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ÉTAT DU CORPS PESÉ

entre deux verres de montre (üg. 7) dont les bords rodés s’appliquent exactement l’un sur l’autre et qui sont maintenus par une feuille de laiton percée de deux fentes parallèles; on les pèse également dans un petit tube de verre, fermé à la lampe à une extrémité et bouché à l’autre soit par un bouchon, soit par un second tube fermé, un peu plus large que le premier, recouvrant celui-ci et formant avec lui une sorte d’étui. Quand il s’agit de liquides, on les introduit dans une petite ampoule en verre souftïé ou dans tout autre vase clos et approprié à la nature de l’opération que l’on se propose de faire.

Un objet ne doit être pesé que lorsqu’il se trouve à la température de la cage de la balance. S’il est plus chaud, il dilate l’air qui le touche et celui-ci prend un mouvem^it ascensionnel qui soulève le plateau. S’il est plus froid, une perturbation en sens contraire se produit.

Pour éviter les erreurs dues à l’humidité atmosphérique qui se fixe inégalement sur les objets, on laisse ceux-ci prendre la température ambiante dans une enceinte desséchée (voy. chap. ix. Dessiccation) et on maintient constamment sèche (§ 11) l’atmosphère de la cage de la balance où on les transporte au moment de la pesée.

24. Substitution du mesukage des volumes a la pesée. — La simplicité de la relation qui existe entre le volume \ d’un corps, son poids P et sa densité D, fait que pour les liquides usuels dont la densité est bien connue, on remplace fréquemment la pesée par le mesurage du volume. On sait, en effet, que le poids d’un corps est égal à son volume multiplié par sa densité, P = YD; on sait encore que le même fait peut s’exprimer en disant que le volume d’un corps est égal à son poids divisé par sa densité :

FiG. 7.

Verres de montre.

la seconde formule étant une transformation do la première. Il résulte de là que lorsqu’il s’agit d’opérer sur le poids P d’un liquide dont la densité est connue, on peut, au lieu de peser ce

POIDS ET MESURES

liquide, eu mesurer un nombre de centimètres cubes Y, égal au (jLiolient du nombre de grammes P par la densité Ü.

Siij)posons, par exemple, que l’on ait à employer 1000 grammes d’acide azotique ordinaire de densité 1,383, le quotient de 1000 par 1,383 étant 7^23, il sul'lira de mesurer 723 centimètres cubes de cet acide azotique pour en avoir 1000 grammes.

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