ClUSTAU.ISATIOX PAU VOIP] IIUMIDE
fré»iuent, les réactifs employés sont l’acide sulfnri(|ue concentré ou le chlorure de calcium. On peut même augmenter la volatilisation du liquide en faisant le vide dans la cloche 265). 11 est bien évident que la nature de la matière absorbante doit varier avec celle du véhicule à absorber.
Dans certains cas, notamment lorsque la viscosité des li(ineurs froides s’o|)pose à la cristallisation, on est obligé d’opérer à une tenqiérature plus élevée. On [>lace alors le cristallisoir dans une étuve chaude et bien ventilée. Les cristaux de sucre candi sont obtenus de cette manière, beaucoup plus, il est vrai, par le refroidissement lent ilu siroj) ([ue j>ar sa concentration.
11 est important de remarquer que la température à laquelle se fait la cristallisation inllue souvent sur le composition des cristaux : les sels, par exemple, se déposent avec des propoi'tions d’eau de cristallisation différentes, suivant les conditions de température dans lesquelles on opère.
300. La tfoisiènie iiiélhodc par voie litiniidc, la crislallisalion par modification du dissolvant, est surloul applicable aux stiltslances trop solubles dans ttn litjuide [tour que leur crisUillisalion puisse s’y faire aisément. Elle consiste à ajouter au dissolvant un autre liquide susceptible, par son mélange avec lui, de diminuer ou d’anntiler la solubilité du composé à obtenir en cristaux.
Soit un sel très soluble dans l’eau, insoluble dans l’alcool et dont la solubilité va en diminuant dans les liqueurs aqueuses de plus en plus alcooliques. En versant de l’alcool dans la solution aqueuse concentrée, on déterntine la séparation brusqtie du sel, sous forme de petits cristaux, c’est-à-dire sa cristallisation troublée.
Pour rol)tenir en cristaux plus volumineux, on })eut placer la dissolution dans un vase allongé, tel qu’une éprouvette à pied, et au moyen d’un tube à entonnoir, verser doucement l’alcool à sa surface, en évitant tout mélange et en maintenant la superposition des deux liqueurs inégalement denses. On abandonne le tout au repos, après avoir bouché le vase. L’alcool se diffuse peu à peu dans la solution aqueuse et la séparation du corps qui devient de moins en moins soluble, ne s’elfectuant que lentement, donne naissance à des cristaux souvent très volumineux. On peut opérer de même avec l’étber oialinaire superposé à une dissolution dans le sulfui’c de carbone, etc.
11 est bon de ne pas amener la solution primitive à une trop forte concentration; cela pourrait donner lieu à la formation
JÜNGFLEISCH. — Manip. de cliiniie. lô
SOUDIFICATION.
eiili‘(3 les tlcux couches liquides, d’une croule solide, impénétrable, arrêtant la dilTusion.
Un exemple d’un autre genre est Ibiirni par ceitains corps insolubles dans l’eau, mais solubles dans le même liquide chargé de gaz caiboni(pie. Leur dissolution abandonnée dans l’atmosphère, perd lentement le gaz qu’elle renferme ; cette modification entraîne une diminution progressive de la solubilité du corps et celui-ci se dépose sous forme de cristaux.
310. La cristallisalion par réaction dont il nous reste à {larler, l)eut prendre les formes les plus diverses. On en a tiré dans ces dernières années, un parti intéi’essant ])Our la re})roduction aililicielle des minéraux cidslallisés. Elle consiste le plus souvent à effectuer certaines réactions dans des conditions de lenteur aussi prononcées que })0ssible. C’est ainsi, par exemple, (ju’en provoquant, par l’action d’un courant éleclri(p]e d’une faiblesse extrême, la formation de certains composés d’ordinaire amoi’pbes, on obtient ceux-ci en ciistaux nettement définis g\. Becquerel). C’est ainsi également qu’en faisant réagir, par dilfusion au travers d’une membrane ou })lus simplement par dilTusion entre deux solutions superposées, des substances qui mélangées brusquement, donnent des précipités non cristallins, on forme les mêmes produits cristallisés. C’est ainsi enfin qu’en maintenant longtenijts à certaines températures, des corps mélangés qui ne réagissent }>as à la température ordinaire, on détermine des réactions lentes dont les produits sont cristallisés.
Les modes d’ap})lication de la cristallisalion par réaction, varient forcément avec les réactions elles-mêmes, c’est-à-dire à l’infini. Us se prêtent donc mal à une généralisation qui seule doit nous arrêter ici.
311. CiiisTAi.LiSATiON CAR FUSION. — Elle cxigc dcs précautions analogues à celles qui ont été recommandées poui’ la cristallisation par voie humide et par refroidissement 305). La lenteur et la régularité du refroidissement sont ici encore les conditions principales de la production de cristaux nets.
Dans un vase approprié à la nature de la matière, on fond celle-ci sans la surcbaulïer, puis on laisse refroidir aussi lentement que possible. Les cristaux ne lardent pas à se former. Si on