‹ Manipulations de chimieChapitre 265 sur 596 · CIDE PllOSPIIORIQUE · texte numérisé non relu

CIDE PllOSPIIORIQUE

E. — Icide pliosphoriqiic tribusii|iie.

Équio. : PIF0« ou PO^OHO =98 = P. mol.

711. Sijnonijmes : Acide phosphoii(iiie ordinaire, acide ortiiophospliorique.

Acide tribasique, cristallisable, inodore. Densilê : \ Solubililé dans l’eau très considérable.

PIIÉPAUATIOIN

712. Par le piiospiioue et l’acide azotique. — Dans une cornue de verre de 500 cenlinièlres cubes, on inlroduil 10 grammes de phosphore rouge et 60 grammes d’acide azotique ordinaire, auquel on ajoute 8 ou 10 centimètres cubes d’eau, pour diminuer l’énergie de la réaction. On engage, sans bouchon, le col de la cornue dans un ballon de verre et on dispose la panse sur un fourneau, le ballon étant maintenu plongé dans une terrine pleine d’eau froide (fig. 257, § 575), ou régulièremeni refroidi }>ar un écoulement d’eau continu. On chauffe très doucement la cornue; une réaction vive se déclare. Le phosphore s’oxyde aux dépens de l’acide azotique, lequel est transformé en vapeurs rutilantes. On diminue le feu jusqu’à ce que la réaction soit un peu calmée, puis on l’augmente de façon à provoquer la distillation d’une portion de l’acide azotique. On cohobe de temps en temps le liquide distillé. Lorsque le phosphore a disparu, on cohobe une dernière fois et on continue à chauffer pour assurer l’oxydation de l’acide phosphoreux pouvant résulter d'une oxydation incomplète. Finalement, on distille la plus grande partie de l’acide azotique.

Pour chasser les dernières traces d’acide azotique, il est nécessaire de concentrer le produit par la chaleur, jusqu’à consistance sirupeuse. Cette évaporation de la liqueur, pratiquée dans du verre ou dans de la porcelaine, entraîne une destruction des silicates du veiTC ou de l’émail; l’acide phosphorique est dès lors

une capsule de platine.

On conserve l’acide phosphorique dans des llacons bouchés en verre.

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