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GAZOMÈTRES A EAU

s’échappe parle second. En ouvrant en même temps le troisième robinet b, on active le remplissage. Quand de l’eau s’échappe en b, on ferme ce robinet et bientôt après, lorsque l’air cesse de s’échapper par l’ajutage K, le remplissage est achevé. Ce fait est encore indiqué par le niveau d’eau. On ferme alors tous les robinets et on dévisse le bouchon métallique en g : aucune ouverture n’existant dans le haut de l’appareil, celui-ci reste plein d’eau sous l’influeuce de la pression atmosphérique. 11 suffit alors d’introduire par l’ajutage incliné g, le tube qui amène le gaz en question et de le faire pénétrer dans le réservoir comme cela est indiqué dans la coupe de l’appareil : le gaz dégagé gagne le haut du réservoir, taudis (jue l’eau dont il prend la place sort en g. Pour n’être pas gêné par l’eau qui s’échappe, il est bon de placer le gazomètre au-dessus d’une cuvette à écoulement d’eau. Le rem-

Fig. 215. — Gazomètre de Régnault.

plissage achevé, on replace le bouchon à vis, et le gaz peut alors être conservé.

Veut-ou l’atiliser sous la forme d’un courant régulier? on adapte en b un tube de caoutchouc qui le conduira au point voulu, puis on remplit d’eau la cuvette CG' et ou ouvre le robinet r : de l’eau pénètre par rr' dans le réservoir et comprime le gaz qui s’y trouve, jusqu’à une pression mesurée par la colonne d’eau s’élevant du niveau du liquide dans le réservoir, au niveau dans la cuvette. Si alors on ouvre le robinet b, le gaz s’écoule sous la même pression et il est aussitôt remplacé par de l’eau dont on a soin de maintenir la cuvette constamment garnie. A mesure que l’écoulement s’effectue, la pression dans le réservoir va en diminuant, puisque le niveau dans la cuvette ne peut varier notablement, tandis qu’il s’élève de plus en plus dans le réservoir. Finalement, cette pression sera limitée à la colonne d’eau qui sépare le plan horizontal passant par b, du niveau de l’eau dans la cuvette. G est pour maintenir une pression suffisante dans le voisinage de cette limite, que la cuvette doit être à une certaine hauteur au-dessus du réservoir, cette

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hauteur mesurant la pression maximum sous laquelle l’appareil peut être employé.

Veut-on simplement remplir un flacon du gaz contenu dans le gazomètre? on garnit la cuvette d’eau et on y plonge le flacon, plein d’eau et renversé. On ouvre le robinet r, ce qui établit la pression à l’intérieur, puis après avoir placé l’orilice du flacon au-dessus de l’ajutage K, on ouvre le robinet s (jui livre passage au gaz, et celui-ci monte dans le flacon. On ferme s dès que le vase est rempli.

Le même gazomètre, si sa construction est suffisamment solide, peut fournir le gaz qu’il renferme, sous une pression supérieure à celles dont il a été question plus baut. 1! suffit pour cela de relier par un caoutchouc épais, le robinet b à une canalisation d’eau sous pression; cette eau, pénétrant dans le réservoir, y comprime le gaz qui s’échappe dès qu’on vient à ouvrir le

robinet s, et peut être dirigé vers l’appareil où on Tutilise, par un tube de caoutchouc fixé à l’ajutage K.

435. Gazomètre de H. Sainte -Claire Deville. — Il est formé d’un réservoir résistant (lig. 216), muni d’un niveau d’eau nn' et d’un robinet de vidange V. Deux tubes verticaux plongeant jusqu’au fond, se terminent au dehors par des robinets : le premier i U est destiné à l’introduction du gaz et le second SS' à celle de l’eau; ce dernier est relié en S à la canalisation qui alimente d’eau le laboratoire. Un robinet L adapté au point le plus élevé, sert à la sortie du gaz. On remplit d’abord le gazomètre d’eau, en ouvrant simultanément les robinets Iv et S : l’eau rentre par le second en même temps que l’air sort par le premier. Cela fait, après avoir fermé K et S, puis adapté en v un tube de caoutchouc assez large et long de quelques décimètres, on ouvre le robinet V: l’appareil reste plein d’eau. On relie l’ajutage du robinet R à l’appareil producteur de gaz, dont le flacon laveur est muni d’un tube de sûreté, et on ouvre doucement le robinet R. Le gazomètre fonctionne immédiatement comme aspirateur. C’est, en effet, un vase de .Mariette (§ 384), dans lequel l’aspiration est mesurée par une colonne d’eau dont la hauteur est la distance verticale entre l’orifice de rentrée du gaz V et l’extrémité inférieure du caoutchouc d’écoulement adapté en v. Cette aspiration exige que l’opérateur surveille le tube de sûreté de l’appareil producteur du gaz : si elle était trop considérable, elle entraînerait des rentrées d’air par ce tube de sûreté. On la limite en relevant l’extrémité du caoutchouc adapté en v jusqu’à ce que l’aspiration qui est d’ailleurs indiquée par la dénivellation dans le tube de sûreté, soit suffisante pour faire pénétrer le gaz dans le gazomètre, mais non l’air dans le flacon laveur. Dratiquement, elle peut être assez faible pour rendre le tube de caoutchouc inutile, si le robinet V s’ouvre au dehors à

Fig. *210. — Gazomètre de H.

Sainte-Claire Deville.

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