‹ Manipulations de chimieChapitre 10 sur 596 · PESEE SIMPLE · texte numérisé non relu

PESEE SIMPLE

siiilc de placer sur l’autre plaleairune substance quelconque, en quantité telle que l’équilibre d’abord rompu se trouve rétabli, pour que la substance ainsi employée présente un poids égal à celui des poids marqués. On sait généralement aussi qu’un corps étant déposé sur l’un des j)lateaux, si on met des poids marqués sur l’autre plateau de façon à rétablir l’équilibre, la somme de ces poids marqués est égale au poids du corps. Il n’est donc pas nécessaire de nous arrêter sur l’emploi de la balance ordinaire pour etfectuer la pesée dir'ecte ou pesée simple.

Double pesée. — Ce qui précède suppose nécessairement que la balance employée soit exacte, c’esi -à-dire que des poids quelconques mais égaux, placés sur ses plateaux, ne dérangent jamais son équilibre. Or c’est là une condition que les balances ordinaires ne réalisent pas toujours, aussi est-il préférable d’abandonner la méthode des pesées directes généralement pratiquée en dehors des laboratoires, et de se servir exclusivement de la double pesée de Borda ou pesée par sub s lü lUio n. CeWc ci consiste à placer sur un plateau les poids marqués correspondant à la quantité de matière que l’on veut peser, à cbarger le second plateau avec un corps quelconque, jusqu’à ce que l’équilibre soit obtenu, puis à enlever les poids marqués et à les remplacer sur le même plateau par la matière à peser prise en quantité telle que l’équilibre soit rétabli. Quelle que soit l’inexactitude de la balance, quel que soit le système suivant lequel elle se trouve en équilibre, la matière s’y trouve substituée aux poids marqués et agit comme eux an point de vue de la pesanteur. La pesée est donc exacte. La sensibilité reste alors la seule condition à exiger de l’instrument.

5. Tare. — Il est nécessaire de ne jamais poser directement les substances à peser sur les plateaux de la balance; on interpose, suivant les circonstances, soit du papier, soit un vase quelconque. Dans le premier cas, admissible seulement lorsqu’il s’agit de pesées grossières, il est commode de faire équilibre à la feuille de papier qui portera la matière pesée, en plaçant sur l’autre plateau une feuille semblable. Dans le second cas, on dépose avec le vase, sur l’un des plateaux, les poids qui correspondent à la quantité de matière que l’on se propose de peser : on établit ensuite l’équi-

POIDS ET MESl I;ES.

libre en chargeant le second plateau avec une lare. Celle-ci consiste en une boîte de métal légère, dans laquelle on verse du plomb grenaillé, tenu en réserve dans une seconde boîte semblable; du plomb de chasse est souvent employé malgré les inconvénients de sa l’orme sphérique, mais le })lomb à bouteilles moulé irrégulièrement, ou mieux encore les Hans provenant de la perforation des })laques métalliques, sont préférables j)arce qu’ils roulent moins facilement. Cela fait, on enlève les poids du ju’emier plateau et on introduit peu à })eu la substance dans le vase en s’arl'êtant au moment où l’équilibre se trouve rétabli. En opérant ainsi, on ne complicpie pas l’opération puisfju’il faut dans tous les cas tenir compte du poids de vase, et on s’assure les avantages d’exactitude qui caractérisent la double pesée.

S’il s’agit de peser plusieurs substances qui doivent èti'e mélangées, on tare d’abord avec le vase, des poids marqués formant un nombre de grammes au moins égal à la somme des pesées successives, puis, à chacune de celles-ci, on soustrait de ces poids marqués un nombre de grammes correspondant au poids de l’une des substances avec laquelle on rétablit ensuite l’équilibre.

0. Ualancks de i'RÉcisiOA. — Dans les analyses, il est nécessaire d’opérer sur de très petites quantités de matière, il devient dès lors indispensable d’apprécier exactement des j)oids excessivement faibles, ce qui entraîne l’usage d’instruments très sensibles. Un laboratoire possède au moins deux balances de ce genre: l’une, la balance d'analyse proprement dite, est destinée à peser jusqu’à 250 ou 800 grammes à un demi-milligramme près; l’autre, plus petite, appelée aussi tréhuchel, permet de faire les pesées plus rapidement et avec la même approximation , mais ne peut porter que 70 à 80 grammes sur chaque plateau. Les instruments bien construits indiquent avec netteté jusqu’au dixième de milligramme.

7. balances d'analyse. — Les balances d’analyse varient dans leurs détails avec les constructeurs. Le modèle représenté dans la ligui’e 2 est très usité.

Le Iléau ff a la forme d’un losange; il est évidé pour diminuer son poids; sa longueur atteint 40 centimètres. Il est suspendu sur le tranchant d’un couteau d’acier c qui le traverse d’outre

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