‹ Manipulations de botanique médicale et pharmaceutiqueChapitre 55 sur 206 · Coupe transversale du tubercule de la Pomme de terre · texte numérisé non relu

Coupe transversale du tubercule de la Pomme de terre

s, liège; p, parenchyme amylacé.

HISTOLOGIE GÉNÉRALE

tissu ainsi engendré ; celui-ci est alors naturellement partagé

en deux zones : une zone externe qui se subérifie et devient du liège, et une zone interne, dont les cellules se remplissent de chlorophylle et forment Yécorce secondaire ou phelloderme (.9, fig. 113). L’ensemble de tous les tissus engendrés par l’assise phellogène, liège et derme, porte le nom de périderme .

Au fur et à mesure que le liège se développe, les tissus situés en dehors de lui meurent et se détachent le plus souvent. On donne le nom de rhytidome à l'ensemble des tissus dont le développement du liège

entraîne la mortification Parfois le rhytidome est persistant (tige de l'Orme); parfois il est caduc , et il se détache alors sous ^ forme d’écailles (Platane), ou de fragments annulaires (Cerisier), ou

la tige du Cytisus laburnum. de lanières longitudina-

les (Vigne).

Le liège, avons-nous dit, est formé de cellules dont la membrane ne s’épaissit pas; c’est là en effet le cas le plus général. Cependant il faut bien dire que chez certaines plantes, les membranes des cellules subéreuses s’épaississent assez fortement, constituant ainsi ce qu’on a appelé quelquefois du liège dur ( Cytisus Laburnum , sd , fig. 1 14).

Fig. 113. — Coupe transversale de l’écorce de la tige du Ribes rubrum.

ep, épiderme; p, parenchyme cortical; s , ensemble de la formation subéreuse avec liège eu dehors, phelloderme en dedans et assise phellogène entre ces deux éléments.

LES TISSUS

c. Collenchyme.

Le collenchyme est un tissu qui se présente sous plusieurs formes.

Le collenchyme typique est formé de cellules dont les parois sont épaissies dans les angles, dans les points, par conséquent, où plusieurs cellules se réunissent. Ces épaississements sont triangulaires, quadrangulaires ou pentagonaux, limités par des lignes concaves (pétioles de Nymphæa , d’ Impatiens, etc.) ou convexes (Bégonia, fig. 115); ils sont en outre tou jours cel-

Fig. 115. — Coupe de la tige de Bégonia avec zone de collenchyme (col).

lulosiques et il n’y a jamais, ni lignification ni subérification.

Dans une deuxième forme, l’épaississement, au lieu d’être localisé dans les angles de la cellule, se produit sur tout son pourtour. Il semble alors que les cellules soient plongées au sein d’une masse homogène de cellulose ; mais jamais cet épaississement ne va jusqu’à remplir complètement la lumière de la cellule. On rencontre de semblables formations aux angles des tiges et des pétioles (Labiées, Conium , Tussilago , T ilia, etc.).

Il faut encore citer le collenchyme en plaque caractérisé par des épaississements aplatis s’étendant tangentiellement aux parois de plusieurs cellules (pétiole de Tussilago, etc.).

HISTOLOGIE GÉNÉRALE

d. Parenchyme scléreux.

Les cellules du parenchyme scléreux ont leurs parois plus ou moins épaissies, comme celles du collenchyme, mais ces parois ont subi une lignification plus ou moins profonde. Le parenchyme scléreux est à rapprocher du sclérenchyme, car ce dernier tissu ne diffère du premier que par l'absence de protoplasme à l'intérieur de la cellule ; le premier est un tissu vivant, le second est un tissu mort. Et, comme il est parfois difficile de dire auquel des deux tissus on a affaire, nous les étudierons tous deux ensemble sous le nom de sclérenchyme.

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