LAVAGE SUR LES FILTRES DE COTON ET D’AMIANTE
laines parties de la masse à laver et n’entre pas en contact avec les autres parties. En répétant les lavages de la même manière, on peut pratiquer chacun d’eux avec fort peu de liquide, et déplacer très exactement toutes les substances solubles. Ce })rocédé doit être recommandé; il tend d’ailleurs à se répandre dans les laboratoires pourvus d’appareils aspirateurs. L’extrême rapidité qu’une aspiration énergique communique aux mouvements des liquides, permet de purilier par lavage des matières fortement solubles dans le véhicule employé. C’est ainsi que, réuni à la cristallisation troublée (§ 300), ce mode opératoire constitue l’im des meilleurs moyens de purification des corps cristallisables; on verse sur le filtre la bouillie homogène provenant de la cristallisation troublée, on l’essore exactement par succion, puis, arrêtant l’aspiration, on verse à sa surface quelques centimètres cubes de liquide, et on renouvelle aussitôt l’aspiration. On élimine ainsi toute l’eau mère en une ou deux fois et sans perle notable de produit, l’action du liquide ajouté consistant presque exclusivement, à cause de la faible durée du contact, à déplacer mécaniquement la liqueur qui souille les Cl islaux.
Ce procédé peut même être appliqué en analyse, lorsque le précipité recueilli et lavé peut être pesé sans calcination préalable (§269).
38G. Lavage par un liquide sous pression. — Le lavage sous pression, au moyen'du fillre-presse, a été indiqué à propos de la filtration pratiquée avec cet instrument (§ 357).
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MANIPULATION DES GAZ
887. Etat gazeux. — Les gaz sont des fluides compressibles et élastiques, dont la propriété la plus caractéristique est d’augmenter de volume indéfiniment lorsque l’espace qui les contient vient lui-même à augmenter. Tandis que le volume occupé par un poids donné d’un liquide ou d’un solide, dépend à peu près uniquement de la densité propre à ce liquide ou à ce solide et de sa température, le volume d’une masse gazeuse varie de plus en raison inverse de la pression qu’elle supporte (loi de Mariotte). En outre, alors que les solides et les liquides possèdent chacun un coefficient de dilatation particulier, les gaz se dilatent ou se contractent tous également sous l’influence des variations de la température (loi de Gay-Lussac).
Ce qui vient d’être dit des gaz s’applique aux vapeurs lorsque celles-ci se trouvent }»lacées dans des conditions de température et de pression suffisamment éloignées de celles qui déterminent leur liquéfaction. Les vapeurs obéissent d’autant mieux aux lois de Mariotte et de Gay-Lussac, que l’éloignement en question est plus considérable. D’ailleurs, on a vu (§ ^210) qu’il n’existe entre les gaz et les vapeurs aucune différence essentielle, aussi donne-t-on d’ordinaire le nom de gaz aux fluides élastiques difficilement liquéfiables, et plus spécialement à ceux qui ont été regardés jusqu’à ces derniers temps comme permanents.
388. Les densités des corps simples ou composés, comparées bOus forme gazj^use, sont proportionnelles aux équivalents. Cette loi due à Gay-Lussac, entraîne la conséquence suivante : quand on donne l’état gazeux aux corps définis pris en quantités égales à leurs poids équivalents, et qu’on les compare dans des conditions identiques de température et de pression, ils occupent tous le même volume. Ce volume est double de celui occupé par l équi-