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MANOMETRES

muuicalion avec l’atniosphère. Le gaz se raréfiant dans le récipient, le mercure s’élève dans le tube central.

Un simple tube de de longueur (G, fig. ouvert aux deux bouts, recourbé en deux branches égales et parallèles, contenant du mercure jusqu’à la moitié de sa bauteur, peut servir de manomètre. Si l’on fait communiquer l’une des branches n avec l’enceinte dans laquelle on fait le vide, le mercure s’élève dans cette branche, tandis qu’il s’abaisse dans l’autre, refoulé qu’il esl par l’atmosphère. La hauteur qui correspond à celle mesurée dans les précédents instruments, est ici la distance verticale entre les deux niveaux. Ce manomètre exige une double lecture.

On peut même copier la forme ordinaire des baromètres (D, fig. 225) en prenant un tube en U de 85 centimètres de bailleur, fermé à l’extrémité de l’une de ses brandies (jui est exactement rem|)lie de mercure, et communiquant par l’autre brandie avec l’enceinte. La différence entre les niveaux dans les deux brandies, donne directement la pression du gaz à l’intérieur d<‘ l’enceinte, sans qu’il soit nécessaire, comme avec les instruments précédents, de recourir à la lecture d’un baromètre ordinaire et à un calcul.

Lorsqu’on opère sous de très faibles pressions ou, pour employer une expression inexacte mais consacrée, dans le vide, il n’est utile de connaître la pression que dans le voisinage de la limite à atteindre. Ou trouve alors beaucoup [dus commode de remplacer le long baromètre dont il vient d’être question par un petit baromètre tronqué, construit de la même manière, mais plus court. Il ne commence à fonctionner, autrement dit le mercure ne quitte le sommet du tube fermé, qu’à partir du moment où la pression cesse d(' faire équilibre à la colonne mercurielle qu’il renferme; on voit dès lors les deux niveaux se rapprocher.

l.es baromètres tronqués, fixés sur des pieds en bois portant en même temps une tablette divisée (E, fig. 225), sont assez peu volumineux pour qu’on puisse les introduire directement dans les appareils où on fait le vide, sous les clocbes par exemple (§ 265 à ^ 268); on supprime ainsi tout raccordement.

Les baromètres métalliques conviennent également. On doit toujours craindre cependant leur destruction rapide sous l’action de certains réactifs gazeux.

456. Régulateurs du vide. — Quand on opère dans le vide, diverses causes telles que les rentrées d’air par les fuites, les productions gazeuses à l’intérieur de l’appareil, les variations dans le fonctionnement de la trompe, etc., empêcbent de maintenir la pression constante.

Aux cbangements dus à la pression de l’eau motrice, il n’est pas possible de remédier. Toutefois, en accouplant plusieurs trompes (§ 447), on parvient d’ordinaire à constituer un système plus puissant qu’il n’est nécessaire pour maintenir la dépression voulue; si dès lors on limite cette dépression en laissant rentrer Tair dès qu’un maximum est dépassé, on réalise la régularisation désirée. Il suffit pour cela d’interposer sur la canalisation qui relie la trompe au récipient, un tube à trois branches au moyen duquel on établit la communication avec un appareil tel que le suivant.

Une éprouvette à pied, étroite et très haute, qu’on remplace au besoin par JüNCFLEiscH. — Manip. de cliiniic. îü

GAZ ÜAKÉFIÉS OU CO.MIRIMKS.

un long tube bouclié d’un bout et fi.vé sur une |danclie verticale, est remplie de mercure sur une hauteur de 80 centimètres. Elle est exactement fermée à son orifice supérieur par un bouchon à deux trous : le premier trou porte un tube court que l’on relie à la canalisation; dans le second trou passe un tube étroit, i>lus haut que l’éprouvette, effilé vers le bas, ouvert en haut dans l’atmosphère. Ce tube plongeant d’une certaine hauteur dans le mercure, .AO centiiuèlres [lar exemple, si on fait fonctionner la tromjte, le vide se produit dans le haut de l’éprouvette en même temps que dans les appareils, le niveau s’abaisse dans le tube immergé, et dès que la dépression a atteint 50 centimè- Ires, l’air l’entrant par le tube effilé empêche la raréfaction du gaz de jirogresser. La pression maintenue ainsi dans les appareils est donc égale à la différence entre 50 centimètres de mercure et la hauteur actuelle du baromètre. En traçant sur le tube plongeur, au moyen de l’acide lluorbydrique (i; 170), des divisions métriques, il est très facile de disposer le régulateur |iour telle pression que l'on di’sire.

Lorsqu’il s’agit de limiter une aspiration faible, on se sert du même appareil, dans lequel on remplace le mercure par l’eau. Le régulateur à eau est très commode pour faire servir une trompe ordinaire à mettre un gaz en mouvement ou à diminuer faiblement la pression dans une enceinte, dans un appareil à analyses organi(jiies, par exempbî.

OPERATIONS DANS LES GAZ COMPRI.MKS

i57. Les raisons qui obligent à opérer sous des pressions supérieures à celle de l’atmosphère, sont de deux sortes. Tanlôt il s’agit de provoquer des réactions qui ne sauraient être réalisées dans les conditions ordinaires de pression ou à des tenqtératures que les réaclils employés ne jteuvent acquérir sous la pression normale; Lintôtle buta atteindre est, non pas une réaclion, mais le changement d’état du gaz comprimé, c’est-à-dire sa li(|uéraction ou même sa solidification.

A. — 4'omprcNNioii (Ion (ui (Hix'iii'n.

LbS. Tuijes scellés. — Parmi les ojiéralions faites sous des pressions plus grandes ([lie celle de r;itmos[dièrc, les unes sont pratiquées dans des vases résistants que l’on a clos à basse température, alors que leur contenu est à la pression ordinaire, et que l’on cbaulTe ensuite; la compression est alors obtenue, soit par un dégagement gazeux dû à une réaction, soit par une augmen-

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