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PRÉCIP1TÂTI0^^ PAU RÉACTION

cipitation sera d’autanl plus rapide que la surface de la lame sera plus développée el que, par une aclion mécani([ue, on dégagera plus fréquemmcnl celte surface de la mousse de cuivre métallique qui la recouvre et s’oppose au renouvellement de la liqueur saline en contact avec elle.

Si le réactif solide est dense et pulvéï'enl, il tend à gagner le fond du vase cl à s’y accumuler, de telle sorte que la maj(;ure partie du liquide échappe à son action. C’est ainsi que lorsqu’on agite une solution de certains sels métalliques avec du carbonate de baryte pulvérisé, les métaux de ces sels sont précipités sous divei'scs formes; mais si l’on ii’agitc pas, le cai'bonate de baryte se dépose au fond du récipient dans lequel on opère et la ])récipilation ne tarde pas à s’arrêter.

La précipitation par les solides est toujours lente et par suite peu fréquemment utilisée. Cependant on eniploie quelquefois les réactifs solubles à l’état solide, dans le but de ne pas diluer davantage des liqueurs déjà étendues.

olG. Les reactifs liquides ou les réactifs en dissolution, sont ajoutés lentement à la liqueur à ])récipiter, soigneusement remuée avec un agitateur (§ 157). On évite ainsi la présence en une partie de la masse, d’un grand excès de précipitant susceptible de modifier la réaction. Les proportions des réactifs doivent, en etfet, être exactement dosées; elles correspondent le plus souvent aux indications fournies par la théorie de la double décomposition ou du déplacement à accomplir. La même précaution est en outre rendue nécessaire par ce fait que l’un des réactifs resté en excès dans la liqueur, peut communiquer à celle-ci la propriété de redissoudre une (juantité plus ou moins grande du précipité d’abord formé.

Lorsque la teneur en réactifs des liquides dont on se sert, n’est pas connue, pour éviter l’excès de l’un des corps réagissants, on procède par tâtonnements. A l’une des liqueurs, on ajoute })eu à peu la seconde, en agitant soigneusement ; de temps en temps, on laisse déposer le précipité et on verse quelques gouttes de précipitant dans le mélange éclairci ; si le }trécipité qu’elles engendrent est abondant et serré, cela montre que l’addition d’une grande quantité de précipitant est encore nécessaire. Quand, au contraire, le précipité formé est faible, on ajoute le précij)itant

SOLIDIFICATION

avec circonspection jusqu’à complète précipitation. Celle-ci est indiquée par l’absence de trouble consécutif à une addition de précipitant dans la solution éclaircie.

La concentration des liqueurs est aussi fort importante. Certains corps volumineux et de consistance gélatineuse, tels que l’oxyde de fer ou l’alumine, ne*doivent être précipités que dan." des liqueurs diluées; sinon, ils sont en même temps très serrés, ne se laissent pas pénétrer parles liquides et ne peuvent être que diflicilement puriliés par lavage des matières étrangères solubles qu’ils emprisonnent.

La précipitation par réaction peut avoir lieu à froid ou à chaud. Dans le jmemier cas, on 0})ère dans les vases cylindriques dits vases à 'précipiter ou dans les verres à expérience (§ 15i, p. 1 Ki). Dans le second, on fait usage des vases à précipitation chaude (§ 155, p. 118). Pour précipiter à chaud, on chaulfe d’abord une des liqueurs, puis on y verse le précipilant en agitant sans cesse. Dans certains cas, cette addition doit être faite assez lentement pour ne pas refroidir sensiblement la masse, la formation du précipité ne s’opérant pas de même à une température élevée qu’à une autre plus basse. C’est ainsi que le sulfate de baryte précipité dans une liqueur bouillante el avec la précaution indiquée, est facile à séparer de la liqueur par tiltration, tandis qu’il est en poussière assez fine pour passer au travers des filtres, quand on le forme à plus basse température. On peut même chauffer les deux liqueurs à mélanger.

