U HYDROGÈNE SULFURÉ
di'og'ène sulfuré est combustible et forme avec l’air des mélanges explosibles très énergiques : on doit donc aussi éviter de le déverser dans l’air au voisinage d’un foyer allumé.
Lorsqu’on a laissé perdre une quantité de gaz suffisante pour assurer l’expulsion de l’air de l’appareil, on recueille l’hydrogène sulfuré sur le mercure. On le recueille parfois sur l’eau, mais dans ce cas la solubilité du gaz entraîne une perte très notable; il est alors nécessaire de se servir d’une cuve de petites dimensions, et môme de saturer l’eau de sel marin qui diminue la solubilité. La manipulation de ce gaz sur l’eau doit être évitée.
Le gaz préparé par ce procédé contient toujours un peu d’bydi'ogône, parce que le ju'otosulfure de fer contient lui-mêtne du fer en excès; celui-ci en présence de l’acide forme de l’hydrogène. Cette impureté est sans inconvénient dans beaucoup de cas. 11 n’en est pas ainsi de l’acide chlorhydrique, du protochlorure de fer et même de la vapeur d’eau, entraînés mécaniquement par le courant gazeux. On ai’rête les premiers en faisant jiasser le gaz dans un lîacon laveur contenant un peu d’eau; celle-ci se sature ^out d’abord d’hydrogène sulfuré. Quant à la vapeur d’eau, on en débarrasse le gaz en faisant passer celui-ci dans un vase (tube en U, colonne à gaz ou llacon) contenant du cblorui’c de calcium desséché et concassé. L’acide sulfurique concentré attaquant à froid l’hydrogène sulfuré, ne peut être employé ici comme agent de dessiccation.
Les propriétés délétères de l’hydrogène sulfuré et même l’odeur très désagréable de ce gaz, rendent avantageuse l’adaptation aux appareils continus, employés pour sa préparation, des dispositions permettant d’entraîner hors du laboratoire le gaz qui continue à se dégager, alors qu’on cosse momentanément de l’uliliser (§ 003, lig. 202).
(i;]l. Tous les appareils continus ou iulerniittenls, usités pour la préparation (le l’iiydrogène, sont usités également pour obtenir l’iiydrogène sulfuré. Nous citerons notamment les dispositions indi(iuées par H. Sainte-Claire Deville (§ 3!)9, lig. 198) et par Kipp 100, lig. 199). l/emploi de ce gaz comme réactif, dans l’analyse minérale, fait qu’on a fréquemment besoin d’en avoir à sa disposition une fort petite (|uantité: or c’est là une condition que remplit tr(3S bien l’appareil très simple décrit au § 101 (tig. :200).
Les liiiueurs provenant de l’attaejue du sulfure de fer par l’acide chlorhydrique, sont très fortement chargées de protochlorure de fer; elles peuvent être utilisées pour la préparation de ce sel (voy. Protochlorure de fer).
63i. — PRÉPARATION. iGl
1,0 protoaulfare de fer, FeS, employé dans cette préparation s’obtient facilement en chaulïant au rouge du fer avec du soufre (voy. Protosulfure de fer).
G35. Par le sulfure de fer et l’acide sulfurique. — L’acide sulfurique dilué peut remplacer l’acide chlorhydrique dans la réaction précédente :
FeS + SO\HO= HS + SO^FeO.
Toutefois le sulfate de fer ([ui se produit est relativement peu soluble dans l’eau, surtout en hiver, et sa cristallisation est pai'fois gênante, en particulier dans les appareils intermittents. Il est dès lors nécessaire de diluer beaucoup l’acide; on fait usage avantageusement du mélange obtenu en versant j)eu à peu de l’acide sulfurique concentré à GG", dans 8 à 9 fois son volume d’eau.
Fig. 2()Ô. — Préparation de l’hydrogène sulfuré.
agitant et laissant refroidir. Avec des liqueurs de cette concentration, le sulfate de fer ne cristallise pas (voy. Sulfate de protoxyde de fer).
()3G. Par le sulfure d’antimoine et l’acide chlorhydrique. — Celte méthode présente l’avantage de fournir du gaz pur d’hydrogène.
L’appareil (fig. 205) consiste en un ballon B de 500 centimètres cubes, portant au moyen d’un bouebon percé, un tube de sûreté à entonnoirs, qui plonge jusqu’à la partie inférieure , et un tube abducteur m recourbé une fois. Ce dernier est rallaché par un tube de caoutchouc à un flacon laveur L, contenant de l’eau. Celui-ci porte un tube à dégagement, conduisant le gaz sur la cuve à eau, sur la cuve à mercure, ou dans un flacon F renfermani le liquide sur lequel il doit réagir. Dans le cas où on se propose