II. — Tissus jeunes. Méristèmes
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Si l'on fait une coupe dans une région de la plante en voie de croissance, au sommet d’une tige ou d’une racine par
exemple, on trouvera que cepoint est occupé par un tissu tout particulier (fig. 86). Ce tissu est formé de cellules généralement petites, étroitement appliquées les unes contre les autres, sans aucun intervalle, méat ou lacune; ces cellules sont remplies de protoplasme et constamment en voie de cloisonnement.
Tous les tissus qui présentent les caractères que nous venons d’indiquer ont reçu le nom de méristèmes. Au début, les méristèmes sont absolument homogènes et ne présentent pas la
Fig. 8G. — Coupe longitudinale du sommet de la tige de Laurier-Cerise.
LES TISSES
moindre trace de différenciation, de telle sorte qu il est impossible de prévoir le degré de complication auquel ils arriveront dans les diverses parties de la plante adulte.
Au bout d'un certain temps, le cloisonnement devient moins intense, puis s'arrête à peu près complètement; c’est alors que le méristème achève son évolution. Les cellules s'allongent et passent à l’état durable.
Si au lieu de définir les méristèmes au point de vue anatomique, on cherche à les définir au point de vue physiologique, on peut donner alors le nom de méristèmes à toutes les régions de la plante en voie de croissance.