BALANCES D’ANALYSE
en outre perpendiculairement à son plan et repose horizon lalement sur une plaque dressée en agate polie; cette dernière est maintenue fixe sur un support (jui, dans le modèle en question, est formé de deux colonnes creuses, sets', reliées vers le haut par une pièce métallique, mais qui est souvent constitué par une seule colonne. Le lléau présente au-dessus de son point de suspension une tige verticale taraudée, sur laquelle se vissent un ou deux disques métalliques h que l’on peut élever ou abaisser pai'
r. CHARlBSiOËL
Fig. 2. — Balance d’analyse .
un mouvement de rotation ; ces disques servent à élever ou à abaisser le centre de gravité du système. Les extrémités du fléau portent deux couteaux d’acier dont les tranchants, tournés vers le haut, ont été fixés à des distances égales de l’axe de suspension, parallèlement à ce dernier et dans le même plan. Quelquefois une vis permet de déplacer très légèrement l’un d’eux pour achever le réglage. Les plateaux g et g', de forme variable, sont suspendus par des anneaux et des crochets mobiles, à un étrier garni à l’intérieur et sur sa partie horizontale, d’un plan d’agate; ce dernier
« POIDS ET MESURES
repose sm* le couteau qui termine le iléau. On obtient ainsi une grande mobilité du plateau dans tous les sens; de plus les mouvements SC font avec des Irottements excessivement faibles. La balance étant au repos, son Iléau s’appuie vers ses extrémités sur les deux bras d’une traverse p]>, qui le maintient immobile, horizontal, et soulevé un peu au-dessus de la ])osition dans laquelle le couteau central c vient au contact de son plan d’agate; dans ces conditions l’appareil peut rester inactif, ses plateaux peuvent être chargés et déchargés, sans que les secousses imprimées à l’instrument, soit par les trépidations du sol, soit par l’opérateur, viennent émousser sur les plans d’agate le tranchant du couteau. Un dispositif approprié maintient de même les étriers qui supportent les plateaux, suspendus un peu au-dessus de leurs couteaux respectifs; il est solidaire de la traverse horizontale et se meut en môme temps qu’elle. Par l’intermédiaire de tiges métalliques cachées dans les colonnes fixes, un mécanisme contenu dans le socle de la balance et co)umandé par un petit volant V, disposé en avant sous la main de l’opérateur, permet d’abaisser la traverse et d’amener doucement et simultanément les trois couteaux au contact des plans d’agate. La balance entre aussitôt en fonctionnement et une longue aiguille aa', dont la pointe se meut devant un arc de cercle divisé, fait apprécier facilement l’amplitude des oscillations du Iléau ; une loupe est disposée pour observer simultanément les divisions du cercle et la pointe de l’aiguille. En soulevant la lui\evsepp' , l’inslruinent est immédiatement ramené au repos.
Le socle de la balance porte un niveau à bulle d’air qui permet de constater si l’appareil se trouve dans la position voulue, c’està-dire dans la position où les trois axes de rotation sont horizontaux; pour réglercctte position, le socle est muni de vis de calage.
L’extrême mobilité des plateaux est une cause de retard dans les j)esées, ces i)lateaux prenant des mouvements oscillatoires qui troublent ceux du Iléau ; on arrête les oscillations par un pinceau de blaireau dont la pointe vient frotter le dessous de chaque plateau jusqu’au moment où la balance va entrer en fonctionnement et disparaît ensuite. La manœuvre des pinceaux se fait sans exiger l’attention de l’opérateur, par l’action du mécanisme caché dans le socle et obéissant au volant V.
Celte balance, très sensible et en même temps suffisamment ro-