817. Les réactifs gazeux sont employés de deux manières. Tantôt on dissout le gaz dans une liqueur avec laquelle on opère ensuite comme avec la solution d’un réactif ({uclconque. Tantôt on fait arriver le gaz par un tube de verre jusqu’au fond du vase contenant la dissolution du corps à précipiter ; le courant gazeux doit être assez lent pour que les bulles soient bien séparées el réagissent aussi complètement que possible avant de gagner la surface du liquide.

La seconde manière est de beaucoup préférable à la })remière. Celle-ci a l’inconvénient grave d’introduire dans les liqueurs des volumes parfois considérables de dissolvant ; on l’emploie cependant lorsqu’il s’agit de petites quantités de matière et surtout dans les essais qualitatifs, tant à cause de sa simi^licité d’appli-

cation que de la facile conservation de certaines solidions gazeuses.

Pour les gaz doués d’une solubilité extrême dans l’eau, comme l’acide chlorhydrique ou l’ammoniaque, les solutions sont d’un usage constant.

dl8. PuÉCiriTATIÜN l'.Vn diminution de L.\ SOI.UlilLITÉ. — La précipitation des corps }tar réaction est la jilus usitée; nous dirons seulement quelques mots sur la précipitation par diminution de la solubilité.

Cette diminution peut être produite jiar des variations de température. Nous avons vu dl4) que la cristallisation troublée, obtenue par refroidissement lirusque et agitation d’une solution concentrée à chaud, est une forme de la précipitation. Inversement, les substances moins solubles à chaud qu’à froid, se précipitent lorsqu’on élève la température de leur dissolution ; c’est ainsi qu’en portant à l’ébuUitiou une dissolution aqueuse et froide de citrate de chaux, ce sel se précipite; c’est ainsi encore qu’une dissolution aqueuse de sulfate de chaux saturée à 35^ se trouble par précipitation quand on la chauffe à lOO", etc.

L’addition d’un second li({uide à la dissolution peut aussi diminuer la solubilité du corps dissous et entraîner sa précipitation. En ajoutant de l’alcool aux solutions aqueuses d’un très grand nombre de sels peu solubles ou même tout à fait insolubles dans l’eau alcoolisée, on précipite ces composés. On se sert de la même pratique pour la cristallisation (§ 300). Elle est fort souvent appliquée à la purification de diverses substances organiques incristallisables : on précipite celles-ci au sein d’un liquide capable de retenir les impuretés en dissolution; on traite ainsi notamment certaines matières résineuses par dissolution dans l’alcool fort et addition d’eau.

319. Pkécipitation fiiactionnée. — Ee tVaclionnement des précipilés est un moyeu de purificalion ou de séparation très efficace. Lorsqu’à un liquide contenant en dissolution un mélange de deux corps, tous deux précipital)les par un troisième, on ajoute pou à [)eu une dissolution de ce troisième corps, l’action du réactif ainsi ajouté peut n’étre pas égale sur les doux composés mélangés; les produits des deux réactions n’existent pas dès lors en (juantités' constantes’dans toutes les portions du précipité formées successivement,

SOÜDII'ICATIOX.

l’an d’eux élanl jdus abondant dans les premières, tandis que l’autre prédomine au contraire dans les dernières. Dans ces conditions, en fractionnant le j)rècipité formé, on sépare souvent dans une ou plusieurs des fractions, la totalité de l’un des produits. 11 suflit, en pratique, d’ajouter le précipitant par portions, et de séparer, avant l’addition de chacune de ces |»ortions, le pi’écipilé engendré par la précédente.

Le fractionnement s’applique de même à la j)récij»itation par diminution de solubilité; on conçoit, en ell'et, que l’addition d’un second liquide au sein de la dissolution, ne fasse pas varier de la même manière la solubilité de deux corps mélangés.

3“20. PnKCii'iTATiON ÉLECTRO-ciiiMtQUE. — L’électrolyse de certaines solutions mélalliipies provoque la précipitation du métal qu’elles renferment. Cette précipitation forme la base de la galvanoplastie et des arts qui s’y rattachent. On verra [dus loin (pi’on l’utilise aussi en analyse. Toutefois, elle constitue un cas trop spécial pour que nous nous y arrêtions ici.

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