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DESSICCATION DANS I.E VIDE

le robinet; il est néanmoins prudent de s’en garantir en adaptant un tube étiié à l’extrémité extérieure du tube, ce qui maintient dans tous les cas la lenteui du courant d’air. La ligure 159 montre un arrangement ([ui évite à la lois 1 action mécanique de l’air et la rentrée des poussières, et ijui est d ailleuis applicable dans tous les cas, aussi bien aux cloches (§265) qu aux vases mobiles . le tube qui porte le robinet, est fortement dilaté à 1 intérieur de la douille en une sorte d’ampoule (1 que l’on remplit de coton ou d amiante ; ces matièies fibreuses forment un tampon serré, lequel est maintenu par un tissu attache au bourrelet de l’orifice assez large qui termine l’ampoule en A. L’air se filtre sur ce tampon et arrive dans l’appareil par une ouverture suffisamment élaigie pour qu’il ait perdu, au moins en grande partie, sa vitesse; cela est indispensable pour éviter toute action mécanique de l’air rentrant. La portion dilatée du tube peut d’ailleurs être rodée sur la douille de la cloche, ainsi que le montre la ligure, ce qui dispense de tout autre bouchage.

268. La dessiccation dans le vide s’opère encore quelquefois à chaud.

On introduit la matière dans un tube fermé par un bout, auquel on adapte un bouchon muni d'un tube; celui-ci communique avec un instrument à faire le vide, par l’intermédiaire d’un second tube plus large et rempli de pierre ponce imbibée d’acide sulfuriijue. On chauffe la matière au bain-marie ou au bain

d’huile, jusqu’à la température voulue, puis on fait le vide. Après quelques minutes, on laisse rentrer de l’air qui se dessèche sur la ponce sulfurique, puis on fait de nouveau le vide pour laisser encore rentrer de l’air sec; et on continue ainsi jus([u’à dessiccation complète. D’ailleurs, l’appareil indiqué plus haut pour la dessiccation dans un courant d’air sec (§ 261) peut être employé dans le cas actuel; il suffit de fermer l’arrivée de l’air par un robinet, pour qu’on puisse alternativement faire le vide dans le tube et laisser rentrer de l’air sec.

Une disposition très simple et (|ui donne cependant d’excellents résultats, consiste à placer la substance dans une tube bouché ou mieux dans un petit ballon plongeant dans le bain de chauffage; ce vase porte à son orifice fermé deux tubes, l’un, celui par lequel on fait le vide, s’arrêtant au-dessous du bouchon, l’autre finement effilé à sa partie extérieure, pénétrant jusque vers la substance et laissant rentrer constamment une quantité d’air extrêmement petite, suffisante pour entraîner les vapeurs dégagées, mais non pour augmenter sensiblement la pression intérieure (J 215). En réunissant par un

Fig. tôt). — Vase à dessécher dans le viite, de M. Chancel.

VAl'OniSATION.

lus

joint (Je caoiUcliouc, l’ouverlure cxltirieure du tube eflilé à un vase dans leijuel l’air se dessèclie sur de la ponce sulfuriciue avant de pénétrer dans l’appareil, et en se servant comme aspirateur d’une bonne trompe ou mieux de deux trompes couplées, on atteint en fort peu de temps une dessiccation complète.

409. Dessiccation en analyse. — Lorsque les corps soiiniis à l’analyse onl séjourné dans l’air, ils ont pris à celui-ci une jiai'lie de son liumidiLé. Le poids d’eau qu’ils reiiennenl ainsi, esl variable avec l’élat hygrométrique de l’air. La nécessité de faire une prise d’essai d’un poids exactement connu, entraîne l’élimination de cette Immidité. L’opération esl très sini])le lorsque la matière ne contient pas d’eau sous une autre forme que l’humidité almositliérique condensée; elle devient jilus délicate lorsqu’il s’agit de composés qui renferment de Veau de cristallisation ou môme de Veau de constitution, qu’ils peuvent perdre en totalité ou partiellement par la dessiccation.

Dans le premier cas, il suffit de mettre en usage l’un des moyens de dessiccation qui viennent d’ôlre indiqués, en opérant soit à froid, soit à chaud, pourvu cependant que la température n’atteigne jamais le jioint où commence l’altération de la substance. Pour reconnaître si la dessiccation esl complète, ou plus exactement aussi complète qu’elle peut l’être dans les conditions de température et de pression adoptées, on doit se servir d’un caractère à la fois facile à constater et rigoureux, c’est la constance du poids du corps : on pèse donc celui-ci avec le vase qui le contient, capsule ou creuset, et on le pèse de nouveau après une dessiccation suffisamment prolongée; l’élimination de l’eau n’esi lerminée que lorsque deux ])esées successives donnent, par l’identité de leurs résultats, la preuve que le corps a cessé de perdre de riiumidité.

Lorsqu’il faut tenir compte d’une élimination possible de l’eau de cristallisation ou de constiluliou, on est beaucoup jdus limilé dans le choix des moyens à employer. D est alors nécessaire de s’arrêter à des procédés appropriés à la nature du corps lui-même, en se guidant sur les inconvénients ou sur les avantages que l’on ti’ouvc à lui enlever telle ou telle quantité d’eau. Ce qu’il faut surtout ne pas perdre de vue, c’est l’obligation d’amener le produit à une composition stable et invarialile, à laquelle seront rajiporlées les analyses. A cet efiel, on dessèche le corps à ana-

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