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DÉTERMINATION DES VOLUMES

26. Mesurage des liquides. — Pour les liquides, les indications relatives aux quantités, sont parfois fournies en volume ; en outre, on vient de voir (§ 24) qu’il est souvent possible de substituer la mesure de leur volume à leur pesée. Le mesurage s’effectue alors au moyen de vases de verre jaugés ou divisés qui, depuis Descroizilles, sont en outre fort employés en analyse volumétrique. Les gaz, comme les liquides, sont mesurés par volumes, mais leur maniement et par suite leur mesurage, présentent des particularités qui nous font renvoyer à un chapitre spécial ce qui touche à la manipulation de ces fluides (voy. chap. xiv).

Quand le liquide mouille le verre, il est nécessaire de distinguer comment le vase mesureur a été construit. Il n’y a pas identité, en effet, entre le volume du liquide qui s’y trouve et celui qui s’écoule quand on vient à le vider, une notable proportion de la substance restant, dans le second cas, fixée au verre par capillarité. Cette proportion est trop considérable pour qu’il soit possible de la négliger. On dispose donc certains vases pour contenir un volume donné de liquide, et d’autres pour fournir ce volume de liquide lorsqu’on les vide d’une manière déterminée.

Le même fait rend impraticable le mesurage des liquides visqueux, à moins que ceux-ci ne doivent être ensuite mélangés :\ d’autres liquides avec lesquels le vase mesureur puisse être lavé.

On doit d’ailleurs distinguer les instruments jaugés qui sont destinés à mesurer une quantité fixe de liquide, des instruments gradués qui permettent d’en mesurer des quantités variables. Nous parierons d’abord des premiers.

27. ALvses jaugés. — On désigne sous le nom de vases jaugés des récipients de verre, de formes diverses, contenant, lorsqu’ils sont remplis jusqu’à un point de repère déterminé, un volume exactement connu de liquide. Le point de repère est d’ordinaire une ligne de niveau, gravée sur le verre à l’acide fluorhydrique ou au diamant. Cette ligne se trouve comprise dans le plan de la

POIDS ET MESURES

surlace du liquide, lorsque le vase conlieni le volume précis pour lequel il a élé jaugé ; regardée liorizontaleiiienl, elle se confond avec celte surface. Quand la section du vase au niveau du liquide est petite, la capillarité intervient pour donner à la surface la forme d’un ménisque concave; le plan horizontal passant par la ligne de jauge doit alors être tangent au ménisque.

Les vases jaugés par remplissage ainsi construits, contiennent donc un volume exactement connu de matière, mais laissent écouler quand on les vide, un volume moindre que celui pour lequel a été tracée la ligne de jauge.

D’ordinaire, on grave dans le voisinage du trait de jauge quelques caractères indiquant le volume auquel il correspond.

L’erreur faite en mesurant avec un vase de ce genre dépend de

diverses circonslances. Elle est notamment proportionnelle à la surface du liquide, les écarts dans l’observation des niveaux ôtant à peu près indépendants du diamètre du vase; il est donc nécessaire de choisir des vases dans lesquels l’étendue de cette surface soit faible. Les |)lus employés sont les éprouvettes cylindriques (lig. 8) et surtout les fioles à fond plat ou les carafes (fig. 0) : le niveau du liquide se trouvant compris dans le col étroit de ces dernières, leur forme est particulièrement favorable.

28. VÉRIFICATION d’un VASE .lAUGÉ. — Une série de carafes ou de fioles jaugées de 2 litres, de 1 litre et des divisions du litre jusciu’à 100 et même T)0 centimètres cubes, est d’un usage fréquent. On trouve dans le commerce les ditférentes pièces qui la composent ; toutefois l’exactitude de leur jaugeage laissant souvent à désirer, il est nécessaire de les vérilier avant d’en faire

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