travers un bouchon (432), dans un récipient refroidi (459), ou dans un tube large que vous pourrez refroidir soit par le contact de l'air (461), soit par l'application de l'eau s'il est nécessaire (434 ); et vous obtiendrez du carbonate d'ammoniaque.
S VIIL Des précipités,
i 02. Neutralisez la dissolution obtenue par l'exp. 75 avec l'ammoniaque (595) ; ajoutez un léger excès d'alkali, puis du carbonate d'ammoniaque, jusqu'à ce que
, DU PRÉapiTiÉs. 265
toute la chaux soit précipitée (476) ; jetez le précipite sur un filtre (483); lavez-le (525) ; faites-le sécher (526, 572); pesez-le; il devra peser exactement cent grains, c'est-à-dire la quantité que vous avez dissoute en premier lieu.
103. Choisissez un marbre ou une pierre déliais; pulvérisez «le (298); pesez -en une certaine quantité (53); versez dessus de l'acide muriatique ou de l'acide acétique ^ à la température ordinaire (349), jusqu'à ce qu'il n*y ait plus effervescence ; lavez (525), conservez la dissolution , ainsi que la porticm insoluble; faites sécher celle-ci (572), et pesez-la (55, 45). Précipitez la dissolution par l'ammoniaque et le carbonate d'ammoniaque (483), comme ci-dessus; le précipité sera du carbonate de chaux ; lavez-le (525) ; faitesle sécher et pesez-le (55, 546, etc.) : la quantité de ce précipité sera précisément la même que la quantité de carbonate de chaux contenu dans la pierre ; et si vous l'ajoutez, à la quantité du résidu, vous devrez avoir le poids total de la pie^e que vous aurez ainsi analysée.
104. Précipitez une portion de muriate de baryte, en dissolution, par du sulfate de soude (472, 476, 481); lavez bien le précipité (500) ; faites-le sécher, et chauîffez-le au rouge dans un creuset de platine.
105. Pesez cinquante grains (44) de muriate de baryte cristallisé ; faites-le dissoudre dans l'eau distillée (343); précipitez l'acide par le nitrate d'argent (476, 480), après avoir isolé la matière soluble de la matière insoluble , par des lavages successifs ( 525 ) ; faites sécher (573), et pesez cette matière insoluble qui est un chlorure d'argent ; il devra peser 58, 87 grains (1209). Continuez alors à précipiter la portion soluble par le
266 MilNtPUtinOllS CH1IIIQU£3*
sulfate de «onde (4Î6, 48 1), yoas obtiendrez da snlfate de baryte; lavez (5.259 528); faites sécher, et chauffez ce sel jusqu'au rouge (631); pesez-le (44, 646): tous devrez trouver 47 , 42 grains (1209).
106. Faites dissoudre une pièce d'argent (346, 354); précipitez l'argent en ajoutant une dissolution de muriate de soude (476, 480) ; lavez et faites sécher le chlorure d'argent pur que vous aurez ainsi obtenu, et ser* vez-vous-en comme il sera dit ci^après (exp. 182), pour la préparation de l'argent pur (107).
107. Précipitez les muriates d'une eau minérale, en y versant une dissolution de nitrate d'argent (480, 477); lavez, séchez et pesez le précipité (44, 55); cherchez la quantité d'acide muriatique existant dans une quan«tité donnée de cette eau, en consultant l'échelle des équivalens (1209).
108. Prenez une certaine quantité de la dissolution ferrugineuse, indiquée exp. 76 , ou de toute autre de la même base; précipitez Toxide de fer par l'ammo-niaque (472, 595); lavez, séchez, chauffez au rouge (6S4), et pesez l'oxide obtenu. Si le fer existant dans la dissolution n'était pas à l'état de peroxide, il faudrait l'y faire passer (882) , au moyen d'un peu d'acide nitrique et de la chaleur.
109. Prenez une petite quantité de la même disso** lution ferrugineuse ; précipitez l'oxide de fer par une dissolution d'hydro-ferro-cyanate de potasse (472, 482), vous obtiendrez un précipité bleu que vous devrez soumettre à des lavages répétés (525). Tant qu'il existera beaucoup de matière soluble, vous séparerez facilement l'eau des lavages du précipité (482) ; mais aussitôt que ' la matière soluble commencera à s'épuiser^ l'eau atta-
DES PRlËCIPIT^S* FlLTRàTION , D^CaNTATION, ETC. 267
quera le précipité Ueu. Remarquez auentiyement le moment où ce phénomène eommenc^a à se manifes* ter, et ajoutez alors un peu d'acide muriaûque concentré (528); le bleu de PrUase se séparera de nouveau^ complètement y et l'eau des lavages sera presqne in* colore. •
110. Faites dissoudre dans Veaii cent grains de sulfete de cuivre cristallisé (349); plongez dans la dissolution une lame dé fer, que tous aurez d'abord bien décapée; vous précipiterez le cuivre à l'état métalli-' que (484) ; lorsque l'opéi^ation sera finie, vous recueillerez le précipité , vous Iç laverez , le sécherez, et le pèserez (525, 573, 44); il devra peser 25, 6 grains. Faités-le dissoudre {soigneusement dans l'acide nitrique ; précipitez la dissolution par un excès de potasse caustique; chauffez en même temps (479), jusqu'à ce que le précipité se présente sous la forme d'une poudre noire et pesante ; lavez et séchez ; chauffez de nouveau ; élevez la température de^OO^ à 400^ (242); pesez ensuite; il devra peser 32 grains (1212).
111. Traitez une dissolution faible de potasse par djfi muriate de platine (470).
112. Traitez l'eau distillée du laboratoire par différens réactifs; évaporez^en d'abord trois ou quatre pintes, jusqu'à ce qu'elles soient réduites à une demi-pinte (566, 369); les sels, s'il en existe en dissolution, seront alors plus sensibles à Faction des réactifs.
§ IX. Fillratianj décantation j lavage.