‹ Manipulations de chimieChapitre 9 sur 596 · lULANGES · texte numérisé non relu

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La sensibilité de la balance s’accroît proportionnellement à la lonmieur du tléau; rallongement de ce dernier entraîne, en elfet, raiigmentation du bras de levier sur lequel agit la dillérence de poids à apprécier.

d" Le fléau doit être rigide. — Toute flexion du lléau produit un al)aissement de son centre de gravité et par suite, on vient de le voir, une diminution de la sensibilité.

L’ La balance doit être légère. — La sensibilité est inversement proportionnelle au poids du lléau. Cela apparaît clairement par ce tait que pour une môme dilïérence de cbarge entre les deux plateaux, le mouvement de l’instrument est d’autant plus prononcé <{ue la force antagoniste appliquée au centre de gravité est plus faible. Cette condition est en quelque sorte exclusive de la précédente; aussi l’habileté du constructeur consiste-t-elle particulièrement à donner une grande légèreté au lléau tout en lui conservant une force suffisante pour qu’il reste inflexible dans les limites de charge que doit porter la balance.

\Ÿ Les modes de suspension des plateaux et du fléau doivent rendre très faibles les frottements qui accompagnent les mouvements de l'instrument. — La sensibilité de la balance dépend beaucoup de cette circonstance. Les mouvements de rotation doivent s’effectuer dans un meme plan vertical qui comprend le centre de gravité du système; les axes autour desquels se produisent ces mouvements doivent donc être perpendiculaires à ce plan. Toute force composante dirigée extérieurement au plan vertical précité, doit être évitée par les dispositions adoptées. C’est pour cette raison que les plateaux sont rendus facilement mobiles : leur centre de gravité doit toujours rester sur la verticale qui passe par leur point de suspension, quelle que soit la position donnée aux poids dont on les charge, le point de suspension étant défini l’intersection de l’axe de suspension avec le plan du mouvement de rotation.

fi® L'axe de suspension de la balance et ceux des plateaux doivent être dans un même plan. — On démontre mathématiquement que si les points de suspension de la balance et des j)lateaux sont en ligne droite, la sensibilité est constante et indépendante de la cbarge.

En résumé, la théorie indique que pour rendre une balance sensible et exacte, l’artiste doit donner une grande longueur au

i POllJS ET MESÜUES.

Iléau, réduire aiilanl que possible le poids du fléau sans lui enlever sa rigidité, faire les bras du Iléau égaux en longueur et en poids, établir en ligne droite les points de suspension du fléau el des plateaux, et enfin placer le centre de gravité au-dessous du point de suspension du fléau, mais très près de ce point.

Balances ordinaires. — Pour les préparations, il est généralement inutile de faire usage d’instruments perfectionnés tels que ceux dont on se sert dans les analyses. Une balance de lioberval ou l’une des nombreuses balances du commerce qui procèdent du môme principe (fig. 1), pourvu qu’elle soit susceptible

Fig. 1. — Bahuice de Roberval.

de peser jusqu’à 5 kilogrammes à 1 décigramme près, constitue avec une série de poids de 5 kilogrammes, un matériel suftisant dans presque tous les cas. Toute autre balance de môme sensibilité peut être également employée, mais le système imaginé par Roberval présente l’avantage de laisser les jilateaux libres de chaînes ou de tiges gênantes pour l’opérateur ; de plus il abrite sous les plateaux les parties délicates de rinstrument.

On doit toujours vérifier au préalable, qu’en mettant sur les lilatcaux des poids égaux de part et d’autre, l’équilibre se maintient (piels que soient ces poids, et qu’en faisant porter à rinstrument la charge maxima pour laquelle il a été construit, 5 kilogrammes par exemple, il se déplace sensiblement quand après avoir établi l’équilibre, on ajoute un poids do 1 décigramme sur l’un quelconque des plateaux.

I.orsqu’on veut, dans quelques expériences, opérer avec une plus gi-ande précision, on se sert, meme pour les préparations, d’un petit trébuchet d’analyse; on choisit l’un des plus simples parmi ceux dont il sera question plus loin (§ 10).

. 3. Pesée simple. — Tout le monde sait que si on charge avec des poids marqués l’un des plateaux d’une balance, il suffit en-

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