PARTIE MÉCANIQUE
La partie mécanique varie avec les différents constructeurs et aussi avec le modèle considéré. Nous décrirons tout d’abord un microscope de construction simple, dont la description se rapportera le mieux aux instruments que l’on met entre les mains des élèves.
Un pareil instrument (fig. 13) se compose d’un pied assez lourd sur lequel est fixé une colonne rigide (A), portant à sa partie supérieure une tige horizontale terminé par un anneau dans lequel se visse un tube creux en laiton ou canon (C) : c’est dans ce tube creux que s’engage à frottement le tube du microscope (B), qui porte en 0 la partie optique. 11 faut ajouter que la colonne porte une platine (P) qui supporte l’objet à observer, et parfois aussi, en dessous de la platine, un miroir destiné à éclairer la préparation ; celui-ci peut cependant être fixé au pied même du microscope. Examinons avec quelques
détails, parmi les parties que nous venons d’énumérer, celles qui sont le plus importantes, et notons les perfectionnements qu’elles subissent dans les microscopes plus compliqués.
1° Tube. — Le tube du microscope est un simple tube en laiton, bien cylindrique, noirci intérieurement et formé le plus souvent de deux tubes rentrant l’un dans l’autre (fig. 14) ; ce
dispositif permet d'écarter les deux lentilles et par suite d’amplifier l'image. A sa partie supérieure, le tube reçoit, à frottement doux, l’oculaire ; à l’extrémité inférieure, il porte une pièce appelée cône sur lequel s'adapte l'objectif, soit par un pas de vis, soit par un appareil spécial. Le tube entre à frottement doux dans le canon, ce qui permet de le faire monter ou descendre pour la mise au point ; il est en outre actionné, pour les mouvements lents, par une vis micrométrique (Y, fig. 13) qui le fait, à chaque tour, monter ou descendre d'une quantité très minime. Dans bien des microscopes, le mouvement rapide est obtenu à l’aide d’une crémaillère (fig. 14).
2° Colonne. — La colonne est rigide dans les petits modèles ; mais dans les grands modèles, elle est formée de deux pièces réunies par une charnière, ce qui permet l’inclinaison de l’instrument (fig. 14).
3° Platine. — La platine (P, fig. 13) est une plaque carrée ou ronde, en cuivre noirci ou en verre, percée en son milieu d’une ouverture par laquelle passent les rayons lumineux envoyés par le miroir, et qui peut être rétrécie à volonté à l’aide d’un diaphragme à ouverture variable. La platine porte encore deux petits ressorts destinés à maintenir la préparation en place; ce sont des valets . Certaines platines sont à tourbillon ,
Fig. 13. — Microscope tout monté vu en perspective, avec ses accessoires.
HISTOLOGIE GÉNÉRALE
de sorte que toute la partie supérieure du microscope peut faire une rotation complète, le pied et le miroir restant fixes. D’autres sont à chariots mobiles, formées de deux plaques superposées, qui peuvent aller d’avant en arrière, ou de droite à gauche.
4° Diaphragme . — Le diaphragme le plus simple est formé d’une plaque métallique percée de trous circulaires, de grandeur variable ; par la rotation de cette pièce, chacune des ouvertures vient se placer sous l’orifice de la platine. Dans d’autres cas, le microscope possède sous la platine un chariot mobile, portant un tube qui peut pénétrer dans l’ouverture de la platine. C’est un porte-diaphragme qui s’obture par des disques percés de trous de dimensions variables.
Les grands microscopes de Vérick sont munis d’un appareil spécial destiné à porter avec le miroir, les divers diaphragmes et concentrateurs qu’il est souvent nécessaire de disposer sous la platine du microscope (fig. 15).
Cet appareil mobile à l’aide de la crémaillère A, dans le sens vertical, porte à sa partie inférieure le miroir B.
Ce miroir, d’un diamètre de 50 millimètres, plan-concave, offre un triple mouvement :
1° Dans le sens vertical (le long de la coulisse D) ;
2° Rotation en avant, autour de l’axe horizontal et transversal E;
3° Rotation latérale autour de l’axe horizontal et antéro-postérieur F.
Ce miroir donne tous les degrés de la lumière oblique dont on peut avoir besoin pour l'étude des diatomées.
Le collier G, d’un diamètre de 3 centimètres environ, est destiné à recevoir soit différents diaphragmes, que l’on emploie pour l’étude des préparations à la lumière directe, avec de forts grossissements, soit l’appareil à polarisation, soit le concentrateur Abbé.
On peut, à son gré, diminuer l’intensité de l’éclairage en abaissant l’appareil à l’aide de la crémaillère A.
Il est facile de placer et de déplacer le concentrateur Abbé en abaissant la crémaillère A et en faisant sortir de sous la platine du microscope toute la pièce G, que l’on fait mouvoir, à l’exemple de la pièce L (fig. 15), autour d’un excentrique analogue.
LA TECHNIQUE MICROSCOPIQUE
La pièce L présente un double mouvement de rotation autour de son axe et de va-et-vient le long de la crémaillère M. L’ou-
Fig. 15. — Appareil d’éclairage de Vérick.
verture centrale est destinée à recevoir divers diaphragmes, permettant d’obtenir à volonté pour l’éclairage Abbé les rayons centraux ou les rayons marginaux.