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DESSICCATION PAR LES SOLIDES

liquide formé s’écoule alors en n, au-dessous de l’étranglement et laisse libre la surface du réactif solide ; si le gaz cheminait en sens contraire, ce liquide se produirait surtout en haut de l’éprouvette et s’écoulerait sur la masse du réactif en l’altérant.

431. En donnant une forme allongée au vase qui contient la matière desséchante solide, la dessiccation est plus régulière et plus parfoite; le gaz traverse successivement des couches de réactif que son humidité atteint de moins en moins et dont les dernières conservent jusqu’au bout toute leur activité. On est ainsi conduit à se servir des tubes.

Un tube droit de 15 à 20 millimètres de diamètre, fermé à chaque extrémité par un bouchon que traverse un tube à gaz, est un appareil qui convient dans beaucoup de cas. On le garnit de chlorure de calcium ou de ponce sulfurique. On peut d’ailleurs lui donner une longueur quelconque. Souvent on souffle à l’une de ses extrémités, une boule pouvant contenir une certaine quantité de réactif; le gaz y pénètre en premier lieu et abandonne la plus grande partie de son humidité avant de traverser le tube luimême.

432. Le défaut des tubes droits est d’allonger beaucoup les appareils dans lesquels on les introduit. Les tubes recourbés en lorme d’U présentent les mêmes avantages au point de vue de la dessiccation, et alors même qu’on leur donne une grande longueur, ils ont cependant leurs orifices peu éloignés l’un de l’autre. Un tube en U peut être coupé normalement à ses deux extrémités (G,fig. 214) et bordé ; on lui adapte alors, au moyen de bouchons, deux tubes à gaz coudés à angle droit. On simplifie le montage en soudant l’un des tubes à gaz sur le tube en U, l’autre orifice que l’on ferme par un bouchon, suffisant pour le remplissage (voy. E, fig. 212, § 423). Pour éviter les bouchons percés, on soude quelquefois deux tubes à gaz horizontaux vers le haut des branches du tube en U (D, fig. 214); il suffit alors de bouchons pleins pour fermer les deux orifices larges, restés libres. Cette disposition est bonne quand la matière desséchante peut attaquer les bouchons de liège ; elle permet, en effet, de fermer le tube en U par des bouchons de verre rodés à l’émeri, ainsi que cela est représenté sur la figure.

MANIPULATION DES GAZ

E. — t’onscrvalion des gaz.

•433. Des flacons bouchés à l’émeri conviennent pour conserver les gaz par petites quantités, pendant fort longtemps. Après avoir rempli exactement de mercure un flacon de ce genre, on y fait passer sur la cuve à mercure le gaz à conserver (§ 414); lorsqu’il est plein, on le ferme soigneusement avec son bouchon enduit de suif, et on l’enlève ensuite de la cuve. Le bouchon bien fixé par la matière grasse, l’ésiste d’ordinaire aux pressions dues à la dilatation du gaz sous l’influence des variations de la température ; toutefois on augmente très notablement sa stabilité en faisant couler sur le joint du goulot, du suif fondu qui durcit en se solidifiant.

Ce procédé de conservation des gaz doit être recommandé. Il permet d’avoir en provision des gaz très nombreux. 11 évite de préparer ceux-ci alois qu’on n’en a besoin qu’en faible quantité. Comme il arrive néanmoins que certaines fermetures qui paraissent étanches, ont laissé de l’air se mélanger au gaz conservé, il est indispensable, avant d’employer ce dernier, d’ouvrir le flacon sur la cuve à mercure, de faire passer (juelques bulles de gaz dans une éprouvette et de contrôler ses propriétés.

434. Gazomètres a eau. — Dès que le volume du gaz à conserver est un peu important, il est nécessaire de faire usage d’instruments auxquels on donne le nom de gazomètres.

Gazomètre de Régnault. — Le plus usité est le gazomètre de Régnault. Il se compose d’un réservoir cylindrique ,MN (fig. 215) en zinc, en tôle j)lombée ou mieux en cuivre, fermé de toutes parts. 11 est surmonté d’une cuvette également cylindrique et de même diamètre CG', ouverte par la partie supérieure et maintenue au-dessus du réservoir par quatre colonnelles métalliques r, s, t et V. Les deux premières de ces colonneltes sont tubulaires. L’une s fait communiquer le haut du réservoir .MN avec le fond de la cuvette dans laquelle elle se termine par un ajutage lÂ, disposé pour adapter un tube de caoutchouc; elle porte un robinet. L'autre r établit la communication entre le fond do la cuvette et le bas du réservoir, jusqu’au voisinage du(juel elle se prolonge par un tube rr'. Un troisième robinet b, terminé par un ajutage à caoutchouc, est fixé latéralement à la partie supérieure du réservoir. Ce dernier porte vers le bas une tubulure inclinée g, que l’on peut fermer extérieurement par un bouchon métallique vissé; celle tul)ulure destinée à l’entrée du gaz, doit servir en même temps à la sortit^ du liquide intérieur, aussi la garnit-on d’une collerelte de métal d qui dirige l’écoulement de ce liquide. .Ajoutons enfin (|u’en n et eu n', deux petits tubes recourbés sont fixés au réservoir ; on les réunit par des caoutchoucs à un lube de verre nn' formant niveau d'eau.

Pour introduire un gaz dans cet a|)pareil, on commence par le remplir d’eau conqilètement, en versant de l’eau dans la cuvette et en ouvrant les robinets r et s : l’eau entre par le premier, tandis que l’air intérieur

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