MATIÈRES 3IU CILAGIN EUSES
Les matières mueilagineuses ne sont pas rares dans le contenu cellulaire. On les a signalées en effet dans les différents organes d’un certain nombre de plantes (Écailles d’Oignon, de Scille, tubercules d’ Orchis, rhizome de grande Consoude, de Chiendent, écorce de Cannelle de Ceylan, etc. Les matières mueilagineuses sont encore en quantité considérable dans les
(1) Ce réactif se prépare de la manière suivante : on fait dissoudre 5 grammes d’acétate de cuivre dans 200 grammes d’eau distillée, et on ajoute à la solution 5 centimètres cubes d’acide acétique à 38 p. 100 d’acide cristallisable.
HISTOLOGIE GÉNÉRALE
grandes cellules à contenu incolore, constituant le parenchyme aquifère des plantes des pays chauds (feuille d’Aloès, tige d’j Euphorbia resinifera , etc.), ou bien encore dans les cellules à raphides.
Les matières mucilagineuses et gommeuses proviennent la plupart du temps d’une modification de la membrane cellulaire; il sera question de celles qui ont cette origine, lorsque nous étudierons la membrane spécialement. Nous ne parlons ici que de celles qui ont une origine différente, puisque la paroi de la cellule paraît ne pas être modifiée ; origine d’ailleurs assez mal connue, et qui pourrait être attribuée à une transformation chimique de l’amidon.
Pour l’observation, les coupes seront placées dans une solution d’acétate de plomb où le mucilage est insoluble, ou bien dans la liqueur de Fehling qui le colore en bleu. Le mucilage étant insoluble dans l’alcool, on pourra encore monter les coupes dans ce véhicule, qui détermine la formation de grumeaux plus ou moins abondants dans les cellules à contenu mucilagineux. Nous recommandons pour ces diverses réactions les squames de Scille ou le rhizome de Chiendent ( Triticum repens ) à l’état frais.