SULFURES DE POTASSIUM
799. Foie de soufre. — Celte préparation, connue aussi sous le nom de sulfure de potasse, est constituée surtout par un mélange en proportions variables de polysulfures et de sulfate de potasse. Si la température à laquelle elle a été portée est peu élevée et n’a pas dépassé 250“, elle contient aussi de l’hyposullite de potasse.
On mélange avec soin, dans un mortier, 20 grammes de fleur de soufre avec iO grammes de carbonate de potasse sec, et on introduit le tout dans une petite fiole à fond plat. On chauffe doucement sur un bain de sable ou en protégeant le malras par une toile métallique. Peu à peu la masse entre en fusion et dégage des gaz. On continue faction ménagée de la chaleur jusqu’à cessation du dégagement gazeux. On élève alors un peu la température de manière à liquéfier complètement le produit. Ce point atteint, on enlève le feu. Ap rès refroidissement, on brise le malras et on isole la masse fondue, qu’on conserve à l’abri de l’air.
Les réactions qui s’effectuent sont nombreuses; il suffira de formuler la suivante pour indiquer la marche du phénomène :
4C02,K0 -f tes =4CQ2 -f SO^KO -1-3KS^
11 se forme également de l’oxyde de carbone qui se dégage avec l’anhydride carbonique.
G. — Aïolalo de potasse.
Èquiv. : AzKO® ou AzO^,KO — 101 = AzKO^ = P. mol.
800. Synonymes : Nitre, salpêtre, sel de nilre, cristal minéral. — Sel anhydre et dimorphe : prismes rliomboïdaux droits (forme ordinaire) on rhomboèdres. — Densité: 2,080. — Point de fusion : 327“; se solidifie par refroidissement en une masse fibreuse (cristal minéral). — Décomposé au rouge. — Solubilité rapidement croissante avec la température : 13 parties dans 100 parties d’eau à 0“ ; 85 parties à 50“; 240 parties à 100“; 335 parties à 115“, 0.
801 . Préparation par l’azotate de soude et le chlorure de POTASSIUM. — On met en réaction équivalents égaux d’azotate de soude et de chlorure de potassium, soit 85 parties du premier pour 74,5 parties du second.
On traite à l’ébullition, dans une capsule de porcelaine, fazolale de soude par .3 fois son poids d’eau. La dissolution étant complète, la liqueur bouillante possède une densité voisine de 1,2; on y
POTASSIUM
projelLe le chlorure de polassium pulvérisé. Ce dernier corps disparaît aussitôt., mais un autre sel, le chlorure de sodium, se sépare; celui-ci résulte d’une double décomposition effectuée entre l’azotate de soude et lechlorure de potassium, laquelle donne naissance à de Tazotale de potasse et à du chlorure de sodium :
Az05,Na0 + KGl = AzO^KO + NaCl.
Tous les sels précédents, sauf le chlorure de sodium qui se dépose partiellement, restent dans la liqueur. On évapore jusqu’à ce
que la densité de la solution houillante atteignel ,5, ou plus grossièrement jusqu’à volatilisation du tiers de l’eau employée. Le chlorure de sodium continue à se précipiter. On couvi’e la capsule et on l’abandonne pendant quehpies minutes : le sel solide se rassemble au fond du liquide limpide.
Sans laisser refroidir, on décante ce dernier et on égoutte le chlorure de sodium sur un entonnoir chaud, dont la douille a été fermée par un tampon de coton.
Par refroidissement lent, la liqueur décantée laisse déposer des cristaux d’azotate de potasse. On enlève l’eau mère, on égoutte les cristaux et on les sèche à l’air à une douce tetupérature.
L’opération est basée sur les différences de solubilité qui existent entre le chlorure de sodium et les trois autres sels cités plus haut. La solubilité de ces derniers croît avec la température (lig. 2(S3), mais d’une manière particulièrement rapide pour les deux azotates. Au contraire, le chlorure de sodium a sensiblement la meme solubilité à chaud et à froid (85grammes à 0" et 4:2 grammes à 100”); il en résulte que dans les liqueurs concentrées et
TEMPÉRATITRES
Fig. 283.
Solubilités relatives à la préparation de l’azotate de ])otasse